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Guerre impérialiste en Syrie: Massacre de Houla… A qui profite le crime ?…


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L’ASL enrôle les enfants morts

 

Louis Denghien pour Info Syrie

 

Le 27 Mai 2012,

 

url de l’article original:

http://www.infosyrie.fr/actualite/lasl-enrole-les-enfants-morts/

 

 

Le bilan de la tuerie de Houla, selon un bilan confirmé par les casques bleus dépêchés sur place, s’établit à 92 morts dont 32 enfants. Selon la même source, ces personnes auraient été victimes d’obus de chars de l’armée syrienne.

Le sang froid du général Mood

Bien évidement, ce drame est l’occasion d’une vague de condamnations – et de menaces – à la hauteur de l’émotion – sincère ou politiquement intéressée – ressentie, et est exploité à fond par les ennemis de la Syrie pour obtenir enfin ce qu’ils cherchent depuis des mois, une condamnation en bonne et due forme de Damas par le Conseil de sécurité et, qui sait, le feu vert à une intervention militaire, au moins aérienne, contre l’armée syrienne.  Les morts de Houla sont pour beaucoup, de Doha à Washington en passant par les capitales européennes, une occasion inespérée de prendre leur revanche diplomatique des échecs répétés rencontrés depuis au moins l’été dernier.

On ne va pas se faire ici la recension exhaustive des déclarations émanant du bloc occidental et arabo-occidental. Citons quand même le nouveau chef de la diplomatie française Laurent Fabius qui a annoncé qu’il prenait « immédiatement » des contacts pour réunir à Paris le « groupe des pays amis du peuple syrien« . Bref, le drame de Houla permet à Fabius de reprendre en toute bonne conscience le « flambeau » interventionniste des mains de Juppé. En tous cas sa position reflète l’esprit diplomatique euro-américain, exprimée notamment par l’homologue britannique de Laurent Fabius, William Hague, qui a demandé « une réponse internationale forte ».

Cette réponse internationale forte passe, pour l’ASL et ses parrains du Golfe, par une intervention armée « des pays amis« , au moins des frappes aériennes contre les positions de l’armée régulière. Après l’Arabie séoudite et le Qatar, le Koweit a donné de la voix en ce sens, tandis que les Émirats arabes unis demandaient une réunion d’urgence de la Ligue arabe. On prendra le temps de hausser les épaules à la lecture de la déclaration du général dissident commandant théoriquement l’ASL,  annonçant solennellement que ses activistes se considéraient désormais comme dégagés de toute obligation de respect du cessez-le-feu entré théoriquement en vigueur le 12 avril dernier : il ne s’est pas écoulé un jour depuis cette date sans qu’un groupe se réclamant de l’ASL commette une attaque contre des militaires mais aussi des civils ou des infrastructures.

Citons aussi bien sûr les réactions des dirigeants des Nations-Unies : Ban Ki-moon et Kofi Annan ont parlé de « crime révoltant et terrible » qui constitue « une violation flagrante » des « engagements pris par le gouvernement syrien de cesser son recours aux armes lourdes dans les villes ».

Le chef de la mission d’observation, le général norvégien Robert Mood, a également condamné depuis Damas une « tragédie brutale« , sans désigner de responsables. Mais il a appelé le gouvernement syrien à ne plus utiliser d’armes lourdes. Et il a aussi exhorté « l’opposition à s’abstenir d’utiliser la violence » afin de parvenir à « une solution politique » et d’éviter une guerre civile.

Robert Mood, du moins, garde,dans ce tumulte, la tête froide et pointe – si la thèse d’un bombardement meurtrier de l’armée est confirmée – la coresponsabilité dans ce drame d’une insurrection qui n’a cessé d’attaquer depuis le 12 avril, les unités et positions de l’armée, et, retranchée dans certains quartiers des villes, fait de leurs habitants autant de boucliers humains.

