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Liban : le Général Aoun renvoie la France dans les cordes !


Liban : le Général Aoun renvoie la France dans les cordes !
 
 
François Hollande n’a pas pu s’empêcher de faire un détour au Liban, le 4 novembre, avant de se rendre en Arabie Saoudite. S’il n’a pas demandé la démission du Premier ministre, M. Mikati, il a tout de même plaidé en faveur d’un gouvernement d’union nationale qui inclurait des éléments du Courant du Futur de M. Saad Hariri, totalement hostile à Damas, avant de se montrer avec ce dernier lors d’une cérémonie en Arabie Saoudite. Cette demande est tout à fait cohérente avec la politique française dans la région, qui exige le départ de Bachar el Assad en Syrie et s’appuie sur une alliance avec ces « grandes démocraties » que sont l’Arabie Saoudite et le Qatar.

S’exprimant le 6 novembre à Rabieh, devant son groupe parlementaire, le Général Aoun a répondu à cette ingérence française, en disant : « Ils affirment dans les médias que le Liban est en danger. Mais le Liban est dans une situation meilleure que la France » ! En effet, avec seulement 36% d’opinions favorables, l’on se demande quel mandat M. Hollande a-t-il pour aller promouvoir le clan Hariri au Liban. A moins que le soutien de cette famille dont le clientélisme est légendaire ne fasse partie d’un certain héritage corrézien qui a contribué aussi à faire élire M. Hollande à la Présidence.

Dans un entretien à as-Safir le 6 novembre, le général Aoun a déclaré que le gouvernement Mikati resterait au pouvoir « jusqu’à nouvel ordre ». Il s’est opposé à un gouvernement d’union nationale qui serait « rapidement paralysé par les différends entre ses membres ». Quand à la proposition de former un gouvernement de technocrates, il est estimé que ceci était « impossible », « les hommes politiques neutres et les technocrates n’existant pas au Liban ». Si le changement de Cabinet devenait inévitable, la solution serait de former un gouvernement réduit, composé uniquement des chefs des blocs parlementaires du pays, a-t-il dit.