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Le plan américain du dernier quart d’heure .


 par Ghaleb Kandil
 

 Le plan américain du dernier quart d'heure, par Ghaleb Kandil
 
 
La douloureuse vérité à laquelle le secrétaire d’Etat John Kerry s’est finalement résolue est que toute solution en Syrie constitue une défaite pour les Etats-Unis, pour l’Occident colonisateur , pour les monarques des pétrodollars et la Turquie. Aussi, Washington et ses auxiliaires tentent de contourner cette situation en annonçant leur intention d’armer les gangs terroristes et en menaçant d’élargir le champ de bataille avant de s’asseoir à la table des négociations lors d’un sommet russo-américain dont la date ne saurait tarder, selon des diplomates.

A la demande de Kerry, les ministres des Affaires étrangères des colonies française et britannique, Laurent Fabius et William Hague, ont appelé à armer les rebelles syriens. Puis le Premier ministre  David Cameron, a démenti ces intentions alors que le président François Hollande balbutiait presque lors de la réunion de l’Union européenne. Sachant que les armes et les équipements de communication fournis par l’Occident sont déjà depuis des mois aux mains des terroristes  qui ne parviennent pas à réaliser des progrès significatifs sur le terrain malgré le soutien d’instructeurs américains, occidentaux et arabes actifs au Liban, en Jordanie et en Irak .

Devant la dissuasion politique de la Russie, des informations ont été véhiculées selon lesquelles les promesses de fournir de nouvelles armes visent en premier lieu à remonter le moral des gangs armés avec l’approche des négociations russo-américaines qui constituent l’aveu de la défaite occidentale en Syrie , responsable de l’échec de tous les projets américains dans la région ces trente dernières années, comme l’a reconnu l’ancien directeur de la CIA, David Petraeus. Le dernier quart d’heure sert aux Américains à exploiter jusqu’au bout les capacités et l’énergie de ceux qu’ils ont inventé, entrainé, armé et financé. N’est-ce pas la raison pour laquelle ils ont été créés?

Un développement politique dramatique a eu lieu la semaine dernière  lorsque la Russie a lancé un avertissement sévère à l’adresse des manœuvres et atermoiements américains concernant les principes de règlement de la crise en Syrie, convenus dans le cadre de l’accord de Genève. L’annonce franco-britannique sur l’envoi d’armes aux rebelles a été une occasion pour Moscou de lancer une mise garde selon laquelle cette décision constitue une violation de la loi internationale. Les propos de Serguei Lavrov et l’envoi de navires de guerre russes vers le port syrien de Tartous constituent un rappel des lignes rouges que l’Occident ne doit pas franchir au sujet du type d’armement livré aux terroristes.

Lors de sa dernière tournée au Moyen-Orient, John Kerry a tergiversé au sujet des termes de l’accord conclu avec la Russie à Genève. Mais il a finalement été contraint de faire une déclaration politique qui a eu l’effet d’un choc chez ses alliés et auxiliaires, en reconnaissant que le président Bachar al-Assad était un négociateur incontournable. De la sorte, Washington abandonne définitivement et clairement la condition d’un départ du président comme préalable à tout dialogue national.

Malgré cela, les Etats-Unis restent tentés par le plan du dernier quart d’heure pour essayer de modifier les rapports de force interne en Syrie en prévision du début des négociations. Il s’agit d’un geste désespéré pour éviter la défaite politique totale. C’est dans ce cadre que l’on doit interpréter l’entrainement de terroristes syriens par des instructeurs américains en Jordanie, l’envoi de 3000 tonnes d’armes croates achetées par l’Arabie saoudite et le Qatar  asssorti  de scénario sur une hypothétique intervention israélienne dans le but d’édifier une ceinture de sécurité en Syrie qui serait confiée aux terroristes.

Mais de l’avis d’experts, toute aventure militaire de l’Israël en Syrie ou au Liban serait une véritable catastrophe pour l’Etat hébreu, pour les intérêts occidentaux et pour toute la région. L’équilibre des forces est en effet solide et bien ancré et l’axe de la Résistance, avec ses alliances internationales au cœur desquelles se trouve la Russie, la Chine et les pays des Brics, dispose des capacités dissuasives nécessaires pour faire échec à toute offensive et pour briser l’hégémonie américaine .

Dans ce contexte, les experts s’accordent sur le fait qu’en dépit de la guerre dans laquelle elle est engagée, l’armée syrienne dispose toujours d’importantes capacités  de  défense anti-aérienne et de  missiles balistiques qui restent intacts.

Une réponse “Le plan américain du dernier quart d’heure .”

  1. claudia
    mars 18, 2013 à 11:00

    On sent la chute, lente mais présente, de l’empire. L’empire américain aura été le plus sanguinaire et criminel de l’histoire de l’humanité et ce, en si peu de temps: 50 ans environ. Mais les Etats-Unis sont encore très dangereux. Ils doivent être dégriffés à tout jamais. L’OTAN également doit être démantelé. Il n’a plus son utilité depuis la chute de l’URSS mais est utilisé par le Pentagone pour commettre des crimes horrifiques contre des populations innocentes. La seule « erreur » de ces peuples c’est d’avoir des sous-sols riches en hydrocarbure dont les Occidentaux sont très friands. Les chefs d’état européens doivent se réveiller. En fait ils ne font que commettre des crimes contre l’humanité que pour servir le Nouvel Ordre Mondial. Qu’ils sachent que les autres pays (env. 140) n’en veulent pas du Nouvel Ordre Mondial.