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hommage au des Chevaliers Hosn al Akrad


hommage au des Chevaliers Hosn al Akrad

simone lafleuriel-zakri
21/03/2014

Aujourd’hui j’apprends que le Krak enfin a été repris par l’armée syrienne à ces jihadistes qui ont d’après une archéologue ont fait pas mal de dégâts.
Ce qui est étonnant c’est que cette antique forteresse inscrite au Patrimoine mondial de l’humanité comme bien culturel par l’Unesco et qui permettait depuis toujours de contrôler les mouvements tant des populations que des envahisseurs potentiels mais récurrents du Bilad ach Cham, a dû, pendant des mois et une fois encore remplir son rôle quand elle a été investie par ces bataillons de mercenaires dont beaucoup arrivaient de partout et sauf de cette Syrie mythique à qui ils rêvaient d’imposer leurs lois iniques, imbéciles et parfaitement intolérantes : des lois contraires à tous les us et coutumes des Syriens habitués à côtoyer tous les cultures en toute ouverture d’esprit et de tolérance !
Sans vouloir tout mélanger, et alors que tombaient les infos faisant état de la délivrance du Krak des exactions de ces barbares à la terrible réputation déjà aussi établie que celle de leurs prédécesseurs mongols j’étais occupée moi à lire en bibliothèque – car je n’achète pas ces torchons – un article de Libération de l’ opposante Hala Kodmani qui se trouvait, ces derniers temps de fin d’hiver syrien, à la frontière turco syrienne. Elle n’était donc pas si loin à vol d’oiseau de cette trouée de Homs, elle plus au sud, car elle visitait la région d’Idlib au nord- ouest, entrée comme elle le précise par la Turquie proche et par le poste frontalier ouvert à tout les vents aux jihadistes de tout poil par Erdogan, de Bab al Awwa ( Porte des Vents la bien nommée )
Kodmani racontait dans ce long reportage la « libération » de quelques villages à l’ouest de la ville d’idlib: Harem et Al Dana situés entre Bab al Awwa et la région plate et cultivée d’Idlib idlib devenue au fil de années un gros et prospère bourg agricole !
M ais en fait de villages libérés….c’était, comme je l’apprenais en poursuivant ma lectture attentive, par le Front islamique aux prises ces temps avec la Da’ech (Etat islamique Irak et Levant ! ) qui avait créé, dans quelques localités, un mini Etat islamiste !( je cite le texte !) et à mon grand étonnement, Mme kodmani se félicitait de ce que lui confiaient ces « libérateurs -Front islamique », tout contents d’ailleurs d’exhiber de bonnes armes bien tueuses qu’en rigolant ils qualifiaient de létales et envoyés par la France ! Ils disaient aussi n’avoir s rien à voir avec l’ASl déjà renvoyée au tapis et depuis des mois !
ET, je cite toujours- la population des deux petites villes (‘Al Dana et Harem) où elle était arrivée avec un photographe et les incontournables « fixeurs syriens rétribués pour balade en Syrie et en douce « , se plaignait amèrement à cette  » grande amie des Amis du peuple syrien », de la brutalité extrême et des exactions horribles des combattants étrangers (A peine arrivés ils avaient décapité le notable du village et pas au sabre,au couteau ). Pour ces populations peu averties au commencement, de la réalité de cette libération, ils étaient venus ‘libérer » ces Syriens de souche et arrivaient deTunisie : les Tunisiens étaient -je cite toujours Kodmani – les pires et en compagnie des Libyens, et autres Maghrebins, des Tchetchènes et etc et autres fanatiques sanguinaires …
Et donc en croisant ces nouvelles diverses, je ne pouvais donc que me féliciter grandement de la libération – elle bien réelle et non à la sauce Kodmani – du krak de cette Qala’at al Hosn, de ce grand site du patrimoine syrien. Mais c’était encore le signe de la libération des populations de la trouée de Homs, tous voisins du krak qui leur était visible sur des kilomètres et en particulier des villages chrétiens à l’ouest et sur ouest..Elles étaient elels aussi aussi sous le joug des divers libérateurs dont ces Tunisiens et d’autres de ce islamistes dégénérés toujours à l’oeuvre vers idlib et
armés comme ils s’en vantent à kodmani ,en armes non létales par nos politiciens de tout bords droite et gauche confondues.

Et alors le Krak , ou « Crac » :
Crac d’un mot syriaque  » karka » signifiant forteresse :
;Aussi voici des photos de l’intérieur du site que j’ai prises à ma dernière visite à la citadelle et en compagnie d’amis à qui je faisais visiter la région !

Un peu d’histoire :
L’appellation de « fortersse des Kurdes ( Hosn al Akrad) nait d’une colonie de kurdes qui s’y seraient installer au début du 11e siècle, mais la plupart de ces grands châteaux qui contrôlaient les routes nord sud et vers le Liban et Jérusalem, étaient le plus souvent érigés sur de plus anciennes forteresses souvent sur des sites byzantins comme le fut le château de Salah ed din dit aussi de Saône .
Le krak a été occupés par les Croisés au 12e siècle mais très vite ils l’abandonnèrent aux Hospitaliers qui l’occupent jusqu’au 13e s., et s’employèrent à le fortifier et doubler l’enceinte qu’ils flanquèrent de fortes tours reliées par des courtines et surmontées de couronnes de machicoulis .
L’ensemble est le plus connu des systèmes d e défense de toute la région qui en comprend des centaines.Il reste un exemple parfait qui emerveilla de nombreux voyagerus et spécialistes des forteresses médiévales parmi lesquels le jeune Lawrence devenu ensuite d’Arabie ! Ibn Qalanisi ( mort à Damas en 1160 ) historien damascène raconte la prise par les Croisés ainsi :  » Tancrède revint d’une expédition contre Sheizar….après avoir ravagé la région, il mit le siège sur Hosn al Akrad et se le fit livrer par sa garnison  » ( Sheizar est une autre forteresse proche sur l’Oronte).
Malgré quelques tentatives, ni Saladin ni ses descendants n’osèrent reprendre l’impressionnante forteresse qui domine de sa colline la trouée dite de Homs : la vallée qui permet d’aller du littoral à la steppe et du nord au sud de la Syrie intérieure .
En 1270 le sultan mamelouk Baïbars s’empare un temps du Krac, mais c’est enfin le sultan Qalaoun qui, en 1285, chassa définitivement l’ Ordre des Hospitaliers de ce fort jugé pourtant imprenable .
Baïbars ( le vainqueur des Mongols en orient ) est aussi connu comme le plus célèbre de ces esclaves mamelouks devenus chefs guerriers puis sultans. Il régna sur la région du Caire à Damas à la suite des derniers Ayyoubides descendants de Saladin – les plus importants étant le Malik Kamil et le Malik Saleh al Ayyoub. Ces derniers Ayyoubides de ce même foisonnant en tout genre 13e siècle, durent, comme leur oncle Saladin, et pendant toutes les années de leurs règnes, louvoyer aussi entre divers menaces chrétiennes d’Occident dont la 9e croisade menée en Egypte par Louis XI dit chez nous St Louis. Mais ils durent devaient en plus surveiller l’ approche des armées mongoles arrivant d’Iran et descendant vers d’Irak et Bagdad.
En plus de ces nombreuses attaques croisées et menaces mongoles tous y compris plus tard BaÏbars durent régler de constantes querelles entre eux et entre petites principautés arabes syriennes musulmanes dont Homs, Hama, Alep et principautés de l’intérieur.