Ce qui s’est passé, ce qui peut se passer

Des questions se posent quand même. Ce n’est pas la première fois que l’armée syrienne est contrainte de pilonner des immeubles ou des quartiers transformés en bastions ou en centres d’opérations par les insurgés. C’est la première fois, en revanche qu’un tel bilan est constaté. Alors le bombardement des char syriens a été dense et long à ce point pour tuer cent personnes ? C’est, dans les annales pourtant souvent truquées de l’OSDH, un cas de figure inédit. L’officine de presse de l’opposition radicale parle de bombardements ayant débuté vendredi à midi et s’étant poursuivi « jusqu’à l’aube » de samedi. Et pendant tout ce délai, les habitants sont restés dans le quartier visé, sans l’évacuer ?

Mis sur la sellette comme aux pires heures de la crise, le gouvernement syrien accuse quant à lui des « groupes terroristes armés » d’avoir, au soir du vendredi, « incendié et fait exploser des maisons afin de faire croire que les forces armées syriennes bombardaient la région« .

Si jamais l’armée est effectivement responsable de cette tuerie de Houla – ce qui n’est pas encore démontré – on dira, pour reprendre une formule de Talleyrand, que « c’est plus qu’un crime, c’est une faute« . Car ce massacre des innocents permet à ceux qui cherchent à créer le chaos en Syrie de faire oublier leurs crimes quotidiens, et aux puissances qui les soutiennent à des fins non pas humanitaires mais géostratégiques, de relancer leur machine belliciste, et d’essayer d’intimider les soutiens de la Syrie.

Nous disons bien « essayer » parce qu’on voit mal Moscou et Pékin changer leur fusil d’épaule. Les Russes ont, via leurs services de renseignements mais aussi les quelque cent mille de leurs ressortissants vivant actuellement en Syrie, une image très exacte de la situation et des pratiques de l’opposition armée. Une machination n’est pas impossible, et l’on doit se rappeler qu’il existe au moins un précédent de « détournement de tuerie » par les bandes armée qui, en mars dernier à Homs, ont présenté comme des victimes des soldats de Bachar des Homsis dont les cadavres ont été déplacés nuitamment par les activistes d’un quartier à l’autre, avant que des habitants reconnaissent des membres de leur famille kidnappés plus tôt par les insurgés (voir notamment nos articles « À Homs, l’ASL déplace et fait parler des cadavres » et »À Homs, les crimes avérés et probables des insurgés », mis en ligne les 12 et 13 mars).

Bref, la direction russe sait que certains secteurs de l’opposition syrienne sont capables de tout dans le registre de la machination et de la provocation. Et puis, quoi qu’ il se soit passé voici 48 heures à Houla, et quel qu’en soit le responsable principal, rien n’est changé à la donne syrienne : une majorité de Syriens suit la direction actuelle, par conviction ou crainte du chaos. Un chaos et une oppression sanglante – de type islamiste radicale –  qui seraient les conséquences immédiates – et de dimension régionale – du renversement violent de Bachar al-Assad, avec ou sans l’aide de l’OTAN. Et de cela, les Russes, et bien d’autres, y compris dans les rangs des vertueux Occidentaux, ne veulent pas à l’heure où le monde arabo-musulman est devenu comme une gigantesque zone d’instabilité. Quant à l’indignation des chancelleries occidentales, Moscou et Pékin savent ce qu’elles doivent en penser, depuis l’Irak, la Yougoslavie et l’Irak. C’est pourquoi les rêves de frappes aériennes de l’ASL resteront des rêves.

D’autres enfants martyrs

Un dernier point : les enfants ne meurent pas qu’à Houla en Syrie. L’agence Sana rend compte dans son édition du samedi 26 mai de deux massacres de civils survenus quelques heures plus tôt à Taldo et al-Chomaryeh dans les environs de Homs et qu’elle attribue à al-Qaïda : la famille de Mohamed Abdel Nabi Abdallah – le mari, la femme et les six enfant – a été. Un autre habitant d’al-Chomaryeh, Rateb al-Elo a été tué avec son fils. Et à Taldo, qui est située à 3 ou 4 kilomètres de Houla, coïncidence ? -, c’est toute la famille al-Sayyed – homme, femme et les trois enfants – qui a été exécutée par les mêmes fanatiques. Parce qu’ils étaient baasistes, alaouites, chrétiens ? Là, pas de victimes d’un éventuel bombardement à distance contre des ennemis embusqués, mais une haine meurtrière ciblée.

