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Lavrov : la solution militaire profite aux terroristes !


 
 

« Miser sur un règlement militaire de la crise syrienne profiterait à un accroissement de l’influence des terroristes au Proche-Orient », a déclaré, mercredi lors d’une conférence de presse à Istanbul, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.  

« Si l’on opte pour une solution militaire, prônée par certains courants de « l’opposition », les horreurs se multiplieront et l’influence des terroristes dans cette région augmentera », a indiqué le chef de la diplomatie russe à l’issue d’une rencontre avec son homologue turc Ahmet Davutoglu.

 « Nous voyons que des groupes liés à Al-Qaïda combattent le régime actuel (en Syrie) et c’est un aspect qui nous inquiète beaucoup », a-t-il souligné.

« Ils sont considérés comme des groupes terroristes par les Etats-Unis ».
  

La semaine dernière, le Front al-Nosra, un groupe formé de djihadistes  étrangers qui ne fait pas partie de « l’Armée syrienne libre » (ASL), a fait allégeance au chef d’Al-Qaïda Ayman al-Zawahiri, qui a appelé à l’instauration d’un « Etat islamique » en Syrie.
  

« Dans nos prochaines délibérations, nous allons tenter d’éviter toute mesure qui concernerait une intervention militaire et aurait pour conséquence l’isolement d’une des parties au conflit », a également indiqué M. Lavrov, « Nous allons nous concentrer sur une plateforme de dialogue incluant toutes les parties ».

 Soulignant que Moscou met tout en œuvre afin que Damas tienne ses engagements en matière de lancement d’un dialogue inter-syrien, il a toutefois dénoncé le rôle « négatif » dans le conflit syrien, joué par le groupe des « Amis de la Syrie » qui devrait se réunir dans trois jours.
   « Pour l’instant, nous considérons que ce processus contribue d’une façon négative aux accords de Genève sur les principes d’une transition en Syrie », a dit M. Lavrov.
  

Le plan de Genève, adopté en juin 2012 par le Groupe d’action sur la Syrie (grandes puissances, Ligue arabe, Turquie, ONU et Union européenne notamment), détaille les étapes de sortie de la crise, sans allusion au départ du président Bachar al-Assad.
   « Lorsqu’une des parties est isolée dans un mécanisme mis en place pour résoudre un conflit, nous ne disposons pas des bases nécessaires au dialogue », a également estimé le chef de la diplomatie russe.
  Sergueï Lavrov est à Istanbul pour la troisième réunion du groupe de planification stratégique russo-turc. 

En deux ans, le conflit contre la Syrie  a enfin révélé que les terroristes bénéficient d’un soutien étranger.

Des milliers de mercenaires étrangers, y compris des commandos de groupes terroristes, combattent dans les rangs de « l’opposition » armée.