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La Syrie et l’ingérence française…La chimère de la domination du monde .


 
 

Et si on prenait le conflit syrien à son tout début avec le recul nécessaire pour une meilleure compréhension, histoire de mieux cerner les enjeux du drame qui s’y déroule,  que d’aucun pense que la responsabilité première incombe au seul Bachar Al Assad. Président de la république syrienne, celui-là même qui fut reçu en grande pompe avec les honneurs qui vont avec par Nicolas Sarkozy, en ayant le privilège de participer aux festivités du 14 juillet 2008, subitement devenu boucher de son propre peuple, alors qu’il n’y a pas si longtemps, il fut taxé d’homme laïc ouvert à la modernité, dès lors qu’il s’est formé en Europe avec tous les acquis de la culture occidentale.

Il n’y a pas de doute, ce jeune président est bel et bien progressiste, tout à l’opposé de l’obscurantisme ambiant de certaines monarchies, ce qui déplait en définitif à certains qui ne veulent pas voir l’émergence d’un pays arabe autrement que dans l’archaïsme d’une mauvaise lecture faite à une sublime religion à laquelle ils prétendent appartenir.

Malheureusement, cette pratique de liquidation fait suite à une longue liste.Celui qui a permis à Sarkozy d’accéder au pouvoir a connu ce sort; lui aussi a marché sur un tapis rouge et a dressé sa tente bédouine devant Matignon, un caprice que ne pouvait refuser son obligé.Il connut une fin tragique, à laquelle ne subsiste que la traitrise et le machiavélisme comme art de gouvernance.
Mais ça, c’était avant

Ces derniers propos bien tardifs lors d’une de ses dernière sortie à la télévision libyenne ne l’ont pas servi ;‘’  Sarkozy, tu nous as mis dans la merde encore une fois… tout cela pour vider ou voler le pétrole de la Libye pour faire face à la crise qui sévit chez toi …’’

 Sarkozy, le sauveur de la population de Benghazi ,a fini par liquider son bienfaiteur pour la présidentielle de 2007, effaçant ainsi toute trace de la transaction après l’assassinat de Bachir Salah, l’intermédiaire retrouvé mort dans un hôtel de Francfort.

Revenons à la Syrie, au début, on nous a ressassé sans cesse qu’il était question d’une simple revendication pour un compromis acceptable d’une solution politique entre le pouvoir et la société civile, ce qui en soi est légitime. Sauf que dans cette histoire, il n’est même pas donné du temps au temps ,au changement des anciennes pratiques du système, qu’on n’hésitera pas à le déstabiliser du fait de son alliance avec le régime de la république islamique d’Iran RII, ennemi juré de l’état sioniste « d’Israël », sous le fallacieux prétexte des droits de l’homme au ‘’deux poids deux mesures’’.

La position d’un Bachar Al Assad n’est pas à envier à celle d’un grand nombre de présidents de par le monde qui ne doivent leur maintien au pouvoir que par des subterfuges. L’exemple d’un Poutine, d’un Berlusconi et d’autres encore, est là pour disculper le président syrien de toutes les étiquettes qu’on lui attribue. En vérité il est l’homme à abattre par le régime sioniste afin de briser le chainon central d’une alliance qui le lie au  » croissant chiite » que « l’Israël » surveille comme le lait sur le feu et ainsi isoler le Hezbollah libanais pour mieux cerner la RII.

On ne dira pas un mot sur les exactions commises contre les populations de certaines monarchies du golfe (Bahreïn, Arabie Saoudite, Qatar), alliés de l’occident, et ce, pour les même revendications : plus d’équité et de liberté qu’on leur refuse par la force.

Depuis l’avènement de la crise financière en 2008, peut-être  bien avant, la France comme beaucoup d’autre pays européens se trouve dans une situation délicate.Il lui est difficile de régler ses problèmes sans recourir et ses anciens réflexes colonialistes, ceux-là même qui l’ont hissé dans la suffisance par le massacre et la spoliation des pays tiers.

