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Laurent Fabius : nouveau Ministre des Affaires Etrangères d’Israël ?


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Laurent Fabius : nouveau Ministre des Affaires Etrangères d’Israël ?
Avic

voir l’article à : http://humeursdemarisse.blogspot.fr/2013/11/laurent-fabius-nouveau-ministre-des.html

Les négociations de Genève sur le nucléaire iranien se sont terminées sans qu’aucun accord n’ait été trouvé. A qui la faute ? Laurent Fabius.

Quel est l’intérêt de la France dans cette affaire ? Elle a tout à gagner dans la normalisation des relations avec l’Iran. Même si elle a déjà beaucoup perdu à cause de son hostilité difficilement justifiable vis-à-vis de l’Iran, le statu quo ne peut qu’aggraver ses pertes. Alors, qu’est-ce qui anime Laurent Fabius ?
Depuis quelques semaines, Benyamin Netanyahou se démène comme un beau diable pour donner ses directives à ses négociateurs, c’est-à-dire les Etats-Unis, la Grande Bretagne, l’Allemagne et la France, menaçant, amadouant, usant même peut-être du chantage, pour faire capoter les pourparlers. Il l’a dit lui-même ouvertement, qu’Israël ferait tout pour convaincre les grandes puissances de ne pas conclure un accord avec Téhéran et qu’il ne reconnaîtrait aucun accord. La seule décision acceptable pour lui, concernant Téhéran, est un renforcement des sanctions.
Selon Maariv, « Israël est furieux contre l’administration américaine en raison de son interaction avec le gouvernement iranien, si bien que les messages rassurants de Barack Obama destinés à Benyamin Netanyahou ne sont même pas arrivés à le soulager ». Comme un gamin capricieux, Netanyahou serait donc en train de faire un caca nerveux qui ne pourra se calmer qu’avec au moins une petite sanction supplémentaire contre l’Iran. La chaîne dix de la télévision israélienne insiste : « Le régime sioniste est en colère vis-à-vis de Barack Obama car celui-ci fait pression sur les membres du groupe 5+1 pour qu’ils parviennent à un accord avec Téhéran, décrit comme un mauvais accord par le quotidien Israël Al-Youm ». Tenons-nous-le pour dit. Netanyahou n’est pas content.

Malgré l’échec des négociations, sa fureur reste intacte. Selon les médias israéliens, l’équipe de Netanyahou reste sur le qui-vive et reste vigilante contre les ‘’manœuvres’’ de Barack Obama, en gardant sous contrôle la France et l’Allemagne.
Sachant tout cela, on pourrait logiquement penser que l’échec de Genève est le résultat des manœuvres israéliennes et que les manœuvres Fabiusiennes rencontrent point par point les vœux de Netanyahou.

Eh bien non. La chaîne de télévision Al-Mayadine révèle que les tergiversations de la France dans le processus des discussions de Genève sont faites sous la pression de l’Arabie saoudite. La chaîne dix de la télévision israélienne précise « C’est l’Arabie saoudite qui a contraint la France à empêcher l’obtention d’un accord pendant les négociations de Genève car la France entretient de vastes relations commerciales avec l’Arabie saoudite ».

Si je comprends bien, c’est Netanyahou qui jure ses grands dieux que, lui vivant, aucun accord ne se fera, qui menace de tout casser, et c’est le roi Abdallah d’Arabie qui, ému par le gros chagrin de Bibi, convoque Laurent Fabius au nom de ses bonnes relations commerciales avec la France, pour lui intimer l’ordre de consoler le petit désespéré en lui redonnant son jouet. Mais dites-moi, quelle est la capitale d’Israël ? Tel-Aviv, Jérusalem ou Ryad ? Pourquoi, dès qu’il s’agit d’Israël, tout le monde est atteint de strabisme ? Il est la cause de tout ce qui se passe dans la région, et pourtant tout le monde regarde à côté, avec des discours savants et des analyses aussi sophistiquées qu’alembiquées, incluant jusqu’au prix du pétrole, rendant ce petit état invisible comme par magie. Israël passe son temps à se plaindre, à dénoncer, à tempêter et à menacer. Mais dès que ses menaces sont mises à exécution, c’est quelqu’un d’autre qui en est l’auteur, jamais Israël lui-même, à croire que chacun s’empresse d’offrir ses services pour éviter au peuple élu d’avoir à se salir les mains.
Ainsi, Netanyahou remue ciel et terre pour saboter les négociations avec l’Iran, l’annonce à grands cris, mais en cas de succès on louche chez les voisins pour chercher le responsable du sabotage. Et bien sûr, on trouve toujours.

