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De La Haye à Montreux, la sale guerre contre l’axe de la Résistance


De La Haye à Montreux, la sale guerre contre l’axe de la Résistance

L.Mazboudi
http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=151710&frid=18&cid=18&fromval=1&seccatid=37

Ce n’est certes pas par hasard que Genève-2 sur la Syrie ait été organisé en parallèle au procès du Tribunal spécial pour le Liban.
Similitudes fortuites

D’ailleurs beaucoup de similitudes entre ce qui se passe à Montreux et ce qui se passe à La Haye. Dans les deux cas, il s’agit d’un véritable réquisitoire contre un membre efficace de l’axe de la résistance: en l’occurrence le Hezbollah et la Syrie.
La guerre contre l’axe de la résistance est à son paroxysme, faut-il en conclure. Elle unit main dans la main les régimes occidentaux aux monarchies arabes, sans oublier Israël, en catimini.
Une autre similitude entre les deux évènements est à signaler et semble très révélatrice de la mentalité qui la régit : les moyens les plus duplices et les plus hypocrites sont déployés pour faire valoir la version que ces derniers défendent, contre celle qu’ils bannissent. Le tout en se targuant d’incarner les principes les plus nobles de la liberté et l’égalité.

Hypocrisie et magouilles
Ainsi, en Hollande, l’équipe du procureur général du Tribunal spécial pour le Liban qui accuse des membres du Hezbollah d’être les auteurs de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, dispose d’un traitement de faveur : tous les documents récoltés par les autorités libanaises lui ont été fournis, alors que l’équipe de la défense peine à les obtenir. De plus les moyens financiers mis à leur disposition dépasse de loin celle accordée aux avocats des présumés accusés. Pourtant, le financeur n’est autre que l’Etat libanais, c’est-à-dire le peuple libanais. Et c’est à cette équipe que les premiers temps, le prime-time, sont accordés !
En Suisse aussi des magouilles sont mises en scène pour défavoriser la position de l’équipe gouvernementale syrienne face à celle de la Coalition de l’opposition syrienne. Sans oublier que cette dernière est arbitrairement présentée comme la seule représentante du peuple syrien, pour la simple raison qu’elle est accréditée par les régimes occidentaux et les monarchies arabes.
17 contre deux
Dument, aucun équilibre des forces n’a été observé. L’Iran a été interdit de se rendre à Genève-2, sous prétexte qu’il refuse Genève-1. Comble de la duplicité, la délégation officielle syrienne a même été retardée 4 heures sur l’aéroport d’Athènes.
En revanche, tous les alliés des insurgés syriens, arabes, islamiques, asiatiques, européens ont été conviés, et tous ont eu droit à la parole : la Ligue arabe, le CCG (des monarchies du Golfe), l’Arabie saoudite, l’Egypte, le Jordanie, le Maroc, le Japon (oui, le Japon !!), l’Italie, la Suède, le Danemark, l’Allemagne, l’Espagne, la Turquie.
Le Liban, le pays le plus concerné par le conflit en Syrie, de par le nombre des réfugiés syriens qu’il accueille et les répercussions qu’il subit, n’a eu droit à la parole que lorsque tous ceux-là ont dit leurs mots.

Or, les chefs de la diplomatie de ces 14 pays auxquels s’ajoutent ceux des Etats-Unis, de la France et de la Grande Bretagne et qui s’érigent en représentants exclusifs de la Communauté internationale, se sont tous relayés pour véhiculer leur lecture (controversée par la Russie et la Syrie) des conclusions de Genève-1, pour bannir le gouvernement syrien, lui imputer la responsabilité de tous les maux qui frappent la Syrie, et surtout exiger le départ du président Bachar al-Assad, et la passation de tous ses pouvoirs à un gouvernement provisoire.
La lutte contre le terrorisme, principal souci de Damas et de Moscou est littéralement ignorée. De quoi faire réfléchir profondément sur les réelles intentions par derrière!

