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La France combat les terroristes au Mali et les arme en Syrie


 

Des opposants armés syriens brandissant le drapeau d'Al-Qaïda. D. R.

Des » opposants » armés syriens brandissant le drapeau d’Al-Qaïda. D. R.

Le bourbier malien dans lequel s’est mise la France traduit indirectement l’aveu que ce qui a été fait en Libye sous Sarkozy était une erreur. L’intervention française, avec l’Otan, qui a conduit à la chute de Mouammar Kadhafi, a déclenché en même temps une réaction en chaîne dont les effets négatifs pour la France sont bien visibles aujourd’hui. Malgré les mises en garde de l’Algérie qui ne cessait d’attirer l’attention sur les conséquences qu’entraînerait le chaos libyen sur toute la région, la France a provoqué, sans doute involontairement, sous l’instigation de va-t-en-guerre curieusement silencieux en ce moment, la déstabilisation d’une vaste zone qui représente une source d’énergie d’une extrême importance pour son économie et pour sa population (la moitié de l’uranium qui alimente ses 52 réacteurs nucléaires est extrait du Sahel), créant, de ce fait, une menace potentielle sur sa propre stabilité.

Ce n’est pas tout : la multiplication et le renforcement des groupes islamistes armés est le résultat de l’agression contre la Libye. Le même aveuglement est constaté dans l’attitude de la France face au drame vécu par le peuple syrien. Elle soutient une «armée libre», autoproclamée, dont tout le monde sait qu’elle est complètement noyautée par des extrémistes fanatiques. Certains observateurs vont même jusqu’à affirmer que sans les groupes islamistes terroristes, cette «armée libre» n’aurait aucune consistance. La situation en Syrie est d’autant plus grave que, contrairement au Sahel où tous les Etats  coopèrent étroitement dans la lutte contre le terrorisme islamiste

 Au Proche-Orient, la confusion est plus grande et trompe sur la nature des conflits qui s’y déroulent. Les peuples arabes peuvent considérer faussement les «groupes d’opposition armés» comme une alternative aux régimes arabes qui ont «pactisé avec le diable Israël». Or, ceci n’est qu’une illusion, puisque tout indique actuellement que les armes de ces groupes islamistes portent justement le nom du fabricant : l’entité sioniste. Cette vérité sera expliquée dans une longue interview réalisée par Algeriepatriotique avec une éminente personnalité religieuse et qui paraîtra bientôt dans les trois langues.
Karim Bouali

algeriepatriotique.com