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Le Parti socialiste et l’impérialisme


Par le Petit Blanquiste,

 

Le Parti socialiste a toujours soutenu ou conduit les aventures militaires de l’impérialisme français.

De 1945 à 1958, ses dirigeants ont été impliqués dans toutes les répressions et toutes les guerres (Madagascar, Vietnam, Algérie) destinées à maintenir de force un empire colonial à la France.

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Mollet et Mitterrand faisant la guerre au peuple algérien

En novembre 1956, c’est le socialiste Guy Mollet qui, avec les britanniques et les israéliens, organise une expédition punitive contre l’Egypte coupable d’avoir nationalisé le canal de Suez. [1]

 

Revenus au pouvoir en 1981, la politique étrangère des socialistes ne se distingue pas de celle de leurs prédécesseurs de droite.

En Afrique subsaharienne francophone, continue de prévaloir un soutien inconditionnel aux régimes vassaux de l’impérialisme français comme en témoigne, en août 1983, la décision de Mitterrand d’intervenir militairement au Tchad (opération Manta) en soutien à Hissène Habré. [2]

De 1990 à 1994, Mitterrand est personnellement responsable de l’ingérence politique et militaire au Rwanda qui conduira au génocide où périront plus de 800.000 Tutsis.

Enfin, quand en 1990-1991, les Etats-Unis entrent en guerre contre l’Irak, il y associe la France et son armée.

 

france,parti socialisteEn 1997, le Parti socialiste revient au pouvoir avec le gouvernement de la « gauche plurielle » dirigé par Jospin en cohabitation avec Chirac.

En mars 1999, Jospin appuie la décision de Chirac de participer au bombardement de la Serbie aux côtés des autres forces de l’OTAN puis, en novembre 2001, il approuve l’envoi des premières troupes françaises en Afghanistan.

Un bilan qui ne permet aucune illusion quant à l’action de Hollande en matière de politique internationale.

 

[1] Lire un précédent article : http://lepetitblanquiste.hautetfort.com/archive/2011/02/0…

[2] Nommé ministre de la Coopération en mai 1981, Jean-Pierre Cot cherche à rompre avec la Françafrique et instaurer de nouveaux rapports avec le Tiers-Monde. Devant l’opposition de Mitterrand, un an plus tard, il démissionne du gouvernement.

JPD