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Nous accusons ! La sourde oreille des grands médias sur la situation et la gravité des atrocités commises par Israël à Gaza


Djeha

Lundi 19 Novembre 2012
Nous accusons ! La sourde oreille des grands médias sur la situation et la gravité des atrocités commises par Israël à Gaza
H. Borer, A. Bustros, N. Chomsky, D. Heap, S. Kelly, M. Noonan, P. Prévost, V. Stresing, L. Tuller
Tandis que les nations d’Europe et d’Amérique du Nord commémoraient, le 11 novembre, les pertes militaires de guerres passées et présentes, Israël ciblait des civils. Le 12 novembre, à l’orée d’une nouvelle semaine, les lecteurs étaient inondés, pendant leur petit-déjeuner, de comptes rendus déchirants relatant les pertes humaines militaires passées et actuelles. Cependant, on semblait taire le fait essentiel selon lequel les pertes humaines les plus importantes lors des conflits armés contemporains touchent les populations civiles. Le matin du 12 novembre était également marqué par une absence criante d’information relatant les attaques militaires sur Gaza qui se sont poursuivies pendant tout le week-end. Une recherche superficielle confirme cette omission sur le réseau de télévision canadien Canadian Broadcasting Corporation (CBC) et les journaux canadiens dont le Globe and Mail, la Gazette de Montréal et le Toronto Star. De même en ce qui concerne le New York Times et la BBC.
Selon le rapport du Centre palestinien pour les droits de l’homme daté du 11 novembre, cinq civils palestiniens, dont trois enfants, avaient été tués dans la Bande de Gaza dans les 72 heures précédentes, en plus de deux membres de la sécurité palestinienne. Quatre de ces décès étaient dus à des tirs d’obus de Tsahal sur des enfants jouant au football. De plus, 52 civils ont été blessés, dont six femmes et 12 enfants. (Depuis que nous avons commencé à rédiger ce texte, le nombre de victimes palestiniennes a d’ailleurs augmenté et continue de croître.)
Les articles qui rapportent les meurtres commis se concentrent en grande majorité sur l’élimination des membres de la sécurité palestinienne. Par exemple, un article de l’Associated Press (AP) publié par la CBC le 13 novembre, intitulé Israel mulls resuming targeted killings of Gaza militants (« Israël réfléchit à la reprise des éliminations ciblées de militants de Gaza ») ne fait aucune mention des morts et des blessés parmi la population civile. Il caractérise les meurtres « d’assassinats ciblés ». Le fait que les pertes humaines soient dans une large mesure des victimes civiles, indique qu’Israël n’est pas tant engagée dans des meurtres « ciblés » que dans des assassinats « aveugles », commettant ainsi à nouveau le crime de punition collective. Un autre article de l’AP paru au bulletin d’informations de la CBC le 12 novembre et intitulé Gaza rocket fire raises pressure on Israel government (« Des tirs de roquettes mettent la pression sur le gouvernement israélien ») est accompagné de la photo d’une femme israélienne regardant un trou dans le plafond de son salon. Et là encore, aucune image, ni aucune mention des nombreuses victimes et des cadavres à Gaza. Dans le même ordre d’idées, la BBC titrait, le 12 novembre, Israel hit by fresh volley of rockets from Gaza (« Israël frappée par une nouvelle pluie de roquettes tirées depuis Gaza »). La même tendance se retrouve dans les grands journaux européens.
La couverture des premiers moments de la présente exacerbation insiste principalement sur les roquettes tirées depuis Gaza, dont aucune n’a causé de blessés ni de morts. Ce qu’on ignore sciemment, ce sont les bombardements touchant la bande de Gaza qui, eux, ont causé de nombreuses victimes, dont des morts et plusieurs blessés graves. Nul besoin d’être un expert en science des médias pour comprendre qu’on a affaire au mieux à des reportages bâclés et biaisés, et au pire à une désinformation pure et simple, basée sur une mauvaise foi délibérée et qui vise à déformer les faits pour tromper les lecteurs.
De plus, les articles mentionnant les victimes palestiniennes à Gaza rapportent systématiquement que les opérations militaires israéliennes était en représailles à des tirs de roquettes et à deux soldats blessés. Cependant, si l’on examine la chronologie des événements, la flambée de violence actuelle a débuté le 5 novembre dernier quand un innocent âgé de 20 ans et souffrant apparemment de troubles mentaux, Ahmad al-Nabaheen, a été tué alors qu’il déambulait près de la frontière. Les médecins ont dû patienter pendant six heures avant d’être autorisés à le secourir, et ils pensent que son décès est très certainement dû à cette attente. Puis, le 8 novembre, un garçon âgé de 13 ans qui jouait au football devant sa maison a été tué par les Forces d’occupation israéliennes qui avaient fait une incursion dans le territoire de la Bande de Gaza avec des chars d’assaut et des hélicoptères. Le fait que quatre soldats israéliens aient été blessés à la frontière le 10 novembre faisait donc partie d’une série d’événements incluant la mort de civils de Gaza, et n’en constituait en aucun cas l’élément déclencheur.
Nous, les signataires de ce texte, sommes récemment rentrés d’un séjour dans la Bande de Gaza. Certains d’entre nous sommes en contact direct avec des palestiniens vivant à Gaza à travers les réseaux sociaux. Pendant deux nuits d’affilée, le 10 et le 11 novembre, les palestiniens de Gaza ont été privés de sommeil à cause du survol incessant de drones et d’avions F16 et de bombardements aveugles de leur territoire densément peuplé. L’objectif de ces opérations semble clair : il est de terroriser la population, objectif atteint d’ailleurs, comme nous pouvons l’affirmer grâce aux témoignages de nos contacts sur place. S’il n’y avait pas eu de messages affichés sur Facebook, nous n’aurions pas conscience de l’envergure des bombardements et du degré de terreur ressenti par les civils palestiniens ordinaires de Gaza. Ceci contraste vivement avec ce que le monde sait du choc ressenti par les citoyens israéliens victimes des tirs de roquettes.
Selon un rapport non officiel envoyé le 11 novembre par un médecin canadien qui se trouvait à Gaza et qui a apporté son aide au service d’urgences de l’hôpital de Shifa durant le week-end, « les blessés étaient tous des civils présentant de multiples blessures de perforation provenant d’éclats d’obus : lésions cérébrales, blessures au cou, hemo-pneumothorax, tamponnade péricardiale, rupture de la rate, perforations intestinales, membres déchiquetés, amputations traumatiques. Tout ceci sans aucun écran de contrôle, avec peu de stéthoscopes, une seule machine à ultrasons… Plusieurs victimes souffrant de blessures graves mais n’engageant pas leur pronostic vital ont été renvoyées chez elles avant d’être examinées de nouveau le lendemain matin à cause du nombre considérable de blessures graves à traiter. La profondeur des blessures dues aux éclats d’obus donnait froid dans le dos. De petites blessures au demeurant, mais avec des dégâts internes massifs… Et tout cela avec très peu de morphine disponible pour atténuer la douleur. »
Apparemment, ce genre de scènes n’est pas digne d’être rapporté par le New York Times, la CBC ou la BBC.
Les préjugés et la malhonnêteté qui caractérisent la couverture de l’oppression palestinienne par les médias occidentaux ne sont pas nouveaux ; ceci a été amplement documenté. Pourtant, Israël continue à commettre des crimes contre l’humanité avec l’assentiment total et le soutien moral, financier et militaire de nos gouvernements, que ce soit les Etats-Unis, le Canada ou l’Union Européenne. Benyamin Netanyahu est en ce moment même en train de recueillir le soutien diplomatique des pays occidentaux en vue d’attaques à venir sur Gaza, ce qui nous fait craindre qu’une nouvelle opération du même type que « Plomb durci » se profile à l’horizon. En fait, les événements les plus récents confirment qu’une telle escalade est déjà en état de marche, tel que le montre le décompte des morts aujourd’hui. L’absence d’indignation populaire massive face à ces crimes est une conséquence directe de la dissimulation systématique des faits et de la manière distordue dont ces crimes sont rapportés.
Nous souhaitons exprimer notre indignation concernant la couverture médiatique scandaleuse de ces événements dans les grands médias. Nous appelons les journalistes du monde entier travaillant pour des antennes de ces grands médias à refuser d’être instrumentalisés à travers cette politique systématique de manipulation. Nous appelons également les citoyens à s’informer en consultant les médias indépendants et à laisser leur conscience s’exprimer ouvertement de la manière qu’ils jugent la plus efficace et appropriée.

