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Les chroniques perses et/ou iraniennes de Jafar


Publié le26 mai 2012 par Allain Jules

 

LA CHRONIQUE LIBRE DE JAFAR

Iran, Fars, Persa… De nombreux termes sont et ont été utilisés pour nommer cette région du monde, encore trop méconnue et victime de clichés dans l’opinion publique occidentale. Et pourtant, ce pays est, par son histoire et sa présence sur la scène internationale un poids lourds de la région du Moyen-Orient, Israël cherchant à réduire cette influence grandissante. Mais, pour comprendre le rôle de ce pays dans le monde d’aujourd’hui et les oppositions lui faisant face, il nous est nécessaire de comprendre l’histoire de ce pays, ancien empire, de la Perse à l’Iran, de Persépolis à Téhéran. Je m’efforcerai dans cette chronique régulièrement, au minimum une fois par semaine, avec l’accord d’Allain Jules, de commenter l’actualité iranienne, ainsi que de la mettre en parallèle avec l’histoire du pays, afin de faire connaitre ce pays, cette histoire, cette civilisation.

Commençons par le commencement, ainsi que quelques généralités pour cette première chronique : l’empire Perse voit sa naissance aux alentours de l’an 3200 avant Jésus-Christ, dans la région de l’Elam, englobant la ville de Suse, dans le sud-ouest de l’Iran actuel. En l’an 610, sous la dynastie Sassanide (entre 226 et 651 de notre ère) cet empire atteint son apogée. L’Islam n’a pas encore fait son entrée en Perse, la religion d’état étant au moment de l’apogée de l’empire le zoroastrisme, première religion monothéiste, mais l’idolâtrie étant courante dans la population, le régime étant tolérant vis à vis de toutes les religions. La Perse sera islamisée, mais non arabisée, à partir de 642. Cette arabisation n’a jamais eue lieue, faisant encore aujourd’hui de l’Iran un des plus grands et puissants état musulman non arabe. La population perse, de nos jours, est répartie entre l’Iran, l’Afghanistan (les perses afghans étant aussi appelés darees où daris) et le Pakistan, bien que culturellement, l’Iran est l’héritier de l’empire Perse.
 
De nos jours, l’Iran est mis au ban de la “communauté internationale” (terme signifiant Etats-Unis, Israël et Europe de l’ouest dans la bouche des occidentaux), officiellement en raison de son programme nucléaire potentiel, aussi fiable et sûr que les armes chimiques de Saddam Hussein en 2003 (bien que nous ne nous étendrons par sur ce sujet là, nous aurons le temps d’y revenir), officieusement pour refuser d’offrir, comme l’Arabie Saoudite où le Qatar, son pétrole aux Etats-Unis en échange d’une protection militaire. De plus, l’Iran, bailleur de fond du Hezbollah (parti de Dieu) libanais et du Hamas, est le fer de lance de la résistance au sionisme dans la région (et NON au judaïsme comme le prétende certains vautours, l’Iran étant un état très tolérant, notamment envers le judaïsme, mais cela sera l’objet d’une prochaine chronique). Les négociations entre l’AIEA, les occidentaux et l’Iran ont lieu en ce moment même à Bagdad, en Irak, pays devenu récemment allié de Téhéran.
 
Je tiens à conclure cette première chronique en remerciant le camarade, collaborateur et frère de combat Allain Jules, et vous dit à bientôt,

Salaam ahlikoum !

Jafar

 

2 Réponses “Les chroniques perses et/ou iraniennes de Jafar”

  1. Tahere Moghri
    mai 26, 2012 à 12:15

    bonjour,
    Je suis une Iranienne et j’admire cette action de faire connaissance de mon pays. Mais je voudrais savoir qu’est-ce que veut dire JAFAR ?

    Bien amical

    • Ginette Hess Skandrani
      mai 26, 2012 à 3:28

      Cest le nom de celui qui a écrit l’article
      ginette