Inégalité « temporelle »
Or, le ministre syrien des affaires étrangères Walid Mouallem ne s’est pas laissé intimider, en prenant la parole 35 minutes, à l’insu du secrétaire général de l’ONU, alors que seulement dix minutes lui étaient consacrées, à l’instar de tous les autres intervenants.
Sans remédier toutefois à cette inégalité « temporelle » ! Si l’on ajoute les 10 minutes de son homologue russe, la version gouvernementale de la crise syrienne n’aurait disposé que de 45 minutes. Alors que celle de l’opposition armée et compagnie déborde les 170 minutes.
Une justice à double vitesse ? Le double poids et mesure ? Il est vrai que l’Occident a depuis longtemps trahi ses principes.

Démonstration numérique
Mais il est surtout très clair que les régimes occidentaux et avec eux les monarchies arabes ont voulu une démonstration de force à Genève, via une forte présence numérique, pour affaiblir la délégation syrienne gouvernementale, et la montrer minoritaire, esseulée.
Le ministre français l’a laissé entendre. Interrogé sur le climat tendu depuis l’ouverture, il a estimé selon l’AFP qu’on ne pouvait pas parler de « dialogue de sourds ». « Non, tout le monde entend sauf une délégation qui est sourde et aveugle ».
Ainsi, lui et ses 16 autres homologues sont devenus « tout le monde ».

Le peuple syrien d’abord
Mais il est aussi sûr et certain que cette présence numérique a voulu pallier à l’absence de légitimité, qui est l’apanage du peuple syrien.
Autre procédé fourbe pour y pallier : tous les intervenants ont tari de mots et d’éloges ce peuple syrien. Or personne d’entre eux n’a eu l’idée de le laisser décider. Les dernières estimations publiées par les medias occidentaux, en 2013, donnaient Bachar al-Assad gagnant de l’échéance électorale présidentielle, avec 70% des Oui. Depuis, personne n’en parle.
C’est la raison pour laquelle on exige frénétiquement le départ du numéro un syrien au préalable !
Mouallem à Kerry: personne…!!
A Montreux, le chef de la diplomatie syrien n’a pas laissé passer l’occasion de rappeler le rôle incontournable du peuple syrien. A son homologue américain, John Kerry, lorsqu’il a martelé que « Bachar al-Assad ne prendra pas part au gouvernement de transition, il a répliqué sèchement : « Monsieur Kerry, personne au monde n’a le droit de conférer ou de retirer la légitimité à un président (…) sauf les syriens eux-mêmes ».
Presqu’en même temps que ces propos, quelques centaines de syriens venus des autres pays européens à cette ville helvète s’étaient rassemblés pour soutenir le président syrien et son gouvernement ! Rappelant les énormes rassemblements qui avaient eu lieu à Damas et à Alep en soutien au président syrien et qui n’ont jamais été prises en considération !

Retour aux mythes
On constate dans les interventions des amis des insurgés syriens, la colportation des mêmes mythes et omissions qui ont escorté « la révolution syrienne » depuis ses tous débuts.
« La militarisation de la révolution syrienne a été une réaction à la violence inouïe du régime face aux contestations pacifiques », ont répété à propulsion de nombreux intervenants. Omettant les plus de 100 militaires tués à Deraa en avril 2011, et ceux qui ont suivi ultérieurement. On oublie aussi les nombreux journalistes de la chaine satellitaire al-Jazeera qui l’ont quitté parce qu’elle refusait d’évoquer les attentats armés perpétrés par les rebelles syriens contre les forces gouvernementales.

Damas, le chimique
Encore un mythe colporté : c’est Damas qui a utilisé des armes chimiques dans la Ghouta orientale et partout ailleurs.
On évite bien entendu d’expliquer pourquoi l’ONU ne s’est pas saisie de cette affaire, depuis que l’arsenal chimique est sous contrôle! On refuse aussi de supposer l’éventualité que les milices « jihadistes » en aient perpétrés.
Dans les interventions, d’aucuns font dire aux dirigeants syriens ce qu’ils n’ont jamais dit. Comme c’est le cas du ministre français Laurent Fabius, qui a fait dire à Bachar al-Assad que son pays ne dispose pas d’arsenal chimique. Alors qu’il n’en a jamais été ainsi. Dès le début de la crise syrienne, les dirigeants syriens du ministère des AE s’étaient relayés pour assurer que l’arsenal chimique ne sera jamais utilisé à l’intérieur.

