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Clinton veut «accélérer» la chute du régime syrien


ALORS QUE LA LIGUE ARABE SE RÉUNIT À JEDDAH POUR EXAMINER LA SITUATION EN SYRIE

Hillary Clinton reçue à Istanbul par son homologue turc, Ahmet DavutogluHillary Clinton reçue à Istanbul par son homologue turc, Ahmet Davutoglu

 

La Ligue arabe tiendra aujourd’hui à Jeddah une réunion au niveau des ministres des Affaires étrangères pour examiner la situation en Syrie et le remplacement de l’émissaire international Kofi Annan.

La bataille pour le contrôle de la ville stratégique syrienne d’Alep continuait à faire rage hier entre soldats et rebelles, non loin de la frontière avec la Turquie où la secrétaire d’Etat Hillary Clinton s’est engagée à «accélérer» la fin du régime syrien.
Dans ce contexte de violences accrues, les chefs de la diplomatie arabes doivent tenir aujourd’hui une «réunion d’urgence» pour discuter du conflit et du remplacement du médiateur international, Kofi Annan. A Alep, deuxième ville du pays à 355 km au nord de Damas, les combats font rage sans relâche depuis le lancement le 8 août par les troupes syriennes d’une offensive terrestre contre le principal bastion rebelle de Salaheddine (sud-ouest). L’armée affirme avoir repris le contrôle de Salaheddine et les rebelles de l’Armée syrienne libre (ASL, formée de déserteurs et de mercenaires en armes) ont dit avoir opéré un «repli tactique», mais les combats se poursuivent dans certains secteurs. «L’ASL a réussi à reprendre quelques positions stratégiques à Salaheddine», a déclaré Abdel Qader Saleh, un commandant de l’ASL dans la région d’Alep. La bataille d’Alep, poumon économique du pays, a été présentée comme cruciale par le régime syrien qui reste déterminé à écraser le mouvement de contestation. Des tirs et des explosions de roquettes ont été entendus dans des quartiers de Damas. Face à la résistance du régime syrien et de sa volonté d’en finir avec des rebelles soutenus de l’étranger, Hillary Clinton s’est engagée à «accélérer la fin de l’effusion de sang et du régime Assad», lors d’une conférence de presse à Istanbul avec son homologue turc Ahmet Davutoglu. «Nous continuons à accroître la pression de l’extérieur. Nous avons annoncé hier à Washington des sanctions destinées à exposer et à casser les liens entre l’Iran, le Hezbollah et la Syrie qui prolongent la vie du régime Assad», a-t-elle ajouté. Les Etats-Unis ont accusé vendredi le mouvement libanais du Hezbollah de jouer un «rôle central» dans la «répression» en Syrie. Le chef du parti chiite, Hassan Nasrallah, devait s’exprimer hier à la télévision à 18h00 GMT. Aussi bien les Etats-Unis que la Turquie appuient la rébellion syrienne et réclament une transition politique prévoyant un départ de M.Assad. En raison des divergences persistantes sur le dossier syrien dans la communauté internationale, notamment entre Russes et Occidentaux, l’émissaire international Kofi Annan avait jeté l’éponge la semaine dernière. C’est dans ce contexte, que la Ligue arabe tient aujourd’hui à Jeddah (Arabie Saoudite) une réunion au niveau des ministres des Affaires étrangères pour examiner la situation en Syrie et le remplacement de l’émissaire international Kofi Annan, a-t-on annoncé de source officielle. Dans une déclaration à la presse, le secrétaire général adjoint de la Ligue arabe, Ahmed Ben Helli a affirmé que les ministres tiendront une «réunion d’urgence» à Jeddah, «pour étudier les développements en Syrie et l’action politique» à entreprendre après la démission de M.Annan, émissaire de l’organisation panarabe arabe et de l’ONU. Les chefs de diplomatie arabes évoqueront le remplacement de M. Annan qui a décidé de ne plus renouveler son mandat d’envoyer spécial en raison de la poursuite des violences en Syrie et les divergences sur les moyens de régler la crise dans ce pays. Le secrétaire général de la Ligue arabe doit également prendre part à cette réunion. Cette réunion ministérielle arabe précède un sommet islamique prévu mardi dans le Royaume saoudien.

L'Expression - Le Quotidien