Hagit Borer, Grande Bretagne
Antoine Bustros, Canada
Noam Chomsky, USA
David Heap, Canada
Stephanie Kelly, Canada
Máire Noonan, Canada
Philippe Prévost, France
Verena Stresing, France
Laurie Tuller, France

http://mondoweiss.net/2012/11/nous-accusons-mainstream-media…

* « Terroristes » est le terme utiliser pour désigner ceux qui terrorisent les populations civiles sans défense.
Ceux qui soutiennent les terroristes et/ou taisent leurs crimes en connaissance de causes sont aussi des terroristes qui seront appelés un jour à en rendre compte et jugés comme tels.
Puisque la justice est une question de rapports de forces, qu’est-ce que deux siècles dans l’histoire de l’humanité?

Note et commentaire de Djeha.

Le lobby juif et la manipulation des médias

Pense-bête à l’intention du journaliste chargé du Moyen-Orient. Dans cette période troublée où le journaliste doit manifester la plus grande prudence dans le compte-rendu des événements du Moyen-Orient et éviter de choquer l’opinion publique, il est bon de rappeler quelques principes et règles qui permettront de parer aux critiques. Correctement appliqués, les préceptes et conseils ci-dessous vous éviteront d’être accusé d’opinion tendancieuse.

Rudi BARNET
Lundi 19 Novembre 2012


Le lobby juif et la manipulation des médias
• Ne jamais oublier que ce sont toujours les Arabes qui attaquent ; Israël ne fait que se défendre et agit toujours en représailles. Ne jamais attribuer ce terme aux actions palestiniennes, seul Israël est victime.

• Quand l’armée israélienne tue des civils arabes, c’est toujours en état de légitime défense. Quand des civils israéliens sont tués, cela s’appelle du terrorisme.

• Les Israéliens n’enlèvent pas les civils palestiniens, ils les capturent. Toujours mentionner les nécessités de sécurité pour expliquer ces captures.

• Inversement, les Palestiniens et Libanais ne sont pas habilités à capturer des militaires israéliens. S’ils le font, le qualificatif à utiliser est enlèvement.

• Il n’est pas convenable de mentionner le nombre de prisonniers palestiniens (entre 8000 et 10000, dont 300 enfants) capturés actuellement. Si, malgré tout, vous devez en faire état, qualifiez-les de terroristes ou supposés terroristes.

• Utilisez le moins possible le terme Palestinien et préférez Arabe, terme officiel du gouvernement israélien pour désigner les habitants non-juifs des deux territoires.

• Quand vous mentionnez le « Hezbollah », toujours ajouter l’expression « soutenu par la Syrie et l’Iran ». Mais quand vous parlez d’Israël, il est superflu d’ajouter « soutenu par les USA et l’Europe ». On pourrait croire qu’il s’agit d’un conflit déséquilibré.

