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Les Gilets jaunes (2018) furent le premier mouvement populaire du XXIe siècle dans l’hémisphère occidental.


DES GILETS JAUNES FRANÇAIS AUX TRUCKERS CANADIENS – L’ÉVOLUTION DU MOUVEMENT POPULAIRE INTERNATIONALISTE
par Robert Bibeau

Par Robert Bibeau.

Les Gilets jaunes furent le premier mouvement populaire spontané (mélange de prolétaires et de petits bourgeois en voie de prolétarisation), massif, non contrôlé par l’aristocratie syndicale, ni par l’industrie de l’ONG-contestataire (sic), ou par les politiciens-larbins rameutés dans de vieilles coalitions bourgeoises classiques – de gauche comme de droite.

Les Gilets jaunes furent un mouvement spontané et anarchique (je n’ai pas écrit anarchiste) qui reflétait en 2018 le niveau de conscience des masses prolétariennes françaises abandonnées et trahies par les gauches et par les droites opportunistes et dont les GJ s’affranchirent.

Les Gilets jaunes firent l’expérience de tactiques organisationnelles et de tactiques de luttes de résistance nouvelles (exemple : au lieu de grèves de sites, d’ateliers ou d’usines, au début du moins, ils bloquèrent la circulation des marchandises des capitalistes)… un dur coup pour les profits.

Les Gilets jaunes furent l’objet d’une lutte acharnée entre diverses factions et sectes petites-bourgeoises soi-disant « politisées » qui tirèrent le mouvement vers le conformisme, le réformisme – le pleurnichage et le quémandage de privilèges auprès de l’appareil d’État bourgeois fascisant – ce qui entraîna la déliquescence du mouvement et le défaitisme dans leurs rangs.

Les «Truckers canadiens » (2022) marque la relance du mouvement populaire en cours de prolétarisation et de mondialisation.

Le mouvement populaire des « Truckers canadiens » bénéficie des apprentissages des « Gilets jaunes » et de la hausse du niveau de conscience internationaliste de la classe prolétarienne mondiale.

Le mouvement populaire des « Truckers » est issu du prolétariat même s’il est infiltré de toute part par les sectes de la gauche et par les sectes de la droite réactionnaire.

Fort des expériences précédentes, ce mouvement populaire spontané a rejeté les leaderships opportunistes (que les médias à la solde du capital tentent de promouvoir et d’infiltrer), s’est rapidement radicalisé et a refusé de palabrer avec les autorités du pouvoir parlementaire bourgeois. Le mouvement s’en tient d’instinct à ses revendications fondamentales : abolition pure et simple de toutes les mesures qui entravent et dégradent les conditions de vie et de travail du prolétariat salarié.

« Freedom Convoy » mobilise en résistance à l’État social-démocrate fasciste et pour la défense des droits fondamentaux de négocier collectivement les conditions de vie et de travail des prolétaires salariés.

C’est pourquoi le mouvement du «Freedom Convoy » se répand spontanément à travers le Canada et obtient le soutien de millions de Canadiens.

L’opposition au gouvernement totalitaire de Trudeau n’est pas à la Chambre des Communes à Ottawa, où les larbins politiciens de toute tendance se chamaillent à propos des mesures de répression à imposer aux manifestants unis et en colère. L’opposition de classe aux capitalistes dominants est maintenant entre les mains des prolétaires dans la rue, aux ronds-points, dans les ports et sur les ponts où transitent les marchandises et les profits du capital mondial.

Ce sont les raisons pour lesquelles le mouvement canadien des «Routiers de la liberté» est repris dans de nombreux pays. Les prolétaires du monde entier se reconnaissant dans ces revendications économiques – sociales et de plus en plus politiques.

Le mouvement populaire international des «Truckers de la liberté» et du «Freedom Convoy» marque un pas en avant – un enrichissement de la conscience de classe des masses ouvrières internationalistes.

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