Sauf qu’aujourd’hui, en ce 21 siècle, les idéaux colonialistes n’ont pas bonne figure. il faut trouver une solution de rechange : celle d’un colonialisme doucereux et faire croire à une assistance des autochtones pour mieux les détrousser de leurs richesses naturelles, en y faisant,évidemment, bénéficier qu’un groupe de gouvernants véreux.

Il en fut ainsi de la Côte-d’Ivoire, ainsi qu’ actuellement au Mali , prétextant de la poursuite des Djihadistes au Sahel, ceux qu’on a surarmés en Lybie, en leur laissant le champ libre pour poursuivre leur nuisance de mercenaires, à l’exemple des deux terroristes canadiens tués à In amenas en Algérie, membres du X2, ex-Black Water en Irak.Cela prouvant de fait l’implication d’une main étrangère, française présentement,pour atteindre pour un objectif pas si inavoué que ça et où elle joue le premier rôle d’une large partition, à laquelle participe tout l’OTAN.

Le rôle joué par la France au Sahel, n’est qu’une façon de détourner les regards sur ce qui ce passe réellement au Moyen-Orient.Plus particulièrement en Syrie, dernier verrou avant la RII , pour la finalisation du plan du Grand Moyen Orient (une copie du projet  « YINON israélien »), cher au président George W. Bush,et  mené comme il se doit par la clique de néo conservateurs pro-sionistes.

Par leur assistance à peuples en danger, ils ont bien aidé le Soudan à sa division, l’Afghanistan et l’Irak à leur destruction. Il en sera ainsi du Mali et de tous les états du Sahel,aboutissant à une sorte de ‘’désordre créatif ‘’ comme ils disent et souhaitent.

S’exprimant à la radio le 21 octobre, Laurent Fabius, ministre des AE a déclaré que «  les experts en sont venus à la conclusion que dans 7 à 8 mois, l’Iran terminera l’installation des cascades de centrifugeuses qui lui permettront de commencer la création de l’arme nucléaire  ». Et par experts, il faut bien entendre ceux de l’état sioniste « d’Israël ».

La France monte au créneau par son mou président et , ses accointances avec l’état sioniste sont bien connus,tout comme Sarkozy avant lui. Il est devenu subitement vaillant et chef de guerre, n’hésitant pas à montrer du doigt la Syrie et son président.  A croire qu’elle occulte ses propres intérêts au bénéfice d’un pays tiers, en voulant porter son soutien à des rebelles, Hollande s’obstine à armer des terroristes, envers et contre le droit international, d’où le double véto sino- russe, pays qui ont bien appris la leçon du précédent libyen.
Et rien que pour cette position de ces deux puissances nucléaires, alliées du BRICS, avec l’appui de certaines nations farouchement libres d’Amérique latine, d’Afrique, et d’Asie, l’entreprise du Grand Moyen-Orient est vouée à l’échec.

Comme il est question purement de géostratégie en cette contrée, la France ne fera surement pas le poids devant plus grands qu’elle, tellement les enjeux sont énormes, d’où son insistance à vouloir entrainer toute l’Europe et l’OTAN. Ce qui n’est pas une mince affaire, d’autant plus que beaucoup de français n’adhèrent pas à cette entreprise improductive, à moins qu’on veuille d’une troisième guerre mondiale, avec la destruction totale de l’État « d’israël », par qui tous les malheurs de la région sont arrivés : Armageddon s’approche, du fait de l’irresponsabilité des États occidentaux qui n’ont pas su peser de leur poids pour rendre justice, obéissant au doigt et l’œil à une entité belliqueuse.

Pour la paix du monde, il est impératif de laisser place à la raison, plutot que de vouloir, par la force, suivre une chimère de domination du monde. L’humanité toute entière sera la seule perdante.