Aller à…
RSS Feed

MESOPOTAMIE. De Saddam Hussein al-Tikriti à l’EIIL : Irak «le pays des deux fleuves»


Pour quelqu’un qui comme moi ai connu l’Irak sous Saddam, c’est à désespérer. Le pays des deux fleuves était une mosaïque de cultures et de cultes qui cohabitaient ensemble avant que les USA et leurs caniches , avec l’aide des traîtres irakiens, ne l’aient détruit pour lui siphonner son pétrole
ginette

MESOPOTAMIE. De Saddam Hussein al-Tikriti à l’EIIL : Irak «le pays des deux fleuves»

Publié le juin 11, 2014 @ 12:08

Par Yves Kouotou

Les djihadistes de l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL) se sont emparés de la province de Ninive et de son chef-lieu Mossoul, dans le nord de l’Irak. « Ils menacent toute la région », ont estimé les États-Unis mardi. Les « qui » sont à l’origine de ça ? Toujours les mêmes. Les jihadistes patrouillent donc dans la deuxième ville d’Irak et ont appelé les fonctionnaires à reprendre leur travail. Les autorités disent vouloir armer les civils. L’EIIL, lui, projette d’aller jusqu’à Bagdad. D’où viennent leurs armes ? De Syrie, bien sûr. Qui les arment ? Toujours les mêmes. Retour sur cette grosse falsification avec mon frère et ami Kouotou. AJ

On parle de l’Irak aujourd’hui comme de ces pays de fondamentalistes religieux et obscurantistes, assassins à leurs heures perdues, à la poursuite d’un idéal extrémiste et islamiste, que le Coran ne leur enseigne pas… Plus de 1000 morts par mois depuis plus de 10 ans aujourd’hui, ce pays se meurt, se vide de son sang, de son essence aussi, sans mauvais jeux de mots, de maux !

La France vient de célébrer les 70 ans du débarquement allié en Normandie, l’Afrique à qui on refuse tout devoir de mémoire, qui n’a pas le droit d’associer la traite négrière, encore moins la colonisation à ses ennuis actuels, et qui avait son lot de morts venus libérer cette France, n’était même pas citée, pas souvenue, oubliée… Le débarquement, tous les ans, c’est un devoir de mémoire, la France s’y attèle, ses alliés aussi… Le mépris du rôle du nègre, c’est aussi un devoir de mémoire, se souvenir qu’il ne faut surtout pas se souvenir d’un détail, un choix donc, le point de vue d’une élite, la race aryenne suprémaciste et condescendante. Et ça s’appelle le déni de mémoire. Un devoir…

Qui se souvient que l’Irak n’a pas toujours été ce pays de barbares, qui se font sauter à l’aide d’explosifs, criant à chaque fois le nom d’un Allah qui les méprise ? Et du coup, c’est la mémoire qui flanche… George Bush le catholique, issu de cette élite qui sait toujours tout et mieux que quiconque, ce qui est bien pour d’autres, avait pourtant eu de bonnes et belles intentions pour ce pays jadis paisible… Contrat aujourd’hui pleinement rempli.

Le berceau des grandes civilisations, parmi les plus anciennes de notre humanité, le pays qui avait vu naître l’écriture il y a 5000 ans n’avait pas toujours été (heureusement) ce karaoké géant d’assassinats, ni ce bal d’attentats suicides qu’on lui connaît aujourd’hui !

Ne pas dire tous les jours qui passent, à l’annonce de chaque trucidé irakien ou de l’écroulement d’un pan du mur de notre humanité, dont ce pays était jadis le vestige, que l’Irak qui ne nous renvoie aujourd’hui que ce sentiment de désolation, d’effroi et d’horreur, n’est que la volonté politique, géostratégique et impérialiste de ces ogres qui font de la disparition des plus faibles, leurs hormones de croissance, est un autre crime…

Le faire ou pas, c’est aussi un devoir de mémoire… Comme un jardin, il faut l’arroser, pour l’entretenir.

Yves Kouotou