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La Belgique veut endiguer le départ de jeunes volontaires pour la Syrie.


La Belgique veut empêcher que de jeunes musulmans partent combattre aux côtés de groupes islamistes en Syrie, a indiqué lundi la ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet, après la publication de témoignages de parents très inquiets.

Selon la presse belge, de 50 à 80 jeunes musulmans, originaire principalement d’Anvers (nord) et de la région bruxelloise, ont rejoint les rangs des milices islamistes combattant le régime de Bachar al-Assad, qui compteraient également des volontaires néerlandais.

   Un groupe de travail « Syrie », rassemblant des experts de différents services de l’Etat, civils et militaires, a été constitué et se réunira désormais toutes les semaines. Son objectif est de coordonner l’action des différents services pour empêcher de nouveaux départs, rapatrier les ressortissants belges se trouvant déjà en Syrie et mettre en place un « accompagnement adéquat » lors de leur retour en Belgique, a annoncé la ministre de l’Intérieur.

 Certains de ces jeunes sont des convertis récents, radicalisés sous l’égide d’un groupe salafiste bien implanté à Anvers, bien qu’aujourd’hui officiellement dissout, Sharia4Belgium, ont expliqué des membres de leur famille à la presse flamande.

   Parmi eux figure Brian De Mulder, un Anversois de 19 ans qui a quitté le domicile familial le 22 janvier en disant à sa petite soeur « Tu ne me verras peut-être plus jamais », a expliqué sa mère.

   Une vidéo tournée récemment en Syrie montre le jeune homme d’origine brésilienne, élevé dans la religion catholique, effectuant une prière, Kalachnikov aux pieds, au milieu de dizaines de combattants salafistes.

   Brian De Mulder apparaît aussi dans une vidéo datant de 2011 aux côtés de l’ancien porte-parole de Sharia4Belgium, Fouad Belkacem, condamné en 2012 pour incitation à la haine, à la violence et à la discrimination envers les non-musulmans.

Jejoen Bontinck, un autre Anversois de 18 ans, a, quant à lui, dit en février à ses parents qu’il partait en vacances aux Pays-Bas avec ses « frères » musulmans, a raconté son père Dimitri au quotidien De Morgen.

   « Je l’ai eu au téléphone la semaine dernière. Il pleurait, il voulait quitter la Syrie. Il était dans une villa, mais il ne savait pas où », a expliqué Bontinck, un ancien militaire, qui souhaite se rendre en Syrie pour aller « lui-même rechercher » son fils.