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Chronique n°1 de l’escroquerie de l’Occident sur les “révoltes arabes”: la Syrie


Publié le21 février 2012

 TRIBUNE LIBRE DE  DJERRAD AMAR

Manipulation mentale, terrorisme, perversion morale et religion; instruments hégémoniques de l’Occident (Part.1)

                                                    
La criminalité désigne les actes illégaux, délits, délinquance, banditisme –commis par un individu ou un groupe particulier sur un territoire. Elle doit attirer l’attention et interpeller les pouvoirs publics quand il y a évolution dans sa fréquence, sa nature et ses causes, mais surtout quand elle prend la forme « terroriste ». Dans ce cas, elle devient alors un autre acte car, les buts  et les moyens sont différents.

Le terrorisme est désigné comme l’usage de la violence ou de la menace, par des groupes, ou organisations, afin de semer l’effroi au sein de la population pour affaiblir un pouvoir en place ou  déstabiliser un État dans le but de susciter les changements politiques ou de le renverser. Cette violence consiste surtout en des attentats, assassinats et sabotages.

Bashar al-Assad

De nos jours, avec les bouleversements dans le monde –par ses crises multiformes, économiques et morales – le terrorisme est devenu aussi bien une arme politique pour disqualifier l’adversaire qu’un instrument  de guerre pour susciter le chaos dans les pays à dominer.

On se sert désormais de groupes, composés de préférences d’autochtones corrompus et endoctrinés, que l’on entraine, arme,  finance, encadre, pour aller susciter chez eux des révoltes au nom de la population. La tactique consiste en des manifestations réclamant des droits légitimes, des changements dans le mode de gouvernance  pour ensuite les détourner en volonté populaire de faire chuter un «pouvoir dictatorial» avec usage d’armes contre les civiles que l’on imputera au « régime ». Il suffit alors de les soutenir politiquement et médiatique sous divers prétextes humanitaires admis afin d’emmener l’opinion à soutenir le caractère pacifique et légitime de leurs actions tout en s’employant à faire admettre la nécessité d’une intervention militaire internationale.  

Le monde sait maintenant qu’il s’agit de tactiques trompeuses des États hégémonistes visant à  briser toute résistance à leurs projets de domination. Un comportement adopté suite à l’effondrement du système financier spéculatif, instrument de spoliation et d’appauvrissement des peuples  du Grand Capital. Ce dernier n’ayant pas pu venir à bout de ses crises récurrentes et sauvages n’a pas trouvé mieux, comme moyen de s’en sortir, que de faire payer les autres.

Ce terrorisme sous cette forme violente est apparu d’abord en Algérie après l’introduction d’un parti religieux dans la course politique. Ce parti ayant foulé du pied toutes les règles démocratiques par son financement douteux et ses actions illégales pour accaparer le pouvoir – en utilisant les mosquées, les places publiques, les écoles, en intimidant les gens, en truquant massivement les urnes tout en annonçant se défaire des principes démocratiques une fois au pouvoir par son fameux slogan « démocratie hérésie » – la société civile et les personnalités politiques diverses forcent les décideurs à arrêter le processus électoral lorsqu’il devenait évident qu’il s’agissait d’un mouvement violent opportuniste qui ne cherchait que le pouvoir suivant un agenda extérieur au regard des ingérences arabes et françaises.  Au même moment des groupes armés surgissent contre le pouvoir et ses représentants pour toucher toutes les couches de la population.

Cette période baptisée « décennie noire » où elle a atteint son summum d’horreur fait de sang, de feu et de destruction – qu’aucune morale ne peut justifier – a laissé de graves traumatismes dans la société tout en engendrant un exode massif, surtout de ruraux, fuyant la terreur pour un endroit plus sécurisé. Une situation sociale particulièrement grave qui a mis en danger les fondements même de l’État.

Le résultat de cette lutte s’est soldé par des dizaines de milliers de morts –dont des cadres, des intellectuels, des médecins, des journalistes, des enseignants, des femmes, des enfants, des vieillards – des destructions des infrastructures économiques, sociales et éducatives , une désorganisation des structures sociales, un pervertissement de certaines valeurs , des traumatismes graves; en somme tous les facteurs qui favorisent la criminalité, amoindrissent la qualité de vie, retarde  le développement durable.

Malgré toutes les réformes politiques, économiques et sociales souvent profondes, il persiste encore des résidus, des crimes –  analysés comme relents ou rémanences de ces évènements sanglants passés –  qui surgissent de temps à autres comme pour nous rappeler notre devoir de vigilance et de persévérance. 

