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Les vrais amis de la Syrie boycottent le happening de Tunis.


Par Louis Denghien

Adnan Mansour, Premier ministre libanais avait annoncé, après les Russes, et avant les Chinois, que son pays ne participerait pas à la mise en scène de Tunis.

Après la Russie, la Chine a confirmé, jeudi 23 février, qu’elle ne participerait pas Vendredi 24 Février à la réunion de Tunis des « Amis de la Syrie« , où elle avait pourtant été invitée. C’est dire que les Occidentaux et leurs amis arabes vont se retrouver entre eux. Selon un projet de déclaration que s’est procuré l’agence Reuters, les participants emmenés par Washington et Paris devraient demander un « cessez le feu » immédiat pour permettre l’acheminement d’une aide humanitaire, et peut-être l’instauration de « couloirs humanitaires » ouverts aux représentants des associations humanitaires et de l’ONU censés permettre l’acheminement de l’aide.

Mais comme ni Damas, ni Moscou, ni Pékin n’accorderont le moindre crédit aux résolutions votées à Tunis, sachant fort bien que la réunion est une nouvelle machine de guerre, camouflée en vague opération humanitaire, contre le régime syrien, les quelques 70 nations et associations réunies pourront aussi bien proclamer la déchéance de Bachar al-Assad et nommer Burhan Ghalioun président à sa place, ce sera d’une portée, comment dire, « limitée ».

Il y a quand même une chose que pourront faire les Amis de la Syrie – ils en avaient envie depuis longtemps  – c’est reconnaître officiellement le Conseil national syrien comme « un représentant légitime des Syriens recherchant un changement démocratique pacifique« . Ca ne changera rien au fait que le CNS qui n’est ni légitime, ni surtout pacifique, continuera après la réunion de Tunis de siéger à Ankara et non à Damas.

Car le fait majeur de cette réunion des faux amis de la Syrie, c’est le refus de la Russie, de la Chine, mais aussi du Liban, de participer à cette mascarade.