• Ne pas utiliser le terme « territoires occupés » mais territoires contestés. A ce propos, il est aussi préférable de dire Judée-Samarie plutôt que Cisjordanie.

• Ne jamais rappeler les diverses résolutions de l’ONU ou conventions de Genève défavorables à Israël. Idem pour les condamnations par la Cour de Justice de La Haye. Cela risque de perturber le lecteur, téléspectateur ou auditeur.

• Quand vous devez évoquer l’historique du conflit, il est bon de rappeler les attaches bibliques des juifs avec Israël (« la terre d’où nous venons, le pays de nos ancêtres »). Evitez d’évoquer les travaux des historiens modernes qualifiant cette thèse de légende.

• Il est préférable de ne pas dire « armée israélienne », mais d’utiliser la qualification plus sympathique de « Tsahal ».

• Si vous travaillez à la télévision, évitez de montrer des images de Palestiniens blessés (surtout les enfants) et privilégiez toujours celles montrant des Israéliens psychologiquement traumatisés (surtout des enfants).

• Il est de bon ton de laisser entendre que le « Hamas » est un groupe terroriste qui ne reconnaît pas l’État d’Israël (ces Islamistes qui ne veulent pas la Paix est un commentaire bienvenu). Surtout, ne faire aucune mention de la reconnaissance faite en 2002.

• Il n’est pas indiqué de signaler qu’Israël a toujours refusé de fixer ses frontières et ne reconnaît pas la Palestine.

• Le mot colonies doit être écarté dans vos textes, parlez plutôt d’implantations.

• Afin d’affirmer la symétrie du conflit, ne jamais évoquer l’expansionnisme israélien mais toujours parler de deux peuples se disputant un territoire.

• Au cas où vous devriez évoquer les projets de développement nucléaire de l’Iran, il n’est pas utile d’insister sur l’arsenal nucléaire militaire israélien. Et surtout pas de signaler que c’est la 6ème puissance mondiale dans ce domaine.

• Quand vous devez faire état du refus palestinien d’agréer les conditions israéliennes pour l’arrêt des hostilités, toujours ajouter que « Israël considère qu’il n’a plus de partenaire pour le processus de paix »… Si possible sur un ton de regret.

• Si vous êtes appelé à citer le « mur de séparation », ne jamais mentionner qu’il a été établi sur des terres palestiniennes annexées, mais toujours mentionner que ce mur a été érigé pour arrêter les attentats terroristes. Et éviter surtout de citer la condamnation du « Tribunal International de Justice » exigeant son démantèlement.

• Concernant les opposants à Israël, ne jamais utiliser les mots résistants ou militants… Toujours parler de terroristes ou d’activistes. Même s’ils manifestent seulement pour la paix, ils doivent être qualifiés de pro-palestiniens.

• Au cas ou vous seriez amené à reparler de « Plomb Durci », toujours reprendre la thèse israélienne : c’est le Hamas qui a rompu la trêve (ajoutez « unilatéralement » pour une meilleure compréhension) et qu’Israël avait mis les Palestiniens en garde avant les bombardements (inutile de citer les bombes au phosphore).

• En cas de nouvelle opération visant à briser le blocus de Gaza, utilisez des expressions telles « cette flottille de soi-disant pacifistes » ou « acte de provocation » et surtout évitez les commentaires du style « blocus illégal d’Israël, condamné par l’ONU ».

• Il est important d’être vigilant face à la propagande palestinienne. C’est chaque jour que les agences de presse reçoivent des communiqués sur de soi-disant incidents (incendies d’oliviers, massacre à la frontière syrienne, répression violente de manifestations, etc)… sans confirmation des autorités israéliennes. Évitez donc d’en faire état dans vos médias.

• Si vous en avez l’occasion, affirmez qu’Israël est la seule démocratie du Moyen-Orient. Évitez, évidemment, d’ajouter que cette qualité ne concerne que la population blanche et juive du pays.

• Ne faites aucune critique de la volonté du gouvernement actuel de transformer le terme Israël en État Juif, excluant de facto les 20 % de musulmans de la population. Toujours éviter la référence religieuse à ce propos.

• Contrairement aux infos des médias israéliens, toujours très fiables, la prudence s’impose avec celles provenant des agences de presse ou médias arabes. Toujours les vérifier –si nécessaire auprès de l’ambassade d’Israël– avant diffusion.

• A priori, tout communiqué émanant des services du gouvernement israélien doit être considéré et diffusé comme objectif. Au cas où l’information s’avérerait ensuite fausse ou incorrecte, il n’est pas utile d’en informer le public, sauf après un délai suffisant pour en atténuer l’impact.

• Au cas où une information très défavorable à Israël vous parvient (condamnation d’une instance internationale, découverte d’un complot…), il est urgent et primordial, pour préserver la réputation d’Israël, de rechercher un autre sujet à diffuser à sa place (mariage royal, performance sportive…).

• Les Israéliens parlant mieux le français que les Arabes, donnez-leur souvent la parole. Ils peuvent mieux nous expliquer les règles précédentes et vous affirmerez ainsi votre neutralité journalistique.

Note importante

Au cas où certains de vos collègues contreviendraient aux règles ci-dessus, prière d’en aviser les responsables de votre média. C’est un devoir citoyen de signaler ces dérives antisémites.