Enfants de Houla, enfants de Taldo et d’al-Chomaryeh : les petits cadavres ne s’équilibrent ou ne s’annulent pas, ils s’additionnent, pour le malheur d’un pays qui souffre moins d’un régime autoritaire qui s’efforce de se réformer au milieu d’énormes difficultés, que de bandes travaillant à leur guerre sainte politico-religieuse, avec le soutien diplomatique, technologique et financier de puissances hypocrites autant qu’irresponsables.

 

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Ingérence impérialiste en Syrie: la préparation de la guerre par procuration…

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Les Etats-Unis préparent une guerre par procuration et sur plusieurs fronts contre la Syrie

 

Par Chris Marsden

Le 26 mai 2012

url de l’article original:

http://www.wsws.org/francais/News/2012/mai2012/syri-m26.shtml

 

Depuis la parution, le 16 mai, de l’article du Washington Post sur un afflux d’armes aux forces d’opposition syriennes, le projet du gouvernement Obama d’une guerre par procuration contre la Syrie est devenu encore plus évident.

Le Post a dit que parvenait aux opposants « une quantité nettement plus importante d’armes plus puissantes, financée par les pays du Golfe persique [Arabie saoudite et Qatar] et coordonnée en partie par les Etats-Unis, » sur la base d’une perspective selon laquelle « l’expansion d’une confrontation armée était inévitable. »

L’Arabie saoudite et le Qatar ont envoyé des armes avec l’approbation de Washington qui jouit de « vastes contacts avec les forces d’opposition pour procurer aux pays du golfe des évaluations de la crédibilité des rebelles et de l’infrastructure de commandement et de contrôle. »

Une source additionnelle d’armement sont les Frères musulmans qui disposent de « leur propre voie d’approvisionnement aux rebelles en recourant aux ressources de riches individus privés et à l’argent provenant des pays du Golfe, dont l’Arabie saoudite et le Qatar, a dit Mulham al-Drobi, un membre du comité de direction des Frères musulmans. »

Le Post a conclu en faisant remarquer, « Le Pentagone a préparé des options pour la Syrie qui vont jusqu’à envisager des frappes aériennes pour détruire les défenses aériennes du pays. »

Dans le quotidien Daily Telegraph du 22 mai, Michael Weiss, directeur des communications et de recherche de Henry Jackson Society, écrivait que « Des sources rebelles à Hatay m’ont dit hier soir que non seulement la Turquie livre des armes légères à des commandants de bataillons choisis, mais qu’elle entraîne aussi des Syriens à Istanbul. »

Il a poursuivi en disant, « Ces derniers jours, des hommes, dans l’unité desquels j’étais embarqué (« embedded »), ont été informés et sélectionnés par le service de renseignement turc et d’importantes livraisons de fusils d’assaut AK-47 ont été transportées par l’armée turque à la frontière turco-syrienne… Du matériel est entreposé à Damas, à Idlib près de la frontière turque et à Zabadani à la frontière libanaise. »

Weiss souligne la réponse du porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, faite à un article paru dans le Washington Post et qui équivaut difficilement à un démenti. « Nous continuons à fournir une assistance « non létale à l’opposition, » a-t-il dit. « Et, alors que je ne peux que parler pour les Etats-Unis, nous savons que d’autres continuent d’envoyer différents types de soutien, et je vous conseillerais de vous adresser à eux pour caractériser la nature de leurs actions. »

Weiss conclut en disant, « La Turquie n’agirait pas dans ce sens sans l’autorisation ou l’encouragement clair américain. Je ne pense pas non plus que le sénateur américain, Joseph Lieberman, qui réclame des frappes aériennes chirurgicales et la création de zones tampon en Syrie, indiquerait que le gouvernement s’approche d’une réponse militaire à la crise humanitaire que le grotesque ‘cessez-le-feu’ de Kofi Annan n’a nullement contribué à endiguer, à moins d’être suffisamment sûr que c’est effectivement le cas. »

