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BHL plaide pour la liberté en Algérie, et une intervention militaire en Syrie


 

Bernard Henri Levy, philosophe français, a dit souhaiter voir « le vœu de la liberté se concrétiser en Algérie » », où il a beaucoup d’amis. Levy que des milieux politiques algériens accusent « de complot contre des pays qui ont connu des révolutions », a déclaré que « le régime du Président Bouteflika empêche la liberté d’expression ».

« Le régime de Bouteflika musèle les bouches et empêche la liberté d’expression », a-t-il indiqué.

Ces déclarations émanant de l’un tenants de l’ingérence dans les affaires intérieures des pays au nom du droit humanitaire, confortent les avis de ceux qui pensent que l’Algérie est dans le collimateur, et que les réformes qu’elle a lancées dans la foulée des événements survenus chez ses voisins, ne l’épargne pas du spectre de la démocratie transportée par les airs, indique le journal algérien elkhabar.

Le journal n’écarte pas que l’anarchie, et la propagation des armes détournées de Libye vers le Mali, ne soit un moyen d’extorsion et de marchandage.

Bernard Henri Levy a par ailleurs plaidé, ces derniers jours, sur la chaîne de Dubaï, « pour une intervention militaire en Syrie, à travers une zone d’exclusion aérienne », qualifiant cela « de but noble, réalisable et en mesure d’épargner la vie des civils ».

Il a également défendu « l’option d’armement de l’opposition syrienne. » Il a qualifié Bachar al-Assad « de fou, mais moins que Kadhafi, et si la communauté internationale le soumet à des pressions, ainsi que son épouse et ses enfants, d’une manière forte, cela pourrait le dissuader ».

Les déclarations de BHL montrent que « le droit d’ingérence dans les affaires des pays, pour des mobiles humanitaires, ne s’arrête pas aux frontières des révolutions, de certains pays arabes, mais c’est l’alternative idéale aux guerres traditionnelles et colonialistes au cours de la prochaine étape ».

BHL avait auparavant récusé que « l’intervention militaire occidentale en Libye ait été conduite par la France et ses alliés pour leurs propres intérêts », indiquant que c’est « un sentiment humanitaire », qui a poussé Sarkozy, Cameron et Obama d’agir.

Tout le monde sait néanmoins que ce sont les intérêts économiques qui animent fondamentalement les grandes puissances. Si c’était le sentiment humanitaire, comme le prétend Levy, la souffrance des Palestiniens, la plus ancienne cause humanitaire, aurait eu la priorité en matière de règlement, ajoute le journal algérien.

http://www.gnet.tn/revue-de-presse-internationale/bhl-plaide-pour-la-liberte-en-algerie-et-une-intervention-militaire-en-syrie/id-menu-957.html http://www.gnet.tn/revue-de-presse-internationale/bhl-plaide-pour-la-liberte-en-algerie-et-une-intervention-militaire-en-syrie/id-menu-957.html