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Faut-il abattre les U.S.A pour sauver le « monde » ?


LE GRAND*SOIR
7 août 2012

Gaëtan PELLETIER


Toute la grimace géopolitique, la culture des guerres, depuis un siècle, sont causés par les États-Unis.

Tordu ce pays. Que trop tordu ! …

On peut bien admettre que la guerre 39-45 leur a été profitable. Et c’est sans doute à partir d’elle que furent créées les principaux secteurs d’activités industriels reliés à la guerre, à l’espionnage, et de plus, l’invention de la guerre froide présentant la l’U.R.S.S d’alors comme un Satan qui allait rendre esclave par le communisme la race humaine entière.

Liberté ! Criait-on !…

Mais on l’a cultivé ce « secteur de l’économie »… Sauf qu’il ne sert pas à vivre mais à tuer.

La planète est maintenant dans les mains du plus grand fabricant de menottes de cette petite boule perdue dans l’espace.

Si vous vous gorgez de tous les écrits pour essayer de comprendre le sublime Apocalypse en train de faire sauter – de par son mode de vie, de par sa propagande hypocrite intérieure, de par sont rôle de sauveur-, ce pays est le plus énorme casseur de vitres de notre petit astre bleu.

Et combien de victime extérieures, leur « politique pentagonesque » a-t-elle égorgées ?

De soldats, de paysans, de victimes « collatérales » ? Combien ? Et combien dans leur pays ?

Ah ! Toujours le « combien » !

On est bien rincés par la propagande et les jeux de guerres.

Une victime n’est pas une victime, c’est un être humain…

Un nom n’est pas un numéro.

Le grand jeu finassier et retors a fonctionné et continue de remuer tous les pays sous cette botte pire que celle des nazis.

Bien pire…

Car on a affiné le produit et on l’a mondialisé.

On s’ennuie presque de la franchise d’Hitler….

***

Vous faites le tour des médias traditionnels et vous ne retrouvez que l’aquarelle de la réalité et, surtout, de la vérité.

Tous ce que nous cherchons, tout ce que nous lisons, tout ce que nous croyons avoir compris est une information à fragmentation.

Et nous sommes pris au jeu…

De l’information à en vomir

On nous a écartés dans le grand labyrinthe de la méthode de Descartes.

On est tous de Harvard…

Avec 7 milliards d’humains, il en est une bonne partie, nourrie à la culture étatsunienne qui s’est fait voler leur âme pour un Ipad, un four micro-ondes, et une capacité d’informer à la mitraillette toute la planète.

Nous sommes maintenant « in-formés ».

Informés de quoi ?

Ce par quoi nous sommes informés représente environ 10% d’une connaissance « réelle ». Il en pousse – et avec le pouvoir des argents du peuple – des dizaines qui trament et déforment tout ce qui se passe sur la planète.

Des dizaines…

Alors, pour parer aux dangers, il en faut deux autres dizaines.

Des dizaines à la douzaine.

On a peur de tout… Surtout de perdre nos illusions. Au fond, peut-être qu’on nous a appris à les entretenir, puisque nous ne savons plus différencier un processeur d’ordinateur d’un neurone.

Un enfant qui rigole, ce n’es pas un processeur…

L’invention du clavier Goebbels

Ah ! On s’informe sur le site Mondialisation.ca…

So ouate ! Derrière le corsage, il y a de la ouate pour vous boucher les oreilles. La discordance invisible. La musique des musique « tintaramaresque »….

J’ai connu un type qui adorait Wagner. Je pense que le type était pompeux… Le type et Wagner. Confondus, unis, jumeaux.

Bon !

Mondialisation.ca ou autre, peu importe. Il importe que chacun fasse un bilan de tout ce tapage de spécialistes gonflés à bloc.

On se plaint des burgers de MacDo, mais on ne se plaint pas de la friandise analytique qui vous bouche les artères de l’âme au point de vous faire oublier les grandes émotions.

Non !

Mondialisation.ca, c’est l’ennemi de tout ce qui se trame de méchant. Mais plus on affine l’art d’être méchant, plus il faut de « bons » pour sauver ce monde.

Alors, je vous invite à un jeu.

Lisez cent articles sur vos sites préférés et tentez de comprendre le jeu du créateur actif et des analystes passifs.

Car on ne peut rien faire sans pouvoir réel… C’est bien comique, car nos impôts servent à créer du pouvoir réel et à nous affaiblir dans des analyses qui se multiplient comme des œufs de poisson.

