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Ce que feront les salafistes…


Le courant djihadiste des salafistes essaie de gagner  du terrain en Syrie.

Après avoir tenter de s’ imposer en Syrie, ils développent leurs activités dans toute la région. Lundi dernier, des sources d’informations ont fait état de l’attaque d’un groupe armé liée à al-Qaïda contre une colonne de soldats de l’armée syrienne qui rentraient d’Irak où ils avaient reçu des soins médicaux. Au cours de cette attaque, 66 personnes ont été tuées ou blessés par les terroristes. Ces soldats syriens s’étaient réfugiés il y  une semaine en Irak, après la prise de leur poste frontalier par les mercenaires de l’Armée syrienne libre (ASL). Les terroristes les ont attaqués de nouveau,  cette fois-ci à l’intérieur du territoire irakien,alors ces soldats voulaient regagner le sol syrien.

La diffusion de cette nouvelle a démontré que l’insécurité et la crise qui règnent depuis deux ans en Syrie sont en train de contaminer peu à peu les autres pays de la région. Ce n’est pas la première fois que les terroristes armés  attaquent le territoire des pays voisins de la Syrie. Ces derniers mois, des conflits armés ont eu lieu à Tripoli dans le nord du Liban. Tripoli a été pendant plusieurs semaine la scène d’affrontements armés entre les partisans du président syrien Bachar al-Assad et les éléments de l’ASL commandé par Riyad Asaad. Finalement, l’armée libanaise s’est installée dans la ville pour mettre fin aux hostilités qui ont fait une centaine de victimes au moins. Plus tard, il a été prouvé que le Courant du Futur de l’ancien Premier ministre libanais, Saad Hariri ,voulait instrumentaliser les groupes armés liés à l’opposition syrienne pour peser sur les événements intérieurs du Liban.

Ce complot se développe aussi en Irak, de sorte qu’on a découvert des indices qui prouvent l’existence des liens entre les opposants armés au gouvernement syrien et les tensions qui ont eu lieu récemment dans certaines régions irakiennes dont la province d’al-Anbar.

Le courant salafiste qui se bat actuellement en Syrie contre le gouvernement de Damas n’appartient pas à un Etat ou gouvernement, car il est composé de guerriers extrémistes venus de différents pays. Leur point commun est l’existence des tendances takfiristes avec pour idéologie une lecture extrémiste de la religion pour créer un « émirat islamique ». C’est d’ailleurs le but annoncé des salafistes à Tripoli , au Liban.

En Syrie, le Front al-Nosra est l’organisation la plus importante de ce courant salafiste. Le Front al-Nosra prétend n’avoir aucun lien avec al-Qaïda, pourtant le drapeau noir de ce front est le même drapeau que brandissent depuis des années les partisans d’al-Qaïda.

En 2012, le département d’Etat américain a intégré le Front al-Nosra dans sa liste d’organisations terroristes. Pourtant , le soutien que certains pays comme l’UE ,le Qatar ,l’ Arabie séoudite et la Turquie accordent à ce courant salafiste peut convaincre finalement les Etats-Unis à soutenir ce groupe terroriste.  

Les pays de la région et les Etats-Unis devront savoir que  ce courant extrémiste se retournera contre eux. A présent, ce courant développe ses activités dans des pays comme la Jordanie, la Libye, le Liban, l’Irak et les Emirats arabes unis. Cela commence déjà à inquiéter les dirigeants de ces pays.

Ce courant salafiste ne cache point son inimitié pour les Chiites, les Alaouites et les Chrétiens. Mais Il est également hostile envers les Sunnites qui oseraient les contredire. En tout cas, les salafistes ne reconnaissent aucune autre religion ou obédience.

Les Etats-Unis ont toujours soutenu le courant salafiste mais lorsque leur ambassadeur a été tué par les salafistes à Bengazi en Libye, ils ont appris comment le groupe qu’ils avaient organisé eux-mêmes pouvait se retourner contre eux. La même chose est arrivé aux Français au Mali où ils ont vu leurs anciens mercenaires se retourner contre eux.

La Turquie soutient et arme aujourd’hui le groupe salafiste en Syrie. Mais tot ou tard , les dirigeants turcs verront comment les salafistes se transformeront en une menace pour la sécurité nationale turque, et ils devront en répondre à l’opinion publique de leur pays.

La République islamique d’Iran a toujours averti les pays de la région contre le danger des courants salafistes et takfiristes. A ce propos, le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi avait écrit une lettre au secrétaire général de l’organisation des nations unies pour insister sur la responsabilités des Etats et des organisations internationales pour résoudre la crise syrienne par la voie pacifique.