Un article exclusif du 22 mai paru sur le site Internet DEBKAfile précise que « Les rebelles syriens ont reçu leurs premières armes antitanks de ‘troisième génération’, 9K115-2 Metis et Kornet E. Elles ont été livrées par des agences de renseignement saoudites et qatari après avoir reçu un message secret du président Barack Obama leur conseillant d’augmenter leur participation dans l’effort d’évincer Assad. »

DEBKAfile, qui est proche des sources néo-conservatrices américaines, décrit ces livraisons comme n’étant « qu’un aspect du développement du plan américain pour la crise syrienne…Le service de renseignement turc a reçu le feu vert pour armer les rebelles syriens en leur procurant des IED (engins explosifs improvisés) appelés ‘roadside bombs’ conçus pour le théâtre de guerre syrien et pour apprendre intensivement aux dissidents à utiliser les installations militaires turques. » Ceci équivaut à une première intervention militaire directe d’Ankara en Syrie.

La Turquie agit depuis quelque temps comme un front organisationnel pour une intervention impérialiste en Syrie et visant à évincer le régime pro-iranien de Bachar al-Assad. La Turquie abrite le Conseil national syrien (CNS) et son bras armé, l’Armée syrienne libre (ALS) – qui organise ses offensives en franchissant la frontière longue de 910 km que la Turquie partage avec la Syrie.

Le Liban et la Jordanie servent aussi de base pour organiser l’insurrection. Des contacts récents ont également été établis avec des groupes kurdes qui sont réticents à se joindre aux Frères musulmans et à d’autres éléments sunnites sectaires jugés comme étant inféodés à leur ennemi de longue date, la Turquie.

En ce qui concerne l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie, l’implication du Liban en tant que force intermédiaire est fondée sur le fait d’attiser une hostilité sectaire contre l’Iran chiite et le régime alaouite d’Assad – en élargissant le conflit intérieur avec le Hezbollah chiite qui est financé par Téhéran et Damas.

Ces dernières semaines, on a assisté à une intensification des affrontements sectaires au Liban et qui ont coûté la vie à plusieurs personnes. Les combats ont atteint la capitale, Beyrouth, après l’arrestation à un point de contrôle au Nord du pays d’un religieux anti-syrien et de son garde du corps et de l’arrestation d’un dirigeant sunnite Shadi al-Mawlawi accusé de faire partie d’un groupe terroriste et qui a maintenant été libéré sur caution.

Les tensions se sont encore accrues après l’enlèvement par 40 tireurs de l’ALS de 13 pélerins libanais chiites. Ceci a occasionné des protestations à Beyrouth qui ne se sont apaisées qu’après l’intervention du dirigeant du Hezbollah, cheikh Hassan Nasrallah.

Dans une décision visant une fois de plus à isoler l’Iran et la Syrie en écrasant une insurrection chiite à Bahreïn, l’Arabie saoudite cherche à créer une union dans le Golfe avec les six membres de l’actuel Conseil de Coopération du Golfe – le Bahreïn, Koweït, Qatar, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

Des plans pour une union préparatoire initiale entre l’Arabie saoudite et le Bahreïn ont incité des milliers de personnes d’une population majoritairement chiite de Bahreïn à protester dans une manifestation qui s’est étendue sur près de 5 kilomètres. L’Iran a qualifié cette proposition de « plan américain d’annexion du Bahreïn et de l’Arabie saoudite. »

Le Bahreïn est totalement tributaire des forces saoudiennes qui étaient entrées au Bahreïn en mars dernier afin d’écraser des protestations dans le pays.

Des projets pour une union plus large ont été rangés au placard après que se sont tenues cette semaine à Ryad des discussions initiales présidées par le roi Abdallah. Le prince Saud al-Faisal a dit qu’un délai était nécessaire pour « rassembler tous les membres et pas seulement deux. »

La Ligue arabe a jeté son poids dans la balance pour soutenir le projet en avertissant l’Iran de mettre fin à sa campagne médiatique « et aux déclarations des responsables iraniens » à l’encontre d’une union politique et militaire des Etats du Golfe.