Pourtant, le seul fait que Fabius soit impliqué dans l’échec des pourparlers devrait être une indication. Les boucs émissaires habituels, le Qatar naguère et l’Arabie Saoudite aujourd’hui, ont bon dos. Laurent Fabius, pour lequel les intérêts d’Israël priment sur tout, a fait exactement ce qu’aurait fait Netanyahou s’il avait été lui-même à Genève. Il a taclé ses alliés, ignoré les intérêts de la France, et cela juste parce que Benjamin Netanyahou ne veut pas entendre parler d’une solution de paix. Le pire dans tout ça, c’est que Laurent Fabius se comporte comme le vrai président, François Hollande n’étant qu’un suiveur obéissant qui n’aurait été mis à la tête de la France que pour lui servir de caution, puisque les français ne l’auraient jamais porté au sommet à cause de son passé au sujet du sang contaminé.

Ancien premier ministre, véritable président, ministre des affaires étrangères en France et en Israël, ne pourrait-il pas, de temps en temps, travailler pour les intérêts français, ou au moins faire semblant ? Trop d’arrogance peut coûter cher.

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Les médias français financent l’industrie de la mort d’Israël

Michel Collon
jeudi 14 novembre 2013

http://humeursdemarisse.blogspot.fr/2013/11/les-medias-francais-financent.html

La France et la morale, la France et les droits de l’homme : quelles belles histoires ! Mais, dans l’ombre la plus totale, les contribuables français financent sans le vouloir les intérêts enchevêtrés des médias et des marchands d’armes. Un répugnant jeu pour le fric, qui permet à Israël de renforcer sa répression violente à l’égard de la population palestinienne. Dans cet extrait du livre « Israël, parlons-en », Michel Collon analyse les rapports entre les grands patrons des médias français, avec l’aval de l’Etat français, et l’Etat d’Israël. Une collaboration qui porte notamment sur une industrie florissante et controversée, très profitable aux parties en causes : l’industrie des drones…
Lagardère, le « frère » de Sarkozy
Deuxième exemple des liaisons douteuses entre la guerre, la presse, Sarkozy et Israël : le groupe Lagardère, le plus puissant groupe médiatique français. Lagardère a publiquement présenté Sarkozy comme son « frère ». Voyons donc les activités de ce frère. Comme chez Dassault, elles ont deux volets : médias et armements. Au niveau des médias, Lagardère, le plus gros monopole médiatique français, contrôle des télés (MCM, Canal Satellite, Mezzo…), des radios (Europe 1, RFM, Europe 2…), des quotidiens (France Dimanche, Journal du Dimanche, Ici Paris, La Provence, Nice-Matin…), des magazines (Paris Match, Marie-Claire, Entrevue, Parents, Télé 7 jours, Elle, Photo…), des maisons d’édition (Hachette, Hatier, Grasset, Fayard, Livre de Poche, Stock, Masque, Lattès, Harlequin, Calmann-Lévy…), des distributeurs (Relay, Press Shop, AMP, Payot, City Press, BDP, Curtiss, Naville…). Un empire. Lagardère est-il démocratique dans la gestion de ses médias ? Sur le plan des conceptions, il vaut bien Dassault puisqu’il a osé déclarer en 2006 : « C’est quoi l’indépendance en matière de presse ? Du pipeau. Avant de savoir s’ils sont indépendants, les journalistes feraient mieux de savoir si leur journal est pérenne. » Entendez : pour survivre, obéissez aux intérêts des puissants. Et c’est appliqué. Alain Genestar était rédacteur en chef de Paris Match. De beaux tirages avec des unes racoleuses et de complaisants reportages sur les puissants de ce monde. Notamment pour aider un certain Nicolas Sarkozy à devenir président de la France. Seulement un jour, Genestar rate son coup. Apprenant que la propre femme du président élu n’était pas aller voter pour lui, il pense tenir un scoop juteux. Juteux, il le sera, mais fatal aussi. Furieux, Sarkozy téléphone à Lagardère et le rédac chef est viré. Si on se fait licencier pour avoir osé parler de choses finalement très secondaires, qu’est-ce qui se passerait si on voulait publier de vraies révélations sur les malversations financières des amis de Sarkozy ! Lagardère est aussi un énorme marchand d’armes avec EADS, principal consortium militaire européen. EADS contrôle Airbus (constructeur d’avions civils, mais aussi militaires), ainsi que le plus grand hélicoptériste mondial Eurocopter, le partenaire majeur du consortium Eurofighter (avion de combat européen) et détenant une partie du capital de la joint venture MBDA, leader mondial des systèmes de missiles.

