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La terreur menacante ou l’aveuglement occidental


 

Roger AKL


Je suis complètement époustouflé par les analyses, faites par les dirigeants et répétées idiotement par les media d’Occident, sur les attaques terroristes, que ce soit à Boston, Londres ou ailleurs. Dernièrement, c’est le journal La Croix qui écrit :

« Le terrorisme, arme de destruction, arme à fragmentation, lente, lancinante. Chaque jour apporte en effet son lot d’attentats-suicides, de bombes explosées, de victimes aléatoirement désignées, en Afghanistan, en Irak, au Mali ou au Pakistan ».

Il est étonnant que La Croix (journal chrétien) ait oublié le terrorisme en Syrie, qui a tué tant d’innocents, dont des prêtres et enlevé deux archevêques chrétiens (orthodoxes), et au Liban où les jihadistes ont transformé toute la région  du Nord-Liban en terre de jihad contre le gouvernement syrien. Ce n’est pas étonnant car les journalistes de La Croix citent aveuglement l’OSDH (institution composée d’une seule personne affiliée aux Frères Musulmans et liee aux services britanniques), à Londres, et à l’AFP, au lieu de l’organe du Vatican (zenit.org) qui ne cesse de parler des attaques des forces de « l’opposition » contre les chrétiens de Syrie, leurs prêtres, leurs églises et du kidnapping des deux archevêques.

Ce n’est pas étonnant car l’Occident est tellement aveuglé par son matérialisme qu’il ne voit, dans la guerre contrela Syrie, que ses appétits pétroliers et gaziers stimulé par son obéissance toute militaire au maître « israélien ». je citerai Voltaire :
«
Pour savoir qui vous dirige vraiment, il suffit de regarder ceux qu’il vous est interdit de critiquer ».Cicéron disait déjà à son époque la même chose (pro flatio).

Quel ironie de penser que Voltaire était  prophétique en voyant combien nos dirigeants occidentaux ont délaissé tous leurs alliés et leurs amis (en premier lieu le Liban) et même leurs intérêts, pour ne plus voir le monde que par les yeux des dirigeants sionistes, que personne n’ose critiquer de peur d’être traité d’antisémite. Il y a même une loi qui punit pénalement le déni de l’holocauste alors que la loi, sur la punition du déni du génocide des Arméniens par les allies turcs, a été déclarée inconstitutionnelle.


Pourtant, il s’agit bien des intérêts de la France et de l’Occident. Assez de mensonges et de lavages de cerveaux de masse. Que font la France et l’Occident en appuyant les jihadistes de Syrie, en alliance avec les théocraties les plus fanatiques, et le gouvernement islamiste turc et néo-ottoman, qui financent, arment et entraînent des intégristes partout dans le monde, et aujourd’hui en Syrie.Que font-ils donc qu’autre  qu’encourager le terrorisme  dans ce pays, au Liban, en Jordanie et surtout sur leurs propres territoires ?

Que font-ils d’autre en obéissant aveuglément aux desiderata des sionistes « israéliens » et en permettant aux théocraties pétrolières d’exporter leur wahhabisme, interprétation fanatique et non reconnue de l’islam ?


Ne se rendent-ils donc pas compte que le sionisme et l’islamisme sont des idéologies qui n’ont rien en commun avec les religions juive et musulmane ? Ne se rendent-ils donc pas compte qu’en acceptant de jouer avec les sentiments fanatiques religieux , on est en train de créer un monstre, un Frankenstein mondial qu’on ne peut pas réduire au seul Moyen-Orient ?


Peut-on alors s’étonner que ce monstre  manipulé au Liban (oui, au Liban, trahi pour le nouvel ami et tyran « israélien »), en Iraq, en Lybie, en Tunisie, en Egypte et en Syrie se retournera un jour ses créateurs ?


Il s’agit donc de faire un  choix. Voulez-vous la paix chez vous ? Si oui, commencez à faire entendre raison à vos alliés et dirigeants « israéliens » et turcs, ainsi qu’à vos « protégés et monnayeurs pétroliers » du Qatar et d’Arabie saoudite, cette Arabie saoudite qui cherche à gouverner le Liban par l’intermédiaire de votre ami et protégé Saad Hariri. La France est-elle toujours la « tendre mère » du Liban ou une marâtre intéressée et opprimante ?

En conclusion je  cite de nouveau le président George Washington qui a si bien prédit les malheurs occasionnés par les relations déséquilibrées entre l’Occident et « l’israël » :

« … De son côté, l’attachement excessif d’une nation pour une autre est une source de maux ; la nation favorite se prévaudra de cette sympathie pour mettre l’autre en mouvement par les illusions d’une communauté d’intérêts, lorsqu’il n’existera réellement point d’intérêt commun ; et, en lui faisant partager ses haines ou ses amitiés, elle l’entraînera dans ses querelles ou dans ses guerres, sans aucun motif qui autorise cette conduite.

Une affection déréglée engage, en outre, à des concessions en faveur de la nation favorite, qui ont le double inconvénient de faire tort à la nation qui les accorde, en lui faisant céder sans nécessité ce qu’elle aurait dû conserver, et d’exciter la jalousie, la haine et des désirs de représailles dans l’esprit des nations auxquelles on refuse de semblables privilèges.

De plus, elle donne à des citoyens ambitieux et corrompus la facilité de trahir et de sacrifier les intérêts de leur patrie, sans courir le risque de se rendre odieux aux yeux de leurs concitoyens, et quelquefois même avec les apparences de la popularité ; car ils auront l’art de présenter comme l’effet de leur reconnaissance pour un allié, de leur déférence pour l’opinion publique, de leur zèle pour le bien général, de folles complaisances qui n’auront d’autre motif que leur ambition, leur corruption ou leur entêtement.

Mais les prédilections de cette nature doivent plus particulièrement alarmer les patriotes éclairés et indépendants, parce qu’elles ouvrent, par de nombreuses voies, l’accès aux influences étrangères. Que d’occasions n’offrent-elles pas aux autres puissances de s’immiscer dans les factions domestiques, d’employer les moyens de séduction, de pervertir l’opinion, d’agir au sein même des conseils publics!
La jalousie d’un peuple libre (je vous conjure de m’en croire, chers concitoyens) doit être constamment éveillée sur les ruses décevantes de l’influence étrangère, qui est, d’après les leçons de l’expérience et de l’histoire, le plus cruel ennemi d’une république ; mais, pour que cette surveillance soit profitable, il faut qu’elle soit sans partialité ; autrement elle servira de motif pour vous entraîner dans le piège que vous voulez fuir.

La règle de conduite que nous devons nous appliquer le plus à suivre à l’égard des nations étrangères est d’étendre nos relations de commerce avec elles, et de n’avoir que le moins de relations politiques qu’il sera possible. Remplissons avec la bonne foi la plus scrupuleuse les engagements que nous avons contractés ; mais arrêtons-nous là… »

Roger Akl