«Toute démarche d’union entre le Bahreïn et l’Arabie saoudite est une question souveraine concernant ces deux Etats et d’autres pays du Golfe et aucun autre pays n’a le droit de s’immiscer, » a dit le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Elaraby.

La Syrie est également durement touchée par les sanctions internationales qui ont coûté 4 milliards de dollars à son secteur pétrolier, selon le ministre du Pétrole et des Ressources minières, Sufian Allaw, et qui ont entraîné de fortes augmentations de prix et des pénuries pour ses citoyens. La production de gaz de la Syrie ne couvre que la moitié des besoins du pays et les prix pour un réservoir de gaz de cuisine ont plus que quadruplé.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon a une fois de plus mis en garde hier contre une guerre civile imminente en Syrie en cas d’échec du soi-disant plan de paix actuel.

Le même jour, le roi Abdallah d’Arabie saoudite écrivait être « profondément préoccupé » par la violence sectaire au Liban. Dans une lettre adressée au président Michal Sulaiman, il a averti que « Du fait de la gravité de la crise et de la possibilité qu’elle provoque un conflit sectaire au Liban en le remettant dans la guerre civile, nous contemplons… vos efforts de mettre fin à la crise… et de tenir le Liban à l’écart des luttes étrangères notamment de la crise syrienne toute proche. »

Toutes ces déclarations sont cyniques. Les Nations unies sont tout à fait conscientes que Washington est en train de poursuivre une politique délibérée de déstabilisation de la Syrie pour justifier une guerre en faveur d’un changement de régime menée par ses alliés – avant tout à Ryad, Ankara et Doha – avec le soutien militaire de Washington. Avec des efforts plus larges entrepris à présent pour forger une alliance fondée sur les Sunnites des pays anti-Iran, ceci pourrait mettre le feu à une guerre totale dans la région qui aurait des conséquences dévastatrices.

(Article original paru le 25 mai 2012)

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Résistance politique: L’hypocrisie impérialiste de l’empire du goulag levant (USA)…

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Les hypocrisies de Washington

 

 

Dr. Paul Craig Roberts

Le 25 Mai 2012,

url de l’article original:

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=31048

et

http://www.paulcraigroberts.org/2012/05/25/washingtons-hypocrisies/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Le gouvernement américain est le second abuseur des droits de l’Homme sur la planète et le seul qui permet au pire d’exister: Israël. Mais ceci n’empèche pas Washington de pointer du doigt dans d’autres directions.

“Le rapport des droits de l’Homme” du ministère des affaires étrangères américain focalise sa colère sur l’Iran et la Syrie, deux pays dont le seul véritable pêché est leur indépendance de Washington ; et sur le nouvel “homme de paille” en construction, la Chine, qui a été choisie pour le rôle du nouvel ennemi de guerre froide pour Washington.

Hillary Clinton, autre incompétente d’une longue lignée de ministres des affaires étrangères incompétents, a informé “les gouvernements autour du monde que nous surveillons, et que nous vous tenons pour responsables”, à la différence de nous, que nous ne tenons pas pour responsables, ni nos alliés comme le Bahreïn, l’Arabie Saoudite, Israël et les marionnettes de l’OTAN.

Hillary a aussi clairifié “pour les citoyens et les activiste de partout: vous n’êtes pas seuls, nous sommes avec vous”, simplement pas avec les manifestants de Chicago contre le sommet de l’OTAN ou les manifestants d’Occupy Wall Street ou où que ce soit aux Etats-Unis.

Le ministère des affaires étrangères se range aux côtés des manifestants financés par les Etats-Unis dans des pays dont les Etats-Unis veulent renverser les gouvernements. Les manifestants aux Etats-Unis sont seuls, comme les Palestiens occupés qui apparemment n’ont aucun droit humain sur leurs maisons, leurs terres, leurs oliveraies ou leurs vies.