Rudi BARNET

Lundi 19 Novembre 2012

Gaza : L’horreur (photos) à huis-clos. Chavez dénonce l’agression (vidéo)

Bonjour de Gaza

(âmes sensibles, s’abstenir !)http://sos-crise.over-blog.com/article-gaza-l-horreur-photos-a-huis-clos-chavez-denonce-l-agression-video-112595265.html

Les Palestiniens ont repris les bombardements du territoire israélien  18/11/2012

??????? ?????????? ??????? ???

Phot?: EPA

Des militants palestiniens ont repris dimanche matin les bombardements du territoire israélien. Les missiles ont explosé dans le sud d’Israël dans un endroit dégagé. Personne n’a été blessé.
Les Palestiniens ont parlé de 900 roquettes, lancées sur Israël mercredi dernier, et d’un avion israélien abattu. Les militants qualifient les tirs de roquettes sur le Gush Dan (Tel-Aviv et ses environs) son principal résultat, comme plus de 3 millions des Israéliens étaient menacés

french.ruvr.ru????

Posté par sabra13 le 18/11/2012                                                                                               Bon je reprends j’avais dit c’est quoi cette information ???????
on essaye de nous faire des vessies pour des lanternes!
même la photo n’est pas appropriée!
moi je pense que cette info est une propagande anti palestinienne!!!

4.Posté par 3abdkrim le 18/11/2012

A partir du moment ou vous entendez ou lisez « missile »a la place de « roquette » c est de la propagande pro sion

Gaza: « Israël » poursuit ses raids, interruption des tirs palestiniens  19/11/2012

Gaza: Israël poursuit ses raids, interruption des tirs palestiniens

Gaza: Israël poursuit ses raids, interruption des tirs palestiniens
© AFP/ Menahem Kahana

L’armée israélienne a repris lundi matin ses bombardements dans la bande de Gaza, tandis que les Palestiniens ont suspendu leurs tirs de roquettes contre l’Etat hébreu, rapporte le correspondant de RIA Novosti à Gaza.
Le nombre total de Palestiniens tués dans les raids de Tsahal a atteint 83 avec la mort de quatre enfants et cinq femmes dont les corps ont été découverts dans les ruines d’un immeuble bombardé dans l’ouest de la ville de Gaza. La frappe, qui visait un commandant palestinien haut gradé, est l’incident le plus sanglant depuis le début de l’opération Pilier de défense lancée mercredi 14 novembre.
Dans le même temps, quatre personnes, dont une femme, ont trouvé la mort la nuit dernière dans un raid aérien sur la ville de Rafah, et un mollah a été tué dans une attaque contre le camp de réfugiés de Nusseirat.
D’après un bilan rendu public dimanche par l’Armée de défense d’Israël, au moins 846 roquettes ont été tirées depuis mercredi sur le territoire israélien, dont 302 ont été interceptées par le système antimissile « Iron Dome ». Pour leur part, les forces israéliennes ont attaqué 130 cibles dans la bande de Gaza.
Le chef de la diplomatie israélienne Avigdor Lieberman a déclaré dimanche que la seule condition d’une trêve était que tous les groupes armés de Gaza cessent leurs attaques

Ria Novosti

Salam, Bonjour, Hello, Ciao, Ola, Goedendag, Hej 

———- Message transféré ———-
De : boualem
Date : 18 novembre 2012
Objet : Gaza: La propagande médiatique bat des records de désinformations

 témoignage et un appel à l’aide d’un palestinien:http://aymanqwaider.wordpress.com/2012/11/17/massacre-de-gaza-2012/

http://www.europalestine.com/spip.php?article7807

STOP à la propagande des collabos !  

La prose des médias de révérence est à gerber. A l’unisson avec le feu vert donné par Hollande à Netanyahou lors de sa visite en France : « tu peux y aller ! ». Mais bien sûr, il sont tous pour la paix, et Hollande a même téléphoné à Netanyahou pour lui dire de « ne pas répondre aux provocations » (sic). Israël assassine des bébés, des journalistes, terrorise toute une population sur un territoire qui n’est pas le sien, et Le Monde titre : « Gaza : un problème pour Israël depuis 64 ans » !!

Le bilan s’aloudit d’heure en heure, tandis que les dirigeants israéliens multiplient les menaces les plus terrifiantes contre le peuple palestinien, sous occupation. Et que lit-on dans ces journaux qui sont autant de gauche que le nouveau gouvernement français ?

Le Monde détient sans doute le record de bassesse et de lèche-fesses de l’occupant.

Dans son édition de ce week-end on peut y lire que les résistants ont « franchi une ligne rouge ». Le collabo de service écrit textuellement : « On se demande si le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza a décidé de ruiner le bénéfice du relatif statu quo qui perdurait jusque là avec Israël, au seul motif de venger la mort d’Ahmed Jabari, son chef militaire ? » … un « homme qui avait les mains couvertes de sang »…

L’occupant israélien ne franchit jamais de lignes rouges, c’est bien connu. Il se contente de déchiqueter et de calciner les bébés. Si l’on devait assassiner tous les Israéliens, qui ont du sang sur les mais, ce serait une belle hécatombe !

Il avait 11 mois et il a été tué hier par les engins de mort israélien.

Une vingtaine d’enfants ont été assassinés en 4 jours, sur une soixantaine de civils tués, et on parle maintenant de près d’un millier de blessés par Israël, qui bombarde délibérément les familles.

Mais le même journal aux ordres des commandos de la mort écrit « Le Hamas connait une sorte d’ivresse politique nourrie de sa proximité idéologique avec les frères musulmans désormais au pouvoir au Caire »

Dans Libération, Vincent Giret, n’est pas en reste.

