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L’avenir onusien par Ahmed Halfaoui


Je ne regretterais jamais cette ONU qui n’a servi jusqu’à présent qu’à  renforcer les intérêts des impérialos-sionistes et à agresser les peuples qui ne veulent pas se soumettre. Cette ONU dès sa création a montré sa partialité , avec la résolution 189 responsable de la partition de la Palestine alors que les Palestiniens, toutes tendances confondues, n’avaient jamais été consultés et que le Monde arabe qui avait son mot à dire puisque c’était un pays arabe qu’on a parcellisé était encore colonisé et ne pouvait donc se prononcer. Etait-ce le rôle de l’Onu de créer un état fictif qui sème jusqu’à ce jour la zizanie dans tout le Moyen-Orient ?

Elle n’a jamais défendu les peuples opprimés, ni encore moins ceux agressés par les sionistes et leurs alliés au sein de l’ONU. Le Conseil de Sécurité est le Conseil des  cinq membres des puissances nucléaires et ne veut absolument pas s’ouvrir ni à l’Afrique, ni à l’Amérique latine afin de garder toutes ses prérogatives. Heureusement que la Russie et la Chine, commencent à se réveiller et à brouiller quelques rouages.

Ginette Hess Skandrani

http://www.lesdebats.com/editions/220712/les%20debats.htm

L’avenir onusien

Il n’y avait pas grand monde quand il fallait détruire l’Irak. Ils ont été un peu plus d’une trentaine pour se faire les «amis du peuple libyen». Pour la Syrie, ils sont une centaine de pays à jouer la symphonie de l’«amitié». Tel que l’on peut le constater, leur nombre augmente à chaque fois qu’il faut régler les comptes d’un Etat qui ne plaît pas aux Etats-Unis. Ce processus est né de l’agacement de ceux-ci à devoir passer par de sempiternels débats, par de lourdes procédures de la légalité internationale et par des votes qui ont commencé à ne plus aller dans le sens souhaité. L’Organisation des nations unies a cessé d’être un cadre viable pour les ambitions impériales, surtout par ces temps d’extrême urgence de se constituer un espace vital et de refouler des prétendants aux dents longues. La solution a alors été trouvée de construire une autre organisation des nations. Celle-ci aura l’avantage de réunir des nations qui n’ont pas d’autre rôle que celui d’obéir au doigt et à l’œil au maître des lieux. Une convocation plus tard, une journée suffit désormais à la production des décisions. Plus de Charte, plus d’Assemblée générale, plus de Conseil de sécurité, un seul chef et des troupes qui approuvent au pied-levé l’ordre du jour. L’embryon est en place et donne l’air de se développer. Pour se faire les dents, et parce qu’il y a encore du chemin à parcourir pour consolider les choses, les «amis des peuples» se contentent d’exiger de l’ONU telle ou telle résolution. L’attitude travaille à inscrire dans les mœurs l’abandon des concertations et des échanges de positions. On «exige» que cela soit selon un seul point de vue, celui des Etats-Unis, forts désormais de la dynamique d’adhésion et de soumission à leur dictature. On «exige» de l’ONU de façon à exprimer le divorce avec son mode de fonctionnement. Le moment venu, où il ne sera plus nécessaire de solliciter cette organisation, l’œuvre, de fragilisation et de discréditation des règles internationales, officiellement en vigueur  sera accomplie. L’heure des rapports de force nus pourra sonner. C’est ce qu’escomptent les Etats-Unis qui n’ont jamais, vraiment, souscrit au respect d’un minimum de légalité dans leur volonté d’hégémonie. Mais, il leur faut mettre de leur côté le plus grand nombre de vassaux pour se donner les moyens de contenir le plus possible la Russie et la Chine. Dans la conjoncture actuelle, cet objectif est loin de se réaliser selon les vœux de ses promoteurs. C’est pourquoi l’os syrien a obligé à une escalade dans la confrontation et à un accroissement de la tension internationale.

Porte-parole zélé de Hillary Clinton, François Hollande peut s’adresser «à ceux qui ne sont pas là», à savoir Vladimir Poutine, le Russe, et Hu Jintao, le Chinois, pour proférer une menace. «Au moment où nous en sommes de la crise syrienne, il n’est plus contestable que cette crise est devenue une menace pour la paix et la sécurité internationale», dit-il. Sachant qui sont ceux qui portent atteinte à la paix, qui déstabilisent ce pays et qui rêvent de lui faire le sort de la Libye, il est simple de comprendre que le message veut signifier un agacement et une fermeté destinés à afficher une détermination à ne pas céder. Franchit-on un pas supplémentaire dans la mise de l’ONU au placard. 

Par Ahmed Halfaoui