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Quelles leçons faut-il tirer des fantasmes guerriers de Bernard Henry Lévy (BHL) ?


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Par Jean de Dieu MOSSINGUE

Nous nous souvenons encore quand Laurent Fabius avait publiquement critiqué le Président Mitterrand qui recevait à l’époque le Président Jaruzelsky de Pologne, le Président français ayant compris que pour faire changer les régimes, il fallait dialoguer et leur démontrer preuves à l’appui, les limites éventuelles de leurs actions et système politique. Quand nous regardons son action sur la Syrie nous nous demandons encore si le ministre des affaires étrangères actuel, ancien premier ministre de France a tiré les leçons de cette époque.

En effet, le ministre souhaite une action militaire en Syrie pour semble-t-il délivrer le peuple syrien d’un tyran qui le martyrise depuis des lustres, c’est du moins de cette façon que la question est présentée au quai d’Orsay et dans les capitales occidentales et alliées. De même, lorsque nous observons les agitations de Bernard Henry Lévy sur la Syrie après son épopée « glorieuse » Libyenne dont-il est si fier et chante les louanges, nous disons que c’est triste pour lui, imaginons que les autres, ses adversaires qui ont aussi les moyens de se défendre, soient aussi belliqueux que lui et ses « acolytes », sans retenue comme lui, que se passerait-il? Le monde irait droit vers une catastrophe majeure. Car les États-Unis en chef de file voulant absolument une victoire totale, ont choisi l’option de la guerre en envoyant en éclaireurs leurs contras en Syrie comme jadis au Nicaragua et d’humilier publiquement deux autres acteurs majeurs en les menaçant au cours d’une réunion des amis de l’opposition syrienne, courant ainsi le risque bien réel de se heurter à une opposition farouche de ses adversaires qui ne sont pas non plus démunis de moyens de pressions comme on cherche à le présenter.

Pour BHL, la raison ne peut être que de leur côté, ce sont les autres qui sont les bourreaux et eux les « anges ». Mais de quels « anges s’agit-il? Ceux du paradis ou de l’enfer? Lorsqu’on y regarde de près, lui et les autres faucons fauteurs de guerres sont en réalité les vrais bourreaux de l’histoire et donc des « anges » de l’enfer, ayant commis une faute morale grotesque en dépassant leurs prérogatives réelles, en massacrant en masse les libyens dont ils ont honte de faire la vraie lumière depuis que de nombreuses voix s’élèvent pour demander qu’un vrai bilan soit fait par des organes indépendants, comptant sur le fait qu’ils ont sans doute réussi à abrutir une partie des populations qui les soutiennent aveuglement, en leur livrant des informations erronées ou fausses par médias contrôlés interposés, sur leurs épopées guerrières, et, également sur la naïveté et la peur des autres dirigeants du monde à s’opposer ouvertement, afin de parvenir en fin de compte à assouvir leur soif de pouvoir boulimique et leur envie d’accaparement de richesses et ressources d’autrui, mais certains autres dirigeants ne sont désormais plus dupes et appréhendent les mobiles, s’étant déjà faits avoir et manipuler lors d’engagements pour de basses besognes sur de précédents théâtres d’opérations, ils connaissent par leurs différents services éclairants les détails sur les écarts et les atrocités insoutenables commis et ne veulent plus être complices de ses actes barbares d’un autre âge, souhaitant au contraire instaurer une communauté de vie plus juste, plus tolérante et fondée sur des règles de vie choisies et respectées par tous sans exclusivité.

Ce que BHL veut c’est de tester comme Lucky Luke l’a fait avant lui dans les bandes dessinées, en tirant plus vite que son ombre et en anéantissant l’autre avant qu’il ne se rende compte de ce qui lui arrive, pensant selon le philosophe que les technologies, les techniques, les tactiques, les stratégies, l’intelligence, la qualité de la formation ou la science occidentales dans le domaine militaire sont largement au dessus de celles des autres et que la victoire est acquise et sera éclair et les autres seront vaincus, détruits et anéantis, cette fois en un temps record et mieux qu’en Libye, sans qu’ils aient eu même le temps de bouger un seul doigt, pour que leur règne absolutiste s’installe à tout jamais, eux comme maîtres et faisant la loi, les autres les esclaves serviteurs. C’est la raison qui le pousse à manquer à tout vent par médias interposés de respect à un pays comme la Russie, oubliant les termes les plus élémentaires de la courtoisie et que ce pays même dans les moments les plus difficiles, historiquement, sait produire des « miracles » là où on ne l’attend pas. BHL se trompe lourdement, même si jusqu’à présent ses interlocuteurs sont restés courtois et calmes à son encontre.

Cependant, s’il a envie de se suicider, il peut le faire seul sans emporter avec lui toute la planète, c’est de son droit le plus absolu. La Russie, la Chine et d’autres pays éclairés ont posé des principes simples, clairs et sans ambiguïté sur la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes sans ingérence ni interférence, à choisir leurs dirigeants de la façon dont ils l’entendent, par voie démocratique, mais BHL et ses amis meurent d’envie d’en découdre en imposant à tout prix leur loi absolutiste par la force des armes, utilisant comme moyen d’y parvenir, un cocktail de composants militaires inédit, un des plus explosifs qui n’ait jamais existé, il associe régimes autoritaires du moyen-orient, extrémistes, terroristes, rebelles assoiffés de sang et de pouvoir et États supposés « démocratiques ».

Ainsi, leur force se trouve dans l’action collective menée par un groupe très puissant pour abattre à coup sûr les plus faibles afin de les dépouiller un à un, à tour de rôle et de s’approprier leurs biens comme des vulgaires larcins. Sinon, pourquoi faudrait-il que pour instaurer la démocratie dans un territoire donné, il faut nécessairement faire la guerre, surtout si les dirigeants ne rejettent pas à priori la démocratie ? BHL n’est pas le seul a avoir voté ou soutenu le PS, d’autres l’ont fait comme lui, ce n’est pas pour autant qu’il faille forcer ce parti à décrocher la lune pour un seul. Beaucoup d’autres pourront porter haut l’étendard de ce parti et mieux le soutenir si dorénavant cela s’avérait nécessaire. »