Après avoir déclaré : « Il faut répéter qu’Israël a le doit inaliénable comme tout état à la sécurité », les Palestiniens, n’ayant eux pas besoin de sécurité puisqu’ils n’ont pas d’État, n’est-ce pas, ce monsieur qui fait honneur à la profession, analyse ainsi les bombardements : « C’est le Hamas, qui en profite pour torpiller la prochaine candidature de l’Autorité Palestinienne à un statut d’État non membre de l’ONU »

Et de nous asséner qu’avec « L’Égypte travaillée par l’islamisme », « l’Iran menaçant », et « le Hamas qui tient à exhiber son nouvel arsenal de terreur contre Israël », le pauvre Israël ne sait plus où donner de la tête.

Sans parler des sanctions qu’Israël annonce contre la terrible menace d’une représentation de la Palestine, en tant qu’observateur à l’ONU. Diantre, Israël est cerné !

Quant à « l’envoyée spéciale » de Libé à Gaza, Aude Marcovitch, elle n’est pas allée sur place pour rien, puisqu’elle a vu des roquettes qui partent de Gaza vers Israël, nous dit-elle comme premier élément de son article. Cette grande journaliste de terrain indique par ailleurs que « des tunnels soupçonnés de servir à la fois de cachettes pour les hauts responsables du Hamas et de bases de tir pour certaines roquettes, ont été ciblés »..

Ça valait tout de même le coup d’avoir un envoyé spécial à Gaza pour nous raconter cela ! On ne sait pas si Aude Marcovitch faisait partie des journalistes étrangers qui ont été bombardés par Israel tandis qu’ils se trouvaient dans le tour des médias, mais elle si elle en ressort vivante, elle trouvera sans doute une bonne explication à cet autre attentat « ciblé ».

Heureusement que de moins en moins de gens achètent cette presse de caniveau, d’apologie de crimes de guerre.

Netanyahou a besoin de d’un bain de sans avant les élections législatives. Alors, on attend le 22 janvier, en espèrant que cela s’arrêtera au moment où les Israéliens iront mettre un bulletin dans l’urne pour choisir entre Netanyahou-Liberman ou Lieberman-Netanyahou ?

Il faut aussi qu’Israël teste ses nouvelles armes anti-missiles, des joujoux tout neufs et très performants, dotés de noms plus sympathiques les uns que les autres ? Il parait que les Etats-Unis qui les ont financés sont très curieux de voir ce que cela donne.

Noam Chomsky appelle un chat un chat : « Ce n’est pas une guerre, c’est un massacre ».

« L’invasion et le bombardement de Gaza n’ont pas pour but de détruire le Hamas. Ils n’ont pas pour but d’arrêter les tirs de roquettes sur Israël. ils n’ont pas pour but de parvenir à la paix.

Cette décision israélienne de semer la mort et la destruction à Gaza est l’aboutissement d’une entreprise de nettoyage ethnique des Palestiniens qui dure depuis des décennies.

Les armes sophistiquées israéliennes qui atteignent par air et par mer des zones densément peuplées, des camps de réfugiés, des écoles des immeubles d’habitation, des mosquées, qui attaquent une population qui ne dispose ni de forces aérienne ou navale, pas d’équipements lourds, pas d’armée, ne constituent pas une guerre. Ce n’est pas de la guerre, mais de l’assassinat.

Et quand les Israéliens expliquent qu’ils doivent se défendre alors qu’ils sont dans des territoires occupés, ils s’agit de la défense d’un occupant militaire face à une population occupée et opprimée. On ne peut parler de défense quand on occupe la terre de quelqu’un d’autre. Trouvez un autre mot ! »

Noam Chomsky

Source : http://www.zcommunications.org/znet

CAPJPO-EuroPalestine

PS. A Tripoli, plusieurs journalistes non mainstream ont remarqué que, lors de leurs excursions médiatiques organisées par le ministère libyen de l’information, certains journalistes occidentaux téléphonaient immédiatement après leur passage à check-point qui était tout de suite bombardé par l’OTAN, chose qui se répétait systématiquement. Et on peut se demander dès lors si les journalistes de libé et autres médias ne font pas le même boulot lorsqu’ils sont à Gaza ou à Alep. En tout cas, quand la Syrie ou le Hamas interdit d’accès certains journalistes on parle d’atteinte aux libertés (en même temps qu’on interdit la diffusion des chaines syriennes, iraniennes ou libanaises en Occident ! …pluralisme oblige) et s’ils les acceptent, il se révèle que certains sont de vulgaires espions …Que faire donc dans cet empire du deux poids deux mesures et des journalistes « embedded » …traduction : qui couchent dans le même lit, journalistes mercenaires, journalistes prostitués ?
dimanche, 18 novembre 2012

Surprises de la résistance: un navire de guerre, un hélicoptère et Herzelia
La machine infernale de guerre israélienne poursuit son offensive « Colonne de Fumée » (selon la traduction de l’hébreu) et « Pilier de défense » (selon le terme choisi par les médias francophones) contre la bande de Gaza.

Depuis samedi soir, plus de 100 raids israéliens ont été perpétrées, prenant pour cibles 70 positions dans la bande de Gaza.

Ce dimanche , ce Cette photo pubiée sur Facebook les premiers jours a été otée sont les enfants qui ont le plus pati des raids israéliens. Jusqu’à l’écriture de cet article, il est question de 9 enfants tués sur les 24 martyrs palestiniens.

Une fille de la famille Dalou tuée dans le raid israélien ce dimanche

 

 

 

 

 

 

 

Dans un raid meurtrier contre un bâtiment dans le quartier Nassir, à l’ouest de Gaza, 5 enfants ont été tués d’un seul coup, ainsi que 7 autres adultes dont trois femmes, et cinq hommes, tous des frères. Selon le correspondant d’Almanar, les 13 victimes appartiennent à une même famille, Al-Dallou.