Par cet exemple sur l’Algérie, nous voulons montrer les séquelles d’une période d’effrois et d’égarements qu’a traversé un pays confronté au terrorisme. Un pays qui a souffert, certes, mais qui a acquis  une grande expérience riche en enseignements divers – dans les techniques de lutte contre le terrorisme et la subversion, contre la propagande ; les moyens d’y faire face et de les prévenir – qui ont permis de reconstruire une société nouvelle sur d’autres bases avec d’autres règles, d’autres principes.

On comprendra que les pays confrontés aux terrorismes ou aux crimes organisés de cette ampleur et de cette nature ne sont, en fait, que des objets /victimes de complots visant leur déstabilisation dans un but hégémonique. On comprendra aussi que dans les relations internationales, les conflits, les révoltes,  les crises, les alliances, les groupements, les organisations, les unions etc. rien n’est fortuit ou gratuit. Tout obéit à des intérêts matériels plus qu’à des valeurs humanitaires. 

Tous les analystes et observateurs s’accordent sur le fait que c’est bien lorsque l’Islam authentique – celui qui a guidé notre vie depuis des siècles, celui qui a permis de mettre en échec les puissances colonialistes  – a cédé la place à l’Islam ‘militant’ pour la prise du pouvoir par la force, que la religion est devenue facteur de discorde, de division et de désordre alors que l’objectif d’une religion est d’apprendre aux gens à vivre pacifiquement et à s’entraider, quelles que soient leur race, leurs croyances, leur pays.

Il résulte une déchéance altérant les principes moraux, poussant les détracteurs de l’Islam à mettre en cause la religion même alors que « la violence n’est le credo d’aucune religion » selon de R. Rolland. On se sert désormais de l’Islam pour justifier, en son nom, tous les excès et tous les combats. C’est bien cette période que l’Algérie a vécue, durant plus d’une décennie et que traversent dans l’incertitude, présentement, à tour de rôle, plusieurs pays arabes. Ce qui renseigne et prouve que les choses ne sont pas fortuites, mais faisant partie de plans laborieux ourdis par les « officines spéciales » américano-sionistes  visant  à quadriller le monde, en priorité le monde arabe riche en matière première, pour mieux dominer et se servir. Ces plans consistent en des opérations psychologiques ou militaires contre tout État présentant un obstacle à leur projet. Les opérations psychologiques ou « Psyop » tiennent une place primordiale dans cette offensive.

Selon un document du Département américain de la Défensece sont des « opérations prévues pour transmettre des informations sélectionnées et des indicateurs à des auditoires étrangers pour influencer leurs émotions, leurs motivations, le raisonnement objectif et, ultimement, le comportement des gouvernements étrangers, organisations, groupes et individus. Le but … est d’induire ou de renforcer les attitudes et les comportements favorables étrangers aux objectifs de l’initiateur. »

L’Occident – avec ses lobbies militaro-industriels et financiers, ses stratégies funestes et son arrogance – est bien à l’origine des désordres qui consistent à créer le chaos, qu’il dit «constructif », en suscitant ou récupérant les révoltes, dans les contrées « utiles » pour mieux, ensuite, recomposer selon ses désidératas. Il va jusqu’à prendre comme auxiliaires ses « ennemies » d’hier, dont les terroristes et les organisations islamistes, qu’il dit combattre. Des « islamistes » et « opposants » qui résident, comme par hasard, surtout en Angleterre,  aux États-Unis ou au Qatar que l’on choisit et actionne pour renverser les régimes indociles à leurs thèses et que l’on installe « légitimes » une fois le travail accompli.   « A quelques-uns l’arrogance tient lieu de grandeur ; l’inhumanité de fermeté ; et la fourberie, d’esprit » (Jean deLa Bruyère).

Ces stratégies hégémoniques, pensées et tracées depuis plusieurs années, n’attendaient que les alibis et les occasions pour passer à l’exécution. Il fallait aussi, pour réussir, préparer le terrain «idéologique» en trouvant le moyen le plus sûr et incontestable d’emmener les peuples à accepter leurs vues et objectifs.

Pour y arriver il fallait abrutir  les peuples, des États visés, en influençant leurs comportements pour les rendre prédisposés à obéir ou se faire enrôler, pour n’importe quelle action, le moment propice. Sont visés par ces stratégies, en fait, tous les États considérés comme progressistes, anticolonialistes, anti sionistes et anti impérialistes ; ceux qui n’entre pas dans la doxa occidentale.

Quel autre moyen le plus sûr pour déstabiliser les États arabes – qui présentent un danger pour leurs intérêts ou seraient un mauvais exemple pour les monarchies vassales – que celui de le faire par les arabes eux-mêmes ! C’est-à-dire en leur faisant la guerre avec leurs propres citoyens, leur propre argent en manipulant leur propre religion ! Ce même Islam, avant-gardiste et protecteur – qui a mis en échec leurs multiples stratégies – qui devient, par cette manœuvre, instrument d’agression, de division et de violence.

