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DEBAT EN DIRECT. Syrie : la chaîne France24 prise en flagrant délit de couardise ou d’autocensure.


Publié le 15 août 2013

Bassam Tahhan

Comment peut-on interpréter cette réaction antidémocratique de la chaîne internationale française France24, qui a l’obligation d’informer, parce que fonctionnant à l’aide de nos impôts et non l’argent du pays des chameliers du Qatar, d’avoir trappé des vidéos relatives à un débat sur la Syrie intitulé « La Syrie échappe-t-elle aux Syriens? » présenté par la jeune journaliste Aude Lechrist ? Est-ce de la couardise ou simplement de l’auto-censure ? Décryptage d’un KO médiatique inacceptable pour le CNS.

Le 12 août dernier, lors d’un débat sur France24 qui opposait l’intellectuel franco-syrien Bassam Tahhan à un obscure membre du Conseil national syrien (CNS), Mounzer Makhous, accessoirement « ambassadeur » à Paris pour son organisation, ce dernier avait été odieux. Visiblement, ne supportant pas la contradiction, il était sorti de ses gonds. Alors que Bassam Tahhan s’interrogeait sur la légalité d’une action demandée par ceux qui n’arrivent pas, depuis plus de deux ans, à renverser le président Bachar al-Assad dont il n’est pas partisan-la précision en vaut la peine-, l’opposant du président syrien, devrais-je dire de la Syrie, allait alors s’emporter, proférant menaces et quolibets. Bref, une logique morbide et mortifère…

Lorsque Bassam Tahhan lui assénait des coups de massues sur sa tête de laborantin, le biologiste de formation -personne ne sait de quelle école-, allait alors s’embrouiller. Dans un français approximatif, tiré de derrière les fagots qui fait à chaque fois qu’il s’exprime retourner Vaugelas de sa tombe, il n’en pouvait plus. Dans la séquence où le vrai représentant de la Syrie, Bassam Tahhan, qui vit depuis 40 ans en France l’accule en lui disant qu’il déshonore le quai d’Orsay, l’homme sortit alors les grands moyens, tel un takfiriste en se donnant le pouvoir de déchoir de sa nationalité syrienne, son interlocuteur. Le CNS, pour faire le poids sur le président alaouite, a choisi le pire des alaouites en la personne de ce Mounzer Makhous, dont l’arabe rudimentaire, selon nos informations, s’apparente même à celui d’un vendeur de chicha dans un souk mal famé…Qui est-il ? Un imposteur !

Le soi-disant opposant qui bénéficie d’un titre usurpé d’ambassadeur déclama alors sa prose, chapelet de salmigondis, avec une violence inouïe, menaçant de quitter le plateau et allant jusqu’à dénier à Bassam Tahhan sa nationalité syrienne. Un fait sans précédent, le comble même. Est-il encore possible de parler de la Syrie si on n’a pas cette nationalité comme nous ? Là est la vraie question de cette disqualification eronnée. On est donc en droit de se demander au nom de quoi, puisqu’ils accusent les autres d’être des étrangers, les opposants syriens réclament à cor et à cris, une aide… étrangère. « Étrangers, arrêtez de parler de la Syrie et, étrangers, aidez-nous ! » Quel paradoxe !

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De quelle légitimité jouissent-t-ils, alors même qu’au sein de leur corporation de losers, ils ne sont même pas capables de fédérer ou même de peser face à l’Arabie saoudite et le Qatar ? De quel peuple syrien parlent-ils et avec quel mandat ? Quand on voit la violence avec laquelle les représentants légitimes du gouvernement syrien ont été chassés dans l’illégalité la plus totale en violation du droit international de leurs représentations diplomatiques, il y a de quoi s’interroger sur cette démocratie de la violence, à la Kalachnikov et aux bombes, qu’on veut imposer aux Syriens.

France24 a-t-il trappé les vidéos dans lesquelles cet homme se compromet lamentablement ? Sans nul doute. Visibles l’espace d’une journée sur le réseau social Youtube, les vidéos publiques, comme par enchantement, sont devenues…privées. Je peux comprendre, vu mes positions aux antipodes de la presse mainstream, que la chaîne me déprogramme, après un contact de la rédaction. Je ne leur en veut pas puisque ça me fait plutôt sourire. Mais, rendre privées des vidéos où un membre de l’opposition est pris en flagrant délit de mensonge parce que « flingué » par Bassam Tahhan, là, je m’interroge.

Quand la liberté d’expression est reléguée aux calendes grecques par ceux qui disent la promouvoir, il y a de quoi se demander de quel côté est la vraie dictature. Alors, France24 a-t-elle eu des pressions ? De qui ? Si c’est le cas, c’est de la faiblesse. De la couardise donc, et une violation flagrante du devoir et de la déontologie journalistique. Autocensure ? C’est encore plus grave car le droit d’informer et de dire la vérité est capital sinon, c’est la crédibilité de la chaîne qui en prend un sacré coup…Nous essayerons d’en savoir un peu plus sur cette affaire qui sent le roussi. Bassam Tahhan fait donc peur à « qui » ?
1er partie
http://www.youtube.com/watch?v=dH4jClsmlCw
2e partie
http://www.youtube.com/watch?v=IvUsLqza6Fc