Au milieu de la journée, une fille de 9 ans a été tuée ainsi que son père, dans un raid aérien contre le camp Chati à l’ouest de Gaza. 8 autres personnes ont été blessés.

Dans la matinée, selon des sources médicales cite par l’AFP, « un enfant de 18 mois a été tué et ses deux frères âgés de 4 et 5 ans grièvement blessés dans un raid israélien dans le centre de la bande de Gaza ».

Dans la nuit, deux enfants âgés d’un an et trois ans avaient été tués dans des raids israéliens sur Beit Hanoun et Beit Lahiya, dans le nord de l’enclave palestinienne, ont précisé des sources médicales.

En plus de ces enfants, deux Palestiniens ont été tués lors d’un autre raid dans le nord de la bande de Gaza et huit autres blessés dans un raid, dimanche matin, contre le quartier général de la police dans l’est de la ville de Gaza, selon les mêmes sources.

De plus, une femme a été tuée à Shuchaiyyé et le cadavre d’une autre, de 52 ans, (Nawal Adel Al), a été dégagé des décombres de sa maison qui s’est effondrée lors du bombardement du poste de police, au nord de la bande.

 Version AFP

Gaza: 20 morts dimanche, en majorité des femmes et des enfants

Vingt Palestiniens, dont une majorité de femmes et d’enfants, ont été tués dimanche dans des raids aériens israéliens sur la bande de Gaza, selon les services de santé du territoire palestinien gouverné par le Hamas.
Il s’agit de la journée la plus meurtrière à Gaza depuis le début mercredi de l’offensive militaire israélienne contre le territoire palestinien.
les 4 enfants tués de la famille al-Dallou

Dix personnes, parmi lesquels huit membres de la famille Al-Dallou, dont quatre enfants, trois femmes et un homme, ont été tuées dans l’après-midi dans une frappe aérienne qui a détruit un immeuble de trois étages du quartier de Nasser (nord) dans la ville de Gaza, selon un nouveau bilan des services d’urgences.
Le père de famille était un fonctionnaire du ministère de l’Intérieur du Hamas, chargé de la protection des personnalités.
Les deux autres morts sont deux voisins, un femme de 83 ans et un jeune homme de 22 ans.
« Le massacre de la famille Al-Dallou ne restera pas impuni », ont averti les Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du mouvement palestinien Hamas, au pouvoir à Gaza.
« Ce massacre prouve que l’occupant se venge sur les civils de son échec militaire. Les Israéliens vont payer », a renchéri un porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri.

En fin d’après-midi, deux hommes ont trouvé la mort à la suite de bombardements israéliens, le premier dans un quartier nord de la ville de Gaza et le second à Nusseirat, dans le centre de la bande de Gaza.

Deux autres raids ont tué un homme à Chejaïya, un quartier de l’est de la ville de Gaza, et deux autres à Jabalia, dans le nord du territoire palestinien, ont précisé les services ambulanciers de Gaza.

Blessé de la famille al-DallouDans la matinée, six Palestiniens, dont quatre enfants, avaient été tués.
Ahmad al-Nahal, 25 ans, et Tasnim al-Nahal, 13 ans, dont le lien familial exact n’était pas connu dans l’immédiat, ont été tués dans le camp de réfugiés de Chati, à Gaza, avait indiqué un porte-parole des services d’urgences, Achraf al-Qoudra.
Auparavant, Iyad Abou Khoussa, « un enfant de 18 mois, (avait) été tué et ses deux frères âgés de 4 et 5 ans grièvement blessés » dans un raid israélien sur le centre de la bande de Gaza, selon un autre porte-parole, Adham Abou Selmiya.
Et plus tôt, un garçon, Tamer Abou Saeifane, 3 ans et sa soeur Joumana, un an, avaient péri dans des raids israéliens sur le nord de l’enclave palestinienne, selon les mêmes sources.
Par ailleurs, des médecins ont annoncé avoir retrouvé le corps d’une femme de 52 ans, Nawal Abdelaal, sous les décombres d’une maison dans l’est de la ville de Gaza.
Depuis le déclenchement de l’offensive militaire israélienne « Pilier de défense » avec l’assassinat mercredi à Gaza d’Ahmad Jaabari, chef des opérations militaires du Hamas, 69 personnes ont été tuées, 66 Palestiniens et trois Israéliens.

Raids contre deux centres de médias : un journaliste perd sa jambe

Dans la nuit de samedi à dimanche, l’armée israélienne a bombardé  deux centres de presse abritant les bureaux de chaînes de télévision affiliées au Hamas, selon l’AFP. Dans un version différente de celle de l’Agence française, la correspondante de la télévision AlMayadine a assuré que le bâtiment renferme aussi des bureaux de chaines arabes et internationales aussi.

Les  bureaux de l’agence Russia Today ont été totalement détruits.

9 journalistes ont été blessés, dont un est dans un état grave.
En milieu de journée, des menaces israéliennes ont été adressées aux journalistes, via une correspondante étrangère selon Almayadine, et les deux bâtiments ont été évacués.

Cibles à Gaza

Selon l’AFP, samedi soir, les maisons de cinq commandants militaires du Hamas ont été visées par des raids sur le territoire, selon le mouvement et des témoins.
Outre le siège du gouvernement du Hamas, les raids ont visé le quartier général de la police, l’Université islamique et le stade « Palestine », la principale enceinte sportive de Gaza.
Autour du bâtiment du gouvernement, entièrement détruit vendredi soir,  flottait encore dans la matinée une odeur de poudre. La poussière emplissait l’air autour des papiers et des morceaux de meubles achevant de se consumer.

