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Pas de Sykes-Picot bis en Syrie!!


 

Pas de Sykes-Picot bis en Syrie!!

 
 Pour l’analyste politique jordanien, Rached al-Ramahi, Sykes-Picot ne répètera jamais,

Le projet américano-sioniste de scinder le Moyen-Orient en plusieurs morceaux est voué à l’échec. Un peu d’histoire avant d’entrer dans le vif du débat : en 1915, la Grande-Bretagne négocie avec la France le partage des provinces arabes de l’Empire ottoman. Les négociations commencent en novembre 1915 et sont menées par François Georges-Picot, ancien consul de France à Beyrouth et délégué à l’ambassade de France à Londres, et par Sir Mark Sykes, parlementaire britannique et spécialiste de l’Empire ottoman. Pour la France, les négociations portent sur la Syrie naturelle, territoire s’étendant de la Cilicie au Sinaï et du littoral méditerranéen à Mossoul. Sykes, de son côté ,estime que la zone française ne peut s’étendre que sur la Syrie du nord, car les villes de Damas, Homs, Hama et Alep sont réservées à Hussein, et la Palestine à la Grande-Bretagne. La France se rend aux arguments britanniques concernant les quatre villes syriennes qui feront partie du royaume arabe, mais sur lequel la France aura une zone d’influence. En revanche, la France refuse que la Palestine soit sous domination britannique. Elle accepte néanmoins le principe de l’internationalisation de la Palestine.

Les Etats-Unis et Israël cherchent à canaliser le mouvement populaire.

Rached al-Ramahi voit deux raisons qui motivent le mouvement populaire au Moyen-Orient : primo, les populations de certains pays arabes affrontent la tyrannie des ordres dictatoriaux ; secundo : le courant salafiste qui ,en coordination avec l’impérialisme américano-israélien, cherche à s’ingérer dans le mouvement populaire et le canaliser dans le sens de ses propres intérêts.  » D’aucuns s’emploient à alimenter le mouvement populaire et le dévier de son chemin naturel et pacifique, c’est ce qui se passe notamment en Libye et en Syrie, et ils ont conduit le mouvement populaire vers le crime et les opérations de sabotage », explique al-Ramahi, qui a ensuite ajouté : » et cela à un moment où si l’on appelait ce mouvement populaire une révolution, on devrait alors  en vérité le considérer plutot comme l’automne arabe ou l’enfer arabe qui véhicule d’immenses douleurs et souffrances pour les populations. Puisque ce qui est en cours ,c’est qu’on exploite les revendications des groupes sociaux concernant la démocratie et les réformes, pour les conduire vers le projet américano-européen ; dont l’exemple par excellence est la Libye, qui souffre d’instabilité et de chaos ».

Pour l’analyste politique jordanien, la Syrie s’est mutée aujourd’hui en  scène des activités des groupuscules terroristes, sous l’aile de l’impérialisme mondiale et de ses vassaux au Moyen-Orient. Quant aux objectifs du mouvement populaire dans certains pays arabes, Al-Ramahi souligne : » ce mouvement n’a eu aucun acquis et n’a fait que déstabiliser ces pays et les conduire vers le chaos, pour reprendre l’expression de la secrétaire d’Etat américaine, ce mouvement a entraîné dans son sillage «  le chaos créatif » dont le sabotage et l’effusion de sang dans le monde arabe ». « En dépit de tous ces défis, précise Al-Ramahi,  les pays arabes devraient sen relever, l’Oumma arabe reste toujours consciente et vigilante ; en l’occurrence, en Syrie, où la résistance de la nation arabe syrienne, face à ces complots qui sont en cours sous le nom de  révolution, s’est plus que jamais renforcée. En Tunisie, nous sommes témoins d’un mouvement ethnique et séculaire national, qui s’est dressé contre la normalisation qui étend pour l’heure son spectre sur la Libye et l’Egypte sous le nom de  révolution . »

« L’Oumma arabe s’est dressée devant les attaques de l’impérialisme », a réitéré Al-Ramahi pour qui un complot à l’échelle mondiale vise la Syrie qui est l’hôte de la résistance arabe depuis l’Irak à la Palestine et au Liban ; ce que nous constatons aujourd’hui dans ce pays est un complot qui cherche à mettre en lambeaux la Syrie et à la diviser selon des principes claniques.

La nation syrienne fait preuve d’une solidarité mythique

 » Cela fait maintenant deux ans que la nation syrienne a concrétisé la solidarité et l’unité dans sa meilleure manifestation. Son armée aussi est une armée mythique ; en fait, si l’armée américaine était confrontée à un tel volume d’attaque, elle se serait effondrée tandis que l’armée syrienne, soudée et unie, affronte les complots et les anéantit », rappelle Al-Ramahi, soulignant que Sykes-Picot ne se répètera jamais, car l’histoire arabe l’a déjà une fois vécu et a été témoin du démembrement des pays arabes. Quant à la Palestine et les derniers développements en cours, Al-Ramahi a fait remarquer qu’il ne semblerait pas que la Palestine soit négligée par les Syriens ou qu’ils s’en éloignent, puisque les Palestiniens ont vécu pendant de longues années en Syrie qui a été depuis 1948 leur hôte.

Il incombe aux Palestiniens de déjouer aux côtés des Syriens les complots

Selon Al-Ramahi, les Palestiniens bénéficient en Syrie des mêmes droits de citoyenneté qu’un citoyen syrien. Par conséquent, il leur revient de contrer, aux côtés des Syriens, les complots. Pour cet analyste jordanien, les événements qui se passent dans le camp de Yarmouk se termineront par le combat conjugué des Syriens et des Palestiniens contre ce complot et que nous serons enfin sauvés de la sédition résiduelle qui s’est manifestée dans l’histoire arabe.