Arrogance de Fabius
On constate dans l’allocution française cette arrogance propre aux responsables français qui se permettent de dicter aux autres ce qu’il faut dire et ce qu’il faut faire.
« Il s’agit (…) non pas de lancer des invectives ou des slogans de propagande, non pas de gagner du temps non pas de prononcer des discours en répétant le mot terrorisme. Il s’agit de rechercher un accord politique pour la Syrie concernant cette autorité de transition dotée des pleins pouvoirs exécutifs », a déclaré Fabius.

Arabie: le beaucoup trop
Parmi les manipulations propagées, c’est Damas qui a détruit la Syrie, son économie, son infrastructure, ses usines, ses raffineries, ses villes, et c’est elle qui a tué son peuple, les plus de 100.000 recensés. Une allégation soigneusement véhiculée par le chef de la diplomatie saoudienne, Saoud al-Fayçal qui a omis les 40 mille soldats de l’armée syrienne au moins qui en font partie, et les milliers de victimes qui ont péri dans les attentats terroristes contre les quartiers et les villes loyalistes.

D’ailleurs, on constate chez le responsable saoudien un engagement beaucoup trop poussé : il a refusé d’entendre le discours de son homologue syrien et ne s’est installé dans son siège qu’après sa fin. Mouallem, et les membres importants de son équipe ont fait de même lorsqu’il a pris la parole
On constate aussi chez Fayçal :
son ton très pressé. Avant même d’entamer son discours, il voulait désigner les négociateurs pour mettre en application l’interprétation controversée de Genève-1.
son ton agacé par les rôles iranien et du Hezbollah : il est le seul qui a les avoir évoqué nommément, exigeant leur départ de la Syrie.
et son ton maladroit, lorsque pour mieux cacher l’ampleur de l’impact de son pays sur ce qu’il considère être le « désastre de l’histoire moderne », il tente de se terrer derrière les revendications du chef de la coalition, Ahmad Jarba.
Lorsque ce dernier a prononcé son discours, la télévision syrienne diffusait en même temps que ses images, les images des attentats perpétrées dans les régions syriennes loyalistes et dont les victimes sont exclusivement des civils.

Couvrir le terrorisme ?
Enfin, l’un des derniers mythes en vogue relayé à Montreux : l’invasion des extrémistes takfiris d’Al-Qaïda en Syrie est soit due à la poursuite du conflit soit est une invention du gouvernement syrien qui les a soi-disant sortis de prison. Fabius a emprunté un terme rocambolesque en accusant Damas d' »alliance objective avec les terroristes ».

Personne n’évoque comment le Front al-Nosra, première milice d’Al-Qaïda venue directement d’Irak à partir de 2012 a été accueillie à bras ouverts par l’Armée syrienne libre (ASL), qui a vu en elle une assistance salvatrice, alors qu’elle était en manque d’hommes, d’armes et surtout d’expérience militaire. Ni comment il a combattu aux côtés de l’ASL et aujourd’hui du Front Islamique, la coalition de milices islamistes takfiries soutenues par l’Arabie saoudite.
Les intervenants arabes et occidentaux de Genève-2 n’expliquent pas pourquoi ce front est épargné de l’opération de purge menée actuellement au nord de la Syrie contre sa consœur l’Etat Islamique en Irak et eu Levant, par les rebelles de la coalition, ni pourquoi cette opération n’a commencé que quelques jours avant Genève-2.
Constat incontournable sur l’allocution turque à ce sujet : d’une agressivité inouïe, elle a rejeté tout ce qui a trait au terrorisme en Syrie, comme si c’était une invention du régime syrien. Il est vrai que c’est Ankara qui est accusé de l’avoir laissé entrer en Syrie et de l’avoir ravitaillé, comme le révèlent ses propres medias et policiers, auxquels elle fait subir sa propre purge.
Comme s’il s’agit de couvrir le terrorisme d’al-Qaida en Syrie!