Voici quelques chiffres d’arrestations ayant eu lieu lors de quelques manifestations aux Etats-Unis. Le New York Daily News rapporte qu’au 17 Novembre 2011, 1 300 manifestants du mouvement Occupy Wall Street ont été arrêtés simplement à New York. Fox News a rapporté le 2 Octobre 2011 que 700 manifestants ont été arrêtés sur le pont de Brooklyn. Au sommet de l’OTAN à Chicago la semaine dernière, 90 manifestants ont été interpellés.

Aux Etats-Unis, les manifestants sont officiellement catégorisés comme “extrémistes domestiques” voire même comme “terroristes domestiques”, une nouvelle catégorie de menace sur laquelle le Département de la Sécurité de la Patrie (NdT: le tristement célèbre DHS, la Stasi / Securitate de l’empire du goulag levant) a décidé de se concentrer dorénavant, remplaçant les terroristes musulmans en tant que menace # 1 aux Etats-Unis à l’heure actuelle. En Septembre 2010, la police fédérale a perquisitionné les maisons d’activistes pacifistes à Chicago et à Minneapolis. Le FBI essaie de bâtir un cas juridique contre eux en affirmant que les activistes pacifistes ont donné de l’argent au Front Populaire de Libération de la Palestine. A la demande d’Israël, le gouvernement états-unien a classé le FPLP comme groupe terroriste.

A Chicago la semaine dernière se trouvèrent parmi les nombreux manifestants arrêtés, trois jeunes Américains, blancs, arrêtés pour “terrorisme domestique” au cours de ce que Dave Lindorff rapporte comme ayant été “une invasion de domicile privé sans mandat, qui rappelle ce que les forces d’occupation américaines font toutes les nuits en Afghanistan.” Si le gouvernement américain qui soutient les manifestants partout dans le monde sauf aux Etats-Unis, au Bahreïn, en Arabie Saoudite, au Yémen et en Palestine, peut faire de ceci un cas juridique de terrorisme, les trois Américains pourront être condamnés sur des bases de preuves tenues secrètes ou même simplement être incarcérés sans preuve et sans procès, pour le restant de leurs jours.

Les trois Américains classifiés “terroristes domestiques” sont maintenus au secret. Comme beaucoup des manifestants anti-OTAN, ils ne viennent pas de Chicago. Brian Church, 20 ans, vient de Fort Lauderdale en Floride ; Jared Chase, 27 ans de Keene, New Hampshire et Brent Betterly, 24 ans, d’Oakland Park en Floride. Accusés de logistique au terrorisme, le juge a fixé leur caution à 1,5 millions dollars pour chacun.

Ces trois personnes ne sont pas accusées d’avoir de fait lancé des cocktails molotov sur des personnes ou des biens. Ils sont accusés d’être venus à Chicago avec l’intention de le faire. D’un côté, 16 agences fédérales de renseignement plus celles des marionnettes de l’OTAN et d’Israël furent incapables de découvrir le complot du 11 Septembre, mais la police de Chicago, elle, savait à l’avance pourquoi deux types de Floride et un du Newhampshire, venaient à Chicago. Les cas de terrorisme domestique s’affirment être des concoctions de la police elle-même, qui sont dévoilés avant qu’ils ne se passent, ainsi nous avons beaucoup de terroristes… mais pas d’actes terroristes.

Deux autres jeunes Américains sont artificeillement mis en cause par leur gouvernement des droits de l’Homme. Sebastian Senakiewicz, 24 ans, de Chicago, est accusé d’avoir “faussement proféré une menace terroriste”, quoi que cela puisse bien vouloir dire. Sa caution a été établie à 750 000 dollars. Mark Neiweem, 28 ans, de Chicago, est accusé de “solicitation pour engins explosifs ou incendiaires”. Sa caution est fixée à 500 000 dollars.

Ceci représente les droits de l’Homme en Amérique. Mais le rapport du ministère des affaires étrangères n’examine jamais les Etats-Unis. Ce n’est qu’un document politique dirigé contre les ennemis choisis de Washington.

