Accaparés par les épicentres de la contre-révolution attisée par l’impérialisme en Libye et en Syrie, peu d’observateurs (il apparaît à nous) semblent s’intéresser à qui se passe actuellement au Yémen du Sud, Etat qui pendant les années 70 et 80,  se revendiquait du camp socialiste (donc, le seul pays arabe marxiste pour dire vite les choses).

Dans les années 90, et à la suite à une guerre avec le Nord, les habitants du Sud ont finalement compris qu’ils avaient été trompés par la Réunification. A la suite de la secousse sismique tunisienne, ils ont aussi eu la bonne idée de se révolter mais non pas pour faire la révolution mais la refaire, celle de 1967.

Or, bien que le Yémen du Nord ait maintenant chassé son « dictateur » (Saleh) selon le refrain printanier, le Sud continue à considérer qu’il est occupé militairement par lui et les manifestations de masse jusqu’à ce jour, à Aden en particulier, sont incroyables par leur ampleur.

Que demande le peuple? Non pas une simple réforme (Islah) comme en Jordanie ou même la chute du gouvernement (« Isqat al-houkouma ») comme en Tunisie et en Egypte, selon le mot d’ordre fabriqué par Al-Jazeera, mais rien moins que son indépendance.

La chaîne de l’opposition (Al-Masir/Aden Live) diffuse même, de temps en temps, des reportages sur les acquis  de l’ancienne république populaire et socialiste du Yémen du Sud qui apparaît comme une sorte de paradis pour femmes et hommes en comparaison de la situation d’aujourd’hui…

Si la Syrie tient bon, la première conséquence est qu’elle re-deviendra un phare de la résistance au néocolonialisme et si le Yémen du Sud redevient socialiste, le printemps arabe ne sera pas celui, intellectualisé jusqu’à la nausée, par les marzoukistes et autres marionnettes de l’Empire.

Parlez-en autour de vous.

Les Pacifistes de Tunis

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