Au niveau moral, Lagardère n’est pas très regardant. Sa société EADS collabore étroitement avec Israël Aircraft Industries, spécialisée dans la fabrication de drones. Ce partenariat opère avec la complicité de l’Etat français dont la Direction Générale de l’Armement (DGA) a mis sur pied un programme de deux milliards d’euros prévoyant la fabrication de 40 drones pour l’Europe. À quoi servent ces avions sans pilote ? À espionner la population palestinienne pour préparer les attaques de l’armée israélienne. Mais certains drones sont équipés de charges fièrement décrites par le ministère français de la Guerre qui, en juin 2009, proposait « de visiter l’Espace Défense, un stand innovant, ludique, concret et instructif ». Ludique : « relatif au jeu », selon le dictionnaire.

L’industrie de la mort rapporte gros

Ce « jeu » consiste à financer l’industrie israélienne de la mort, à lui fournir le savoir-faire technologique des ingénieurs de Lagardère et, en retour, à profiter du savoir-faire acquis par Israël dans ses opérations militaires. Tout cela rapportant de merveilleux bénéfices sur les marchés internationaux. Exagère-t-on en parlant d’industrie de la mort ? Non. Par exemple, en juin 2006, ces drones israéliens ont servi au massacre de Joub Jannine. Durant leur agression contre le Liban, les Israéliens avaient donné la permission à des Libanais – dont les villages avaient été dévastés – de quitter Marjayoun, en spécifiant la route qu’ils pouvaient emprunter. Mais ensuite, ils les ont attaqués avec des drones sans pilote tirant des missiles : « La première bombe a frappé la deuxième voiture du convoi », raconte Karamallah Dagher, un journaliste de l’agence Reuter. « Je remontais la route, à mi-chemin, et mon ami Elie Salami se tenait là, me demandant si j’avais un peu d’essence en rab. C’est à ce moment-là que le second missile a frappé ; la tête et les épaules d’Elie furent arrachées. Sa fille Sally, qui a 16 ans, a sauté de la voiture et s’est mise à hurler : “Je veux mon papa ! Je veux mon papa !” Mais il n’était plus »[1].

C’est avec ce genre d’exploits que Lagardère construit ses profits, c’est ce genre d’exploits qu’il occulte soigneusement dans ses médias, c’est ce genre d’exploits dont Sarkozy est complice en favorisant l’alliance militaire France-Israël. Croyez-vous que les journalistes de Lagardère auront le droit d’expliquer que leur patron est directement complice du massacre des Palestiniens et que tout ceci est financé avec l’argent des contribuables français ?

Note : [1] Robert Fisk, The Independent, 23 août 2006.

investig’action

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KEN LOACH ( israel, le boycott et le cinéma )

“Peu importe l’histoire que vous choisissez de raconter ou les images que vous décidez de montrer, ce que vous sélectionnez indique quels sont vos intérêts. Si vous faites quelque chose d’entièrement fictif, dans un monde d’oppression, cela indique quelles sont vos priorités. Ainsi, un spot commercial majeur, pour faire beaucoup d’argent, montre quelque chose. Cela porte des conséquences politiques et implique une position politique. La plupart des arts ont un contexte et des implications politiques.” Interview par Frank Barat du réalisateur irlandais Ken Loach…

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