Entre temps, l’Amérique des droits de l’Homme continue de violer la souveraineté nationale du Pakistan, du Yémen, de l’Afghanistan en envoyant des drones, des bombes, des forces spéciales et en Afghanistan 150 000 soldats américains pour assassiner des gens, de simples femmes, enfants, et anciens de villages. Les mariages, les funérailles, les matches de foot des enfants, les écoles et les fermes sont aussi des cibles préférées pour les attaques de Washington. Le 25 Mai, le Pakistani Daily Times a rapporté que le porte-parole du ministère pakistanais des affaires étrangères Moazzam Ali Khan avait fermement condamné les attaques de drones: “Nous les voyons comme une violation de l’intégrité de notre territoire. Ces attaques sont une contravention flagrante du droit international. Elles sont illégales, contre-productives et totalement inacceptables.”

http://www.dailytimes.com.pk/default.asp?page=2012%5C05%5C25%5Cstory_25-5-2012_pg7_14

Les Etats-Unis donneraient de l’argent au groupe terroriste iranien MEK, déclaré terroriste par le ministère des affaires étrangères américain soi-même. Mais cela est OK aussi loin que le MEK terrorise… l’Iran. Washington soutient les protestations du MEK délivrées sous forme de bombes et de balles d’assassins. Après tout, nous devons apporter la liberté et la démocratie à l’Iran et la violence est la voie préférée de Washington pour atteindre ce but.

Washington est désespéré de renverser le gouvernement syrien afin d’éliminer la base navale russe. Le 15 Mai, le Washington Post a rapporté que Washington coordonne le flot d’armes et de munitions  aux rebelles syriens. La justification de Washington pour son interférence avec les affaires internes de la Syrie sont des accusations d’atteinte aux droits de l’Homme à l’encontre du gouvernement syrien. Les rebelles torturent et massacrent les prisonniers, kidnappent des civils suffisamment riches pour payer une rançon.

http://www.trust.org/alertnet/news/un-report-says-both-sides-in-syria-abuse-rights/

L’OTAN, guidé par Washington, a outrepassé la résolution de l’ONU en ce qui concerne la zone d’exclusion aérienne au dessus de la Libye. L’OTAN, en violation flagrante de la résolution de l’ONU, a fourni les raids aériens contre le gouvernement libyen, rendant possible pour les “rebelles” soutenus par la CIA de renverser Kadhafi et ce en massacrant un bon nombre de civils libyens dans le processus.

D’après les standards de Nüremberg, c’est un crime que de lancer une guerre d’agression, ce qui est ce que Washington et ses marionnettes de l’OTAN ont fait en Libye, mais pas de lézard, Washington a amené liberté et démocratie en Libye.

Assassiner les opposants étrangers est la diplomatie préférée de l’occident. Les Britanniques se sentaient  bien avec cette pratique, Washington a repris le flambeau. Dans son livre “Déclin et chute de l’empire britannique”, l’historien Piers Brendon de l’université de Cambridge rapporte, d’après les documents d’archives qu’il a étudiés, que lors de la construction de la “crise de Suez” en 1956, le premier ministre britannique Anthony Eden avait dit au ministre des affaires étrangères Anthony Nutting: “Je veux Nasser assassiné”.

Brendon continue: “Sans coup férir et à l’initiative du premier ministre, les services secrets ourdirent des complots pour faire assassiner Nasser et renverser son gouvernement. Ses agents, qui proposèrent de déverser un gaz neurotoxique par le système de ventilation de son bureau, n’était en aucun cas discrets.” Les agents secrets parlèrent trop et rien ne fut jamais fait.

La semaine dernière en Malaisie, un tribunal pour crimes de guerre a jugé coupables de crimes de guerre, George W. Bush, Dick Cheney, Donald Rumsfeld ainsi que leurs conseillers légaux Alberto Gonzales, David Addington, William Haynes Ii, Jay Bybee et John Choon Yoo.

Mais ne vous attendez pas à ce que Washington le remarque ni le dise. Les condamnations pour crimes de guerre ne sont “qu’une déclaration politique”.