Version israélienne

« Pendant la nuit, l’aviation israélienne a visé des dizaines de sites souterrains de lancement de roquettes, provoquant de gros dégâts (sur ces installations) du Hamas et d’autres organisations terroristes », a confirmé l’armée dans un communiqué.
« Sayara – un camp d’entraînement et un centre de commande du Hamas – a été attaqué », de même qu' »un centre de communication utilisé par le Hamas » et « plusieurs bases d’entraînement du Hamas », a-t-elle détaillé.
Parallèlement, « des soldats de la marine israélienne ont attaqué des sites terroristes au nord de Gaza », a ajouté l’armée.
Bilan des raids israéliens

Depuis le début de l’offensive jeudi soir, les raids et pilonnages israéliens, aériens, maritimes et terrestres s’élèvent à plus de 1000 selon des sources israéliennes. A un rythme de 10 bombardements toutes les 15 minutes, selon le correspondant  de la télévision Mayadine. L’armée israélienne a fait état de 950 cibles touchées dans la bande de Gaza.

 Sondage israélien

Selon un dernier sondage, 91% des israéliens soutiennent l’offensive contre la bande de Gaza et 74% sont pour l’invasion de la Bande.

Surprises: un navire de guerre, un hélicoptère Apache et Herzlia

Malgré la force de frappe israélienne intensive, la riposte la résistance palestinienne ne faiblit pas. Ce dimanche les factions de la résistance ont élargi leur champ d’action contre les cibles israéliennes.

Pour la première fois, un navire de guerre israélien se trouvant au large de Gaza a été bombardé de 5 roquettes. Les tirs ont été revendiqués par le Hamas. les médias israéliens ont évité d’en parler.

Voiture israélienne touchée par une roquette Fajr 5 à Horone
Et pour la première fois aussi, la région de Herzlia Ramazgan, située à 85 Km de Gaza a elle aussi été en proie aux roquettes de la résistance. Cette attaque a été reconnue par les sources israéliennes qui se sont toutefois abstenues de donner des détails.

En début de soirée de ce dimanche, le Hamas a annoncé avoir descendu un hélicoptère israélien Apache  au nord de la Bande de Gaza. les brigades Qassam ont assuré avoir filmé l’opération et s’engagent à diffuser les images ultérieurement.

Pour sa part, la ville de Tel-Aviv a été en proie à deux attaques ce dimanche, (5 depuis le déclenchement des hostilités): deux premières roquettes iraniennes Fajr 5 ont été tirées dans la matinée. Selon des sources israéliennes, l’une d’entre elle s’est abattue sur une voiture (voir photo à droite). Le sort de la deuxième demeure inconnue.

Alors qu’une deuxième salve de deux roquettes a été tirée dans la soirée. Les images des tirs ont été retransmises en direct sur la chaine de télévision Almanar.

100 roquettes, plus de 20 cibles israéliennes

Depuis samedi minuit, une centaine des roquettes palestiniennes ont été tirées contre les colonies israéliennes, dont: Beersheva, Ashkélon, Hof Ashkélon, Ashdod, Shaar Hanegev, Sdérot, Ofakim, Goush Dan, Gan Yavné, Beer Touvia, Kiryat Malachi.

La position Nahel Oz a fait l’objet de tirs de 4 roquettes 107. Dans l’après midi, les médias israéliens ont indiqué que 15 roquettes se sont abattues sur la colonie d’Ashdod, en 5 minutes. Il est aussi question d’un batiment qui a été touché à Ashkélon. Alors que le journal israélien Yediot Aharonot signale que les sirènes d’alarme n’arrêtent pas de retentir dans les colonies du sud des territoires palestiniens de 1948. Selon Almanar, citant le Haaretz, il y a eu des blessés israéliens, dont des cas graves, dans une voiture frappée par une roquette palestinienne dans la colonie d’Ofakim. En fin de journée, les médias israéliens avaient compté 41 roquettes tirées contre la colonie d’Ashkol seule.

La télévision Almanar a diffusé des image de tirs de roquettes de typre Grad contre la colonie Beersheva: ont voit la plate-forme  sortir à la surface et tirer successivement 6 obus.

Le dernier bilan israélien publié par les médias israéliens rend compte de 16 colons israéliens blessés, dont 4 dans un état grave.

Depuis le début de l’offensive, le site Guysen parle de 1000 roquettes palestiniennes tirées, dont 100 qui auraient échoué, et 266 qui auraient été interceptées, alors que 33 sont tombées sur des zones construites.  

Version AFP

Après une pause entre 21H00 locales (19H00 GMT) samedi soir et 07H30 (05H30 MT) dimanche matin, les tirs de roquettes de Gaza ont repris. Selon une porte-parole de l’armée, deux roquettes se sont abattues en début de matinée sur le sud d’Israël.
L’armée israélienne a indiqué que deux roquettes avaient été tirées dimanche matin contre le territoire israélien, sans faire ni blessé ni dégâts, après une pause dans les tirs depuis 21h00 samedi.
Pour la troisième journée consécutive, les sirènes d’alerte ont retenti à Tel-Aviv. Peu après, une nouvelle batterie d' »Iron Dome », a intercepté une roquette.
Le tir a été revendiqué par le Hamas, qui a affirmé avoir lancé une roquette Fajr 5. Jeudi et vendredi, trois roquettes étaient tombées dans la région de Tel-Aviv, capitale économique d’Israël, dont deux en mer.

