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La fureur de Washington quant à la débâcle en Syrie transparait dans Le New York Times


La fureur de Washington quant à la débâcle en Syrie transparait dans Le New York Times

Bill Van Auken
WSWS
2016-12-01


Les remarquables défaites militaires subies par les « rebelles » soutenus par les États-Unis dans la ville d’Alep depuis ce week-end ont déclenché une vague de récriminations démoralisées au sein de l’establishment politique de Washington, des appareils militaires et des renseignements, et des médias du grand patronat qui ont instigué et défendu ensemble cinq ans et demi de guerre sanglante pour obtenir un changement de régime contre le gouvernement du président Bashar al-Assad.

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Les troupes syriennes, soutenues par les combattants du Hezbollah du Liban et les milices chiites d’Irak, ont réussi à envahir près de la moitié de la partie orientale d’Alep, que les « rebelles », une coalition des milices dominée par la filiale syrienne d’Al-Qaïda, le Front al-Nosra, avait tenu pendant plus de quatre ans.

La consolidation du contrôle gouvernemental sur l’ensemble d’Alep, désormais presque universellement reconnu comme inévitable, priverait ces forces soutenues par les Américaines de leur dernier bastion urbain et placerait tous les principaux centres de population de la Syrie sous le contrôle du gouvernement.

Parmi les réactions les plus amères à ce développement, il y a un article publié en première page mardi par le New York Times intitulé « Le trophée d’Assad s’il gagne : la Syrie en miettes », qui reconnaît à contrecœur que « le président Bashar al-Assad commence à paraître capable de survivre à l’insurrection, même dans l’estimation de certains de ses adversaires les plus inébranlables ».