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Collaboration pour enquête urgente à Alep (Syrie) sur un mystérieux «centre de recherches»


Lettre à l’Attention de Mme MIDANI.
« Collaboration pour enquête urgente à Alep (Syrie) sur un mystérieux «centre de recherches»

Madame Midani,

En constatant que vous figuriez sur la liste des destinataires d’un message (17 août, au sujet d’un monastère) de notre amie commune Ginette, j’ai soudain réalisé que vous étiez la personnalité invitée par la Télévision Syrienne il y a environ un mois et dont j’avais suivi l’entretien avec un grand intérêt.

Aussi, devant la gravité de la situation, je me permets de vous interpeller afin que vous puissiez diffuser autour de vous, et idéalement au sein des sphères gouvernementales de votre cher pays, les informations suivantes au sujet du l’ « opposant » politique US-syrien Wasim Maziak, directeur d’un « centre de recherches » (US-SCTS) situé à Alep financé généreusement et de manière continue par les Etats-Unis. Depuis le lendemain de Septembre 2001, cet organisme mène des activités équivoques qui ont tôt attiré mon attention ; à commencer par son logo ciblant étrangement un aspect de la culturelle matérielle ancienne de votre pays [1].

En raison de mes activités dans le domaine de la santé publique, et plus spécifiquement de la prévention du tabagisme, je me suis, pendant des années, contenté de suivre et critiquer la production (pseudo)-scientifique de cet organisme dont j’ai montré qu’elle était fixée par un agenda international fixé aux USA (celui de l’industrie pharmaceutique) et qui n’a absolument rien à voir avec la santé des Syriennes et des Syriens.

Par la suite, le fait que l’US-SCTS soit associé à un autre centre, financé –plus de $3 million- par les USA, installé sur le campus de l’US-American University of Beirut et « focalisé » sur le même épouvantail de santé publique (typiquement arabe et syrien), a encore attiré mon attention.

Enfin, avec le ««printemps arabe»», Wasim Maziak a publié (dans des journaux scientifiques internationaux) des articles dans lesquels il qualifie, entre autres et avec une discrétion calculée, la Syrie et son gouvernement de dictature.

Dans une publication récente citant et avalisant les thèses pro-OTAN sur l’Irak, la Syrie et la Jamahiriya Libyenne, il va –entre autres aberrations- jusqu’à diviser par 10 le nombre de victimes de la guerre contre l’Irak (100 000 au lieu 1 à 1,5 million, voire 3 selon certaines analyses) [2]. Devant l’absence de critiques, je n’ai pu m’empêcher de réagir [3].

Pour résumer, cet opposant syrien a réussi à exploiter la peur de l’« Occident » devant la « mondialisation » d’une pratique associée à un objet de la culture matérielle de son propre pays, en le présentant comme une sorte d’arme de distraction massive. Il a ainsi réussi à obtenir (avec le financement US d’un centre dédié officiellement à l’endiguer) un poste à l’Université de Memphis (où les salaires sont plus élevés qu’en Syrie…) puis en Floride. Régulièrement depuis 10 ans (et c’est pour cela qu’il a été nommé à son poste), il crie au loup (dans la presse états-unienne notamment) contre l’objet en question. Il organise même prochainement la première conférence mondiale dédiée à ce sujets, non pas en Syrie… mais, aux Emirats. Une brochette de chercheurs des Etats-Unis ou pro-US, financés par l’industrie pharmaceutique mondiale (pour produire les « études » biaisées que l’on sait) est convoquée, côte à côte avec des marionnettes que l’on fera venir du « Tiers Monde » arabe pour « confirmer » qu’effectivement cet aspect de leur culture populaire constitue une « menace pour la sécurité » de leur région (il existe un document du PNUD préparé par l’US-American University of Beirut à ce sujet) et, surtout, celle, la plus importante, des USA.

Bref, sous le couvert d’une « cause » perçue comme « juste » par les médias du système (la « santé publique », la « lutte contre le tabagisme », etc..), Wasim Maziak joue exactement le même rôle qu’ Ahmad Chalabi, l’Irakien qui avait vendu aux USA le « secret » que son pays possédait des « armes de destruction massive »[4].

Il est temps que tous les Syriens connaissent les dessous des activités interlopes de ce centre situé à Alep, télécommandé par une équipe dirigeante aux Etats-Unis, financé (plus de 10 millions de dollars) par les USA (à noter que certaines activités du centre ne sont qu’un prétexte pour tromper les chercheurs externes trop « curieux ») et dirigé par un « opposant » politique qui ne souhaite qu’une seule chose : que « le régime tombe » afin d’ouvrir la Syrie (et le reste de ce qui résiste dans la région) au marché de l’industrie pharmaceutique, entre autres.

Il est temps que les Autorités syriennes légales mènent une enquête sur ce centre qui peut tout simplement s’avérer être un nid d’espions.

En vous remerciant par avance pour votre collaboration, sachez que je reste à votre disposition pour tout complément d’information (*).

Cordiales salutations.

Kamal

(*) en particulier et si, à tout hasard, vous ne lisiez pas l’anglais.

____________

[1] US-STCS (US-“Syrian Center for Tobacco Studies”)

http://www.scts-sy.org/en/team

[2] Adam Coutts, David Stuckler, Rajaie Batniji, Sharif Ismail, Wasim Maziak, Martin McKee. The Arab Spring and health: two years on. Int J Health Serv. 2013;43(1):49-60.

http://dx.doi.org/10.2190/HS.43.1.d

[3] ““Arab Spring””. Public Health Researchers from Universities of Cambridge, Florida & London School of Hygiene, Deny the Reality of One Million Iraqi Deaths – in pro-NATO Paper [««Printemps arabe»». Dans un article pro-OTAN, des chercheurs en santé publique des universités de Cambridge, Floride et de l’Ecole d’Hygiène de Londres nient la mort d’un million de personnes en Irak]. 10 April 2013

http://tinyurl.com/bwjudas

[4] Syrian Waterpipegate. Our Man in Aleppo, Head of US Masterminded Screen “Syrian Center for Tobacco Studies”. 19 August 2012

http://www.mathaba.net/news/?x=631106

« Independent Syrian experts are likely right to say that the ongoing pseudo-revolution there (17 months now) is meant, not only to achieve macro objectives in the region but, also, in the end, a certain lifestyle (all independent travellers knowing Syria will understand): the simplicity of daily life, its low cost, Middle East sociability best expressed by Syrian coffee-houses and patios with their gurgling narghiles, etc… What is at stake is the repeated intent, begun in Iraq, to implement the US Great/New Middle East Project at all levels: from the political hyper-structure to the socio-cultural aspects. In the view of their designers and their men in the region, the “Arab way of life” must be shattered thanks to the emergence of a consumerist society essentially based on competition.”