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les troupes américaines allaient simplement être transférées dans la base US afin de faciliter, en cas de necessité, un retour des troupes en Syrie.


02/01/2019

Trump annonce le départ de Syrie des troupes US et, parallèlement, il déclare aux journalistes, le 25 décembre au soir, dans une base US en Irak, que les troupes américaines allaient simplement êtres transférées dans la base US (qu’il visite) afin de faciliter, en cas de necessité, un retour des troupes en Syrie. Remarque : quoi qu’il en soit, l’annonce du retrait américain de Syrie a permis à Damas de reprendre le controle de la ville de Menbij sans confrontation militaire avec les FDS (kurdes syriens alliés des US).

Extrait :

Les pays du Moyen-Orient devraient se méfier du retrait de Syrie annoncé par les États-Unis, car malgré cette allégation, ils pourraient à tout moment lancer une nouvelle offensive, prévient le journal Rai al-Youm.

Selon Sarah Sanders, porte-parole de la Maison-Blanche, le président américain Donald Trump est arrivé en Irak tard dans la nuit de Noël pour rencontrer les troupes américaines sur la base d’al-Anbar.

Une source irakienne a également déclaré que les responsables irakiens avaient décliné une invitation de Donald Trump sur la base d’Ain al-Assad, précisant qu’elle n’était pas conforme au protocole international et que la souveraineté de l’Irak était au-dessus de tout.

Le président américain avait déclaré aux journalistes présents sur la base irakienne : « Notre présence en Syrie n’est pas éternelle, mais il n’y a pas de projet de retrait de nos troupes d’Irak, et nous pourrions nous servir de ce pays comme d’une base pour nos opérations en Syrie. »

Lire aussi : Retrait d’US de Syrie : la Russie y croit ?

Ces mots sont contradictoires : ils laissent carte blanche au président turc Erdogan en Syrie et profèrent des menaces contre Damas depuis l’Irak.

Or, alors que Donald Trump, accompagné de son épouse, discutait avec les soldats US lors d’un dîner, six avions de combat F-16 et F-35 israéliens bombardaient durant neuf minutes les positions de l’armée syrienne. Damas a immédiatement réagi en lançant l’état d’alerte. La DCA syrienne a intercepté et détruit quatorze des seize missiles tirés vers la banlieue ouest de Damas.

Israël, qui a pris l’habitude de jouer avec le feu, a été sévèrement averti par les missiles de la Défense syrienne dont le message est clair : il est révolu le temps où l’armée syrienne n’était pas en mesure de riposter aux attaques aux missiles du régime d’Israël.

Le voyage de Donald Trump dans la région était porteur de plusieurs messages : premièrement, les États-Unis peuvent prendre pour cible la Syrie depuis l’Irak, malgré leur retrait de Syrie. Deuxièmement, certains pensaient que les États-Unis perdraient leur place au Moyen-Orient en quittant la Syrie, ce qui est une fausse interprétation, car les États-Unis n’ont nullement l’intention de se retirer de la région. Troisièmement, en laissait le poste de secrétaire à la Défense vacant, Trump cherche à imposer ses diktats et à éliminer ses opposants.

Cependant, Donald Trump aurait-il adopté une nouvelle tactique d’oppression contre les Arabes et les pays de la région ? La Russie et ses alliés régionaux doivent se rendre à l’évidence que malgré l’annonce du retrait de la Syrie faite par Washington, les États-Unis pourraient à tout moment lancer une nouvelle offensive.
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About Ginette Hess Skandrani

écologiste, membre co-fondatrice des verts, anti-colonialiste et solidaire des peuples opprimés du monde arabe, dont les Palestiniens et d'Afrique.