L’Irrationnel qui tue
Bien entendu, il ne faut pas s’attendre pour toutes ces interrogations à des réponses qui ne mèneront d’ailleurs qu’à des élucubrations sans fins. Si ce n’est des niaiseries.
En témoigne le rappel incompréhensible par le responsable japonais du drame nucléaire de Hiroshima, alors que son auteur n’est autre que son grand allié américain, présent en grande pompe à la conférence.

En témoigne aussi les réclamations de certains dirigeants européens, entre autre l’allemand et le danois, d’un rôle accru de la femme dans la vie politique syrienne future. Alors que la Syrie est le pays arabe qui compte le plus de femmes dans ses instances gouvernementales et officielles.
En témoigne surtout le discours du représentant du CCG, et selon lequel, « ce qui se passe en Syrie est la lutte d’un peuple en quête de liberté, d’égalité de justice, .. et de démocratie ». Comme si les 6 monarchies arabes du Golfe qui forment cette instance les observaient ?
Il est certes quelque chose d’irrationnel qui plane sur Montreux, comme sur La Haye! Un irrationnel qui fait peur, car il ne mène nulle part, si ce n’est au vide au mieux, à la guerre au pire!
www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=151710&frid=18&cid=18&fromval=1&seccatid=37

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Cuba: LES Etats-Unis SUBISSENT UNE NOUVELLE DEFAITE FACE A Cuba ET A LA CELAC

http://cubasifranceprovence.over-blog.com/2014/01/cuba-les-etats-unis-subissent-une-nouvelle-defaite-face-a-cuba-et-a-la-celac.html

Les Etats-Unis ont misé sur l’affaiblissement de la CELAC avant et après le Sommet qui a eu lieu au Chili en 2013. Mais leur plan a échoué. Le II° Sommet non seulement est une réalité mais se tient à Cuba. Un vrai cauchemar pour le bourgeoisie impériale et une victoire de plus pour Fidel Castro et Hugo Chavez, et une avancée dans la résurgence du profond sentiment latino-américaniste.

Les actions cachées que la diplomatie et les services secrets étasuniens ont développées ces derniers mois pour boycotter le II° Sommet de la Communauté des Etats Latino-Américains et Caribéens (CELAC), ont échoué. Cuba est le siège de cet important rendez-vous international au cours duquel seront prises des mesures concrètes pour combattre la faim et la pauvreté, aller plus loin dans la marche vers l’indépendance financière, donner des cadres à l’intégration émancipatrice et avancer pour convertir la région en zone de paix.

La seule lecture de chacun des thèmes qu’abordera le sommet de la CELAC – un organisme d’articulation latino-américain qui combine sa condition d’espace d’intégration et une plate-forme de concertation politique – représente une préoccupation pour la bourgeoisie impériale qui est à la tête des Etats-Unis dont l’hégémonie dans la région, considérée selon les principes du XIX° siècle comme son arrière-garde stratégique est non seulement à la baisse mais affronte une Amérique Latine qui souhaite participer activement à la re-configuration de l’ordre global. Bien plus, cette région a tenu un rôle fondamental dans l’accélération de la crise du monde unipolaire avec primauté de l’Asie-Pacifique.

A cela, qui n’est pas rien, il faut ajouter l’extrême gêne de l’extrême-droite étasunienne pour le seul fait que le sommet latino-américain a pour siège Cuba, la plus grande des Antilles qui a échappé à leur contrôle (des Etats-Unis) le 1° janvier 1959 avec le triomphe de la Révolution conduite par Fidel Castro et qu’ils n’ont pas pu vaincre malgré la dureté de l’embargo commercial, économique et financier que l’immense majorité du monde a condamné 21 fois consécutives aux Nations Unies.

