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CONFERENCE DE GENEVE: DAMAS NE COMPTE PAS REMETTRE LE POUVOIR !


# SYRIA COMMITTEES /

Luc MICHEL pour Syria Committees – Comités Syrie /
Avec SANA – Belga / 2013 06 24 /

« Nous n’allons pas à Genève pour remettre le pouvoir à l’autre partie (…) Si nous voulons remettre le pouvoir, pourquoi aller à Genève ? Nous pouvons le remettre ici à Damas »
– le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem

Le gouvernement légitime du président Bachar al-Assad ne compte pas remettre le pouvoir à l’opposition syrienne dont c’est la principale revendication, lors de la Conférence de Genève, prévue en principe dans les prochains mois, a affirmé ce lundi le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem. « Nous n’allons pas à Genève pour remettre le pouvoir à l’autre partie (..) mais pour établir un véritable partenariat et un large gouvernement d’union nationale qui comprendrait des représentants de toutes les catégories du peuple », a déclaré M. Mouallem.
BACHAR AL-ASSAD NE DEMISSIONNERA PAS, AFFIRME DAMAS !

Le gouvernement de Damas a aussi affirmé ce lundi que le président Bachar al-Assad « ne démissionnera pas ». « Le président Assad ne démissionnera pas », a encore martelé le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem lors d’une conférence de presse à Damas, ajoutant à l’adresse de l’opposition que « si la condition est que le président Assad démissionne, ne prenez pas la peine de participer » à la Conférence de paix de Genève-2.

Moscou et Washington proposent la tenue d’une conférence de paix pour mettre fin au conflit syrien, qui réunirait le régime et l’opposition syrienne.
L’opposition extérieure, marionnette des occidentaux et du Qatar, qui ne cesse d’appeler au départ du régime, a exprimé ses réserves quant à sa participation à la conférence, notamment après l’avancée des troupes gouvernementales sur le terrain appuyées par le Hezbollah libanais.

M. Mouallem a estimé par ailleurs que l’armement des rebelles en Syrie ne fera que prolonger le conflit. L’armement des rebelles en Syrie va faire durer le conflit dans ce pays, a aussi affirmé le ministre syrien, après la décision du groupe des Amis de la Syrie à Doha de renforcer leur aide à l’opposition. « Cela va faire durer la crise, cela va encourager les terroristes à commettre plus de crimes (…) l’armement va entraver la conférence de Genève », a-t-il dit dans une conférence de presse en référence aux négociations de paix proposées par les Etats-Unis et la Russie.

Le groupe des faux « Amis de la Syrie », en fait ses ennemis acharnés à la détruire, réuni à Doha a décidé ce samedi d’intensifier son aide à l’opposition » pour rééquilibrer le rapport de forces sur le terrain » (sic). Les principaux pays soutenant cette opposition fantoche ont précisé que chaque pays fournirait une aide à la rébellion « à sa manière », contournant ainsi l’épineuse question de l’aide militaire directe que plusieurs pays occidentaux refusent de fournir.

« A chaque fois que l’armée (syrienne) libère un village (…), ils (les pays occidentaux) disent qu’il y a un déséquilibre (de forces) et qu’il faut armer l’opposition », a répliqué M. Mouallem, affirmant qu’il avait de « grands doutes sur les intentions » des pays occidentaux. « A qui ces armes vont-elles être envoyées? Tous les rapports montrent que le front Al-Nosra est celui qui domine sur le terrain, il y a même des factions de l’Armée syrienne libre (ASL, principale faction de l’opposition) qui l’ont rejoint ». « Donc finalement, ils armeront Al-Nosra », un groupe de jihadistes lié à Al-Qaïda qui se bat au côté des rebelles, a affirmé M. Mouallem.

LE MINISTRE SYRIEN :
« TOUS CEUX QUI SE SONT REUNIS A DOHA ONT DU SANG SYRIEN SUR LES MAINS »

M. Mouallem a dénoncé par ailleurs la volonté de pays occidentaux d’armer la rébellion syrienne « pour inverser le rapport de forces sur le terrain », après la prise par l’Armée Arabe Syrienne, aidé par la milice libanaise Hezbollah, du bastion rebelle de Qousseir, dans le centre de la Syrie.

Selon le ministre syrien, « tous ceux qui se sont réunis à Doha ont du sang syrien sur les mains », les accusant d’être « des agents d’Israël ». Il a aussi rendu hommage en revanche à l’Iran, allié régional indéfectible du régime de Damas. « Nous n’oublierons jamais la position honorable de l’Iran qui s’est placé aux côtés de la Syrie. Nous avons des projets communs pour reconstruire ce que les saboteurs ont démoli » en Syrie. Pour M. Mouallem, la présence de l’Iran à la conférence de Genève -2, prévue dans les prochains mois, « est très importante ».

Interrogé sur la situation au Liban où des violences meurtrière liées au conflit en Syrie ont éclaté à Saïda dans le sud Liban, M. Mouallem a exprimé l’espoir que « l’armée libanaise tranche la situation à Saïda afin de donner une leçon à ces terroristes », en allusion à un chef radical sunnite hostile au Hezbollah qui combat au côté du régime en Syrie.

M. Mouallem a enfin critiqué l’envoi d’un mémorandum sur « les violations syriennes au Liban » adressé à l’ONU par le président libanais Michel Sleimane. »C’est un acte inédit dans l’histoire des relations » entre le Liban et la Syrie, a relevé M. Mouallem, dont le pays est une ancienne puissance de tutelle au Liban.

Luc MICHEL