Là où je veux en venir ?

C’est simple : à force de faire le bon citoyen, de jouer au « bon gars, pas d’alcool, pas de tabac » (chanson de Desjardins), on finit par répondre à un message pourriel.

On est leurrés comme des truites devant des mouches. On ne voit pas la ligne et l’hameçon.

Chercher l’unité

Ce jeu est en provenance direct des U.S.A. , le plus beau, le plus grand pays de la planète, le plus riche ( ça, c’est à voir), le plus invitant.

Je n’ai rien contre les analystes qui se multiplient et qui tentent de comprendre. Les analystes ont tous leur créneau et leur « vision ».

Mais il faut, à un moment donné, se résoudre à comprendre la fébrilité qui nous anime.

Elle vient d’où ? De la souffrance… Et qui donc la créée ?

Avouez que le FMI, l’ONU, et tous les petits rejetons supposément protecteurs n’ont pas réussi à nous libérer de nos menottes de fournisseurs d’armes par intermédiaires d’impôts, de taxes, etc.

Non ! On a dévié les richesses. Je ne vous apprends rien.

Si au moins on avait fait quelque chose avec ce « déviement » de richesses…

On a fait des drones, payé des policiers, des propagandistes, les spécialistes en économie, des politiciens polichinelles , qui finalement sont les plus grands frag-menteurs jamais inventés.

Ils vous découpent la bourse chaque jour. Vous êtes fascinés. Et moi également.

Le bonheuromètre 

Le moins, le plus, comme si c’était un baromètre à bonheur.

Je me souviens d’un temps où on en pleurait, songeant à nos ancêtres, qui se levaient tôt le matin, se couchaient à l’heure du soleil, et trimaient durement pou se nourrir, se loger, se vêtir.

Maintenant, on se couche à la même heure, on roule dans des bouchons de circulation, et on revient à l’heure du coucher après une bonne réunion.

INTERMÈDE

Nous roulions sur la route 132, entre Rivière-du-Loup et Rimouski. Un samedi, 4 août. Une route à deux voies. C’est énorme toute la richesse qui se promène à cette période de l’année. Des caravanes qui traînent leur voiture… C’est leur maison secondaire accrochée à des camions énormes, ou bien des bus-maison… La chaleur avait envahi la région. Mais pas les moustiques. La sécheresse, oui. L’herbe étai jaunie comme si tout le paysage avait décidé de semer

Bon ! Je pense que vous n’avez pas vu réellement le portrait : Un camion qui traîne une maison qui traîne une auto…

Des centaines et des centaines. Des gens en vacances qui, on dirait, tentaient d’échapper à quelque chose.

Je me suis dit qu’il n’y a pas de différence entre un enfant qui gobe des friandises à longueur de journée et tous ces « riches parvenus » , american-way-of-life, qui ont besoin d’autant. Les amérindiens traînaient leur tepee… Sans essence…

Et pas de cholestérol… 

*** 

Puis en balade à vélo, le lendemain, j’ai remarqué que Madame P. était décédée. 92 ans. Onze enfants, et une flopée de petits enfants.

Des peintres, des musiciens, des chanteurs, des hommes d’affaires, des hippies, du tout, du tout pour faire un vrai monde. Pas des autos…

La dernière fois que je lui avais parlé, c’était il y a trois ans. Elle rigolait. Elle jouait du piano…

Que Monsieur Obama en fasse autant pour la beauté et la richesse réelle de ce monde…

FINALE

Désolé pour tous ces passages… Je reviens au point de départ. Avec ma vieille image : un violon à une corde, ça n’existe pas. Et toute notre culture américanisée et mécanique ne nous mène qu’à un monde monocorde, inintéressant, et plat.

Comme si une fleur n’avait qu’une couleur…

Vous en voudriez ?

Les U.S.A n’ont qu’un produit à vendre : leur mode de vie traîtresse.

Sans charme… Et Mitt Romney, cette espèce de preacher qui pourrait tout au plus jouer le rôle de l’épouvantail à moineaux dans un potager.

C’est ce qu’il fait…

Mais à la grandeur de la planète.

Alors, pour cesser d’une croissance infinie monétaire et monocorde, il faudrait songer à abattre ce dieu de notre espace terrien.

Si personne n’abat les États-Unis d’Amérique, eux, nous abattront.

Gaëtan Pelletier

7 août 2012

La vidure