C’est dire que deux groupes de raisons expliquent l’aveugle persistance des Etats-Unis à faire échouer la réunion des 33 pays d’Amérique Latine et des Caraïbes dont le point culminant sera atteint les 28 et 29 janvier avec la présence des présidents et chefs d’Etat.

Un premier groupe de raisons est en étroite relation avec le présent et l’avenir de Cuba, le premier état socialiste d’Amérique Latine qui est resté fort malgré les différentes formes de guerre qu’il a subi de la part des Etats-Unis en 55 ans de révolution. Les secteurs les plus conservateurs se savent vaincus dans l’application d’une politique extérieure qui, par diverses méthodes, prétend isoler Cuba de tout le monde et en particulier de la région. « La tentative d’isoler Cuba qui a commencé à la naissance de la révolution a totalement échoué et, en ce moment, la seule qui souffre d’un profond isolement, c’est la politique nord-américaine envers Cuba », a déclaré le chancelier cubain Bruno Rodriguez Parrilla à la presse internationale concentrée à La Havane.

Et le chancelier cubain a raison. La présence de tous les pays latino-américains et caribéens à La Havane est considérée par la droite internationale comme un soutien au gouvernement et au peuple cubains qui, depuis près de trois ans, avec le leadership historique de Fidel et la présidence de Raùl Castro, se trouvent « sans hâte mais sans pause », en plein processus d’actualisation du socialisme.

Le second groupe de raisons a à voir avec l’Amérique Latine et les Caraïbes. Les Etats-Unis ne peuvent rester indifférents devant le renforcement de la CELAC comme espace de résurgence du projet latino-américain suscité par Simon Bolivar et encore moins devant des mesures qui augmentent encore plus sa perte d’hégémonie notoire et des initiatives qui conduisent à un déblaiement progressif de leur présence militaire.

Voyons. La CELAC, fondée en décembre 2011 à Caracas après un sommet antérieur qui a eu lieu à Rivera Maya (Mexique) en 2010, a joué un rôle peu à peu et bien que l’un de ses principaux architectes – le Commandant Hugo Chavez – ne soit plus là physiquement, l’impulsion donnée au moment de sa naissance l’a conduite, après que Cuba en ait assumé la présidence tournante après le Chili, à être le principal interlocuteur d’Amérique Latine et des Caraïbes. L’organisme latino-américain réunit des gouvernements de gauche, progressistes et de droite de la région, ce qui est un grand triomphe,surtout si on considère le rôle tenu par le Système Inter-américain de domination construit par les Etats-Unis à partir des années 50 du XX° siècle avec l’OEA.

L’artillerie silencieuse déployée contre la CELAC est une question prioritaire pour la classe dominante impériale. Cela rend inacceptable pour celle-ci que cet organisme se transforme, au fil du temps, en une espèce de plate-forme plus importante ou de grand parapluie autour duquel se rejoignent ou sont protégés d’autres efforts sub-régionaux d’intégration et de concertation politique comme l’ALBA – le moteur de tout cela – et l’Union des Nations du Sud (UNASUR) ainsi que la CAN, le MERCOSUR et le CARICOM.

Alors, le mal-être ne peut être moindre. L’Amérique Latine et les Caraïbes représentent, pour les Etats-Unis, une zone stratégique qui doit être sous leur contrôle. L’annonce du secrétaire d’Etat, John Kerry, que la région n’était plus « l’arrière cour » des Etats-Unis n’a pas réussi à diminuer la perte d’hégémonie de ce pays ni encore moins à désactiver l’engagement de la majeure partie des pays latino-américains dans la relation Sud-Sud. C’est plus, l’affirmation que la « Doctrine Monroe » est arrivée à son terme n’a pas obtenu l’effet escompté et bien plus, ont été découvertes la participation impériale à l’ attentat contre Evo Morales le 2 juillet 2013, quand on a refusé à son avion présidentiel l’autorisation de traverser l’espace aérien européen, et la participation active des services secrets étasuniens dans les plans de déstabilisation qui sont déployés contre la révolution bolivarienne et le président Nicolas Maduro.

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