Bilan: une clivage de taille: 70 martyrs palestiniens contre 4 tués israéliens 

Comme d’habitude dans les guerres contre l’ennemi sioniste, le clivage entre les victimes palestiniennes (arabes par extension0 et israéliennes est énorme. ce qui ne devrait néanmois pas priver les Palestiniens des exploits réalisés.

Samedi, selon l’AFP, les raids israéliens ont provoqué la mort de 16 Palestiniens, dont au moins sept combattants du Hamas et deux du Jihad islamique, d’après des sources médicales à Gaza. Dans le même temps, neuf Israéliens ont été blessés, dont quatre soldats, selon l’armée israélienne.
Selon les derniers chiffres, il est question de 24 martyrs pour ce dimanche, et de 70 depuis le début des hostilités.

20 enfants et 10 femmes figurent parmi les victimes. Selon des sources médicales et des organisations de défense des droits de l’Homme, la moitié des martyrs palestiniens ne sont pas des combattants.

Plus de 600 palestiniens ont été blessés, dont 224 femmes et enfants, ont rapporté des sources médicales pour la télévision Almayadine.

Côté israélien, quatre Israéliens tués et 18 Israéliens blessés ont été recensés jusqu’à samedi, auxquels il faudrait ajouter les 16 blessés de ce dimanche.
Tractations politiques

Les services du Premier ministre palestinien du Hamas Ismaïl Haniyeh ont indiqué qu’il s’était entretenu de la situation au téléphone avec le président égyptien Mohammed Morsi.
Samedi, le président égyptien  s’est montré optimiste samedi, évoquant des contacts avec les deux camps et « quelques indications sur la possibilité d’un cessez-le-feu bientôt », lors d’une conférence de presse avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan.
« Il y a quelques indications sur la possibilité d’un cessez-le-feu bientôt », a déclaré le président égyptien au cours d’une conférence de presse avec le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, ajoutant toutefois qu’il n’y avait pas encore de « garanties ».
M. Morsi a dit, sans autres précisions, que le gouvernement égyptien avait des contacts « énergiques » avec tant les Palestiniens qu’Israël.

Position du Hamas

Un haut responsable du Hamas avait auparavant dit à l’AFP sous couvert de l’anonymat que son mouvement, au pouvoir dans la bande de Gaza, était réticent à toute trêve car il doutait que les termes d’un cessez-le-feu puissent être garantis.
Le Centre d’Information palestinien, un site internet proche du Hamas dont il se veut un porte-parole, a écrit que le chef de ce mouvement islamiste, Khaled Mechaal, présent au Caire samedi, avait à ce sujet exigé des « garanties internationales », au cours d’une rencontre avec le chef des services du renseignement égyptiens,  le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan et l’émir du Qatar Hamad Ben Khalifa Al-Thani.
Une de ses exigences est qu’Israël mette fin au blocus qu’il impose à la bande de Gaza depuis que son mouvement a pris le contrôle de ce territoire en 2007.
Le numéro deux du Hamas, Moussa Abou Marzouk, a quant à lui affirmé samedi qu’Israël avait demandé à « un grand nombre d’intermédiaires d’intervenir pour calmer la situation dans la bande de Gaza », précisant que le mouvement avait répondu: « c’est vous qui avez commencé la bataille, c’est à vous de l’arrêter ».

Un haut responsable du Hamas, qui s’exprimait sous couvert de l’anonymat a révélé pour l’AFP : “Par l’intermédiaire de l’Égypte, nous nous étions mis d’accord sur une trêve (lundi), et elle a été interrompue au bout de 48h », a rappelé ce responsable. « L’Égypte ne peut plus se porter garante d’une trêve », a-t-il estimé.

M. Erdogan a jugé qu’Israël portait l’entière responsabilité de l’escalade et devrait rendre des comptes « pour le massacre de ces enfants innocents ». En visite samedi matin à Gaza, le ministre tunisien des Affaires étrangères, Rafik Abdessalem, a lui aussi dénoncé une « agression israélienne flagrante ».
La Maison Blanche a en revanche réaffirmé que « les tirs de roquettes en provenance de Gaza étaient le facteur déclenchant de ce conflit », reconnaissant à Israël « le droit de se défendre et de décider de la tactique à utiliser ».
Le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi conduira une délégation ministérielle à Gaza en signe de solidarité dimanche ou lundi, a annoncé l’organisation à l’issue d’une réunion d’urgence au Caire.
Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, est attendu lui dimanche pour des entretiens avec les dirigeants israéliens et palestiniens.

Dôme d'acier en action: il aurait intercepté 302 roquettes palestiniennes sur les 1000 tiréesPréparation israélienne
Les préparatifs en vue d’une éventuelle opération terrestre se sont accélérés, avec la mobilisation de quelque 20.000 réservistes israéliens. Le gouvernement doit se prononcer dimanche sur le rappel d’un total de 75.000 réservistes.

Selon les services de renseignements israéliens, la résistance palestinienne toutes factions confondues possède quelques 10 mille roquettes et obus de moyenne et longue portée.

Alors que le quotidien israélien Yediot Aharonot estimait pour sa part que l’armée israélienne n’entamera pas une opération terrestre.  » Elle risque de compromettre les objectifs modestes de l’offensive israélienne », expliquait le chroniqueur militaire du journal Alex Fischman. Toutfois, estime-t-il,  les dirigeants israéliens pourraient ne plus pouvoir se maitriser, peut-être,  si « le Hamas parvient à infliger à Israël une frappe dramatique qui lui permet de revendiquer la victoire finale de cette guerre ».

Pour sa part, le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a averti qu’une opération terrestre à Gaza pourrait coûter à Israël une grande partie de son soutien international, tout en dénonçant l’implication de l’Iran dans la fourniture d’armes au Hamas.