C’est bien l’axe « monarchique », composé surtout des monarchies liges du Golfe en particulier l’Arabie Saoudite et le Qatar, qui a été chargé d’engager le bellicisme et le financer pour déstabiliser l’axe «républicain» – réfractaire aux vues et objectifs de l’Occident sur la région en particulier le problème palestinien et  ce  projet  de «Grand Moyen-Orient» qui devait dissoudre le monde musulman dans les fondements euro-atlantistes –  pour instaurer des régimes suivistes ; à leur image peut-être des Émirats ou  Califats  dirigés par des alliés sur le terrain que sont les Frères musulmans et les sectes wahabo-salafistes. Quand des  Monarchie arabes, archaïques et despotiques – où il n’existe pas de constitution ni de vote – fustigent des Républiques arabes d’un déficit démocratique  « C’est l’hôpital qui se moque de la charité ».

Ils ont détruit et déstabilisé l’Irak, mais échoué dans leur stratégie; ils ont fait de même en Libye en installant leurs hommes au pouvoir mais en laissant le pays dans un cycle de violence infernal; ils semblent réussir à placerla Tunisiedans leur giron; ils s’emploient à le faire en Égypte et au Yémen par la récupération des révoltes; ils autorisent la répression sanglante des manifestants pacifistes au Bahreïn avec l’aide de l’armée saoudienne; ils essayent de dissimuler les révoltes en Arabie Saoudite ; ils forcent encore à affaiblir et faire abdiquer le Liban sans y parvenir; mais le pays le plus ciblé dans leur stratégie estla Syrie. Ouicette Syrie (avec le Liban), dernier front de la résistance au sionisme et pont approprié sur le plan d’agression du puissant et indomptable Iran ; un autre nœud gordien.

Pour ce faire, il a été déployé un monstrueux dispositif médiatique – pour tromper, falsifier, créer de faux évènements, diffuser des images truquées, piéger et endoctriner – que mènent de concert des chaînes sataniques des pétromonarchies et de l’Occident.

Pour légitimité leurs actions, ils réussissent à obtenir la caution ‘religieuse’ de Cheikhs ‘réputés’ et à mettre en opération des ‘ouléma’ de ‘pacotilles’ à la ‘solde’, de faux bigots, des frustrés –  qui n’ont comme programme que l’abêtissement  du peuple avec  leurs sempiternels  « rôle de la femme », « l’accoutrement», « l’obéissance », « les ablutions et la prière », « la démocratie est ‘kofr’ (hérésie)», « le licite et l’illicite» des choses et des attitudes  qui relèvent du Moyen-âge occidental – chargés de codifier et guider nos faits et gestes pour les rendre dociles, amorphes, stupides afin d’en faire des félons, des canailles manipulables à merci, de la chair à canon, des terroristes! Ils s’emploient à diviser en faisant croire que l’Islam est victime du Chiisme alors que c’est le wahhabisme/salafiste saoudien, un mouvement archaïque, qui le souille. Ils osent jusqu’à rendre licites ou illicites les mêmes choses en fonction des objectifs attendus du pays visé, voire à autoriser les assassinats. En somme, un Islam modulable au gré des intérêts. Même les plus avisés ont été abusés par leur propagande planétaire et par ces diables habillés en Musulmans. Aucun pays arabe musulman, en dehors des valets, n’était préparé pour contrer cette guerre psychologique. Même les ONG et autres institutions dites ‘internationales’ ont été converties en dispositifs de domination au service des lobbies.La Liguearabe, piratée par le roi d’Arabie Saoudite et l’Émir du Qatari, s’est laissée pervertir pour devenir un allié de taille, leur instrument contre les arabes eux-mêmes. Quand on pense que l’idée de sa création vient avec l’aide des Britanniques lors de la conférence d’Alexandrie en septembre 1944 on reste perplexe !

Les voilà, ces peuples arabes, avec une frange importante de leur jeunesse abrutie, robotisée, ignorante, sans foi ni loi prédisposée à exécuter n’importe quelle action criminelle. Des bandits et des mercenaires musulmans que l’on affuble du titre de « thouar» (révolutionnaires) – pour détruire leur propre pays et tuer leurs «frères» – que dirigent des renégats sans principes qui ont trouvé l’opportunité de faire avancer leurs projets vengeurs de prise de pouvoir quel que soit les moyens, les méthodes et les alliances. «Allah Akbar» devient le crédo aussi bien des criminels-sanguinaires-profanateurs que de leurs victimes.