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Les Turcs, contre les positions anti-syriennes du gouvernement!


 

Les Turcs, contre les positions anti-syriennes du gouvernement!

 

IRIB- Les protestations se poursuivent, en Turquie, contre les politiques interventionnistes du gouvernement contre la Syrie.

« Le Figaro » a fait part du changement de vision de l’opinion publique turque vis-à-vis des opposants syriens. Les Turcs, analyse le quotidien, imaginaient, au début, que les opposants sont une majorité souhaitant la démocratie. La présence des membres d’Al-Qaïda et des Frères musulmans, parmi ces opposants, d’une part, le soutien saoudien et qatari à ces derniers, de l’autre, ont, peu à peu, créé une vision négative, chez l’opinion publique, envers l’opposition syrienne. Au sein de la Turquie, les critiques se multiplient contre les positions anti-syriennes du gouvernement. Ismat Ozcelik, rédacteur en chef du quotidien turc « Aydinlik », a écrit, dans un article, que le gouvernement turc a obligé les forces déployées, sur la zone frontalière avec la Syrie, à observer le silence, devant la pénétration des membres d’Al-Qaïda, en Syrie, et sur le fait qu’il accorde des facilités pour leur circulation. Ankara insiste sur ses politiques anti-syriennes, augmentant, ainsi, non seulement les protestations de l’opinion publique, mais aussi, celles des partis opposants au gouvernement, dont et surtout, le « Parti républicain populaire ». Rafik Ylmaz de ce parti se dit étonné des politiques du parti au pouvoir « Justice et Développement » (PLJ), face aux événements, en Syrie, rappelant que ces politiques surprennent même les pays qui jouent un rôle avec la Turquie. Le Parti républicain populaire, qui est contre toute intervention de la Turquie, dans les affaires intérieures syriennes, regrette que la politique extérieure du gouvernement d’Ankara consiste en menace et intimidation. Il est vrai que l’une des raisons de l’augmentation des protestations intérieures contre les positions d’Ankara vient de la crainte de voir les impacts dangereux qu’une telle position puisse avoir sur la Turquie, entre autres, le danger d’une confrontation religieuse. Un grand nombre d’Alaouites vivent en Turquie. Le soutien d’Ankara aux Sunnites de la région peut, donc, transformer le danger potentiel de conflits interethniques et interconfessionnels, en un danger effectif. Il y a, par ailleurs, l’affaire des Kurdes. Les critiques estiment que, même à l’époque du règne du parti de la « Justice et Développement », cette question s’est de plus en plus aggravée. Ceci dit, vu les agissements, dans les zones à population kurde, il existe, plus qu’en tout autre temps, l’éventualité de leur propagation vers d’autres régions; ce qui peut menacer l’intégrité territoriale de la Turquie, sans oublier la présence des membres d’Al-Qaïda, parmi les opposants, qui doit être, aussi, la sonnette d’alarme, pour le gouvernement turc. Quelle garantie existe-t-il pour que cette présence ne transforme pas, graduellement, la Turquie, en un autre Kandahar? Voilà la question que les critiques se posent, en Turquie.