Aller à…
RSS Feed

Le Jihad islamique pour une « solution politique » en Syrie, critique l’Égypte…


 
 
Ramadan Challah

Le chef du Jihad islamique palestinien, Ramadan Challah, a appelé jeudi à « une solution politique en Syrie » et critiqué le nouveau pouvoir égyptien qui n’a pas mis fin au blocus de la bande de Gaza.

« Ce qui se passe en Syrie fait saigner le cœur, mais quiconque observe cette effusion de sang se rend compte que la voie militaire est fermée, dans quelque direction que ce soit », a déclaré M. Challah lors d’un discours télévisé retransmis à Gaza à l’occasion du 31e anniversaire du mouvement.

« Il n’y a pas d’autre issue à cette épreuve qu’une solution politique qui arrête le sang et satisfasse les revendications et les aspirations du peuple syrien à la liberté, à la dignité et à la préservation de l’unité de la Syrie, de son territoire et de son peuple, et assure la poursuite de son soutien à la résistance palestinienne », a ajouté le dirigeant du Jihad islamique, toujours officiellement basé à Damas.

Par ailleurs, dans une critique visant les Frères musulmans, au pouvoir au Caire, M.Challah a déploré « la poursuite du siège (de Gaza), de la fermeture du terminal (de Rafah) et de la souffrance du peuple palestinien à Gaza, cela dépend de l’Égypte sœur et malheureusement la situation n’est pas meilleure qu’avant la révolution, elle est même pire ou plus difficile à certains égards », a-t-il expliqué.

Le chef du Jihad islamique, qui s’est retrouvé en première ligne des récentes épreuves de force avec l’armée d’occupation israélienne à Gaza, a également « refusé l’interdiction de la résistance armée ou son exclusion du programme de la lutte nationale palestinienne », en allusion à la trêve avec l’entité sioniste.

« Oui, on peut s’entendre pour une trêve mais si cette trêve est gratuite et illimitée, cela devient un état de fait, qui est dangereux pour la résistance et pour la cause, et nous sommes tous appelés, de manière responsable, à réviser cette politique », a lancé Ramadan Challah.

Damas fustige Khaled Mechaal
 

Damas a attaqué le chef du bureau politique du mouvement Hamas Khaled Mechaal, le qualifiant de traitre et d’ingrat, et d’avoir « vendu » la résistance pour arriver au pouvoir.

Dans son bulletin du soir, la télévision officielle syrienne a dit : « Mechaal a renoncé à la résistance pour le compte d’Israël et des États-Unis. Toutefois, la Syrie ne regrette pas de l’avoir aidé, parce qu’elle ne s’est jamais attendue à des faveurs en échange de ses obligations nationales et patriotiques envers un combattant vagabond auquel elle a fourni tout le soutien pour poursuivre sa lutte ».
« La Syrie est heureuse de voir partir celui qui a échangé la résistance en contrepartie du pouvoir. C’est votre choix de résistance qui vous a donné ce statut chez le peuple palestinien, non pas votre appartenance aux Frères musulmans », a  poursuivi la télévision syrienne, condamnant ses propos tenus aux côtés du Premier ministre turc Recep Tayib Erdogan.

Et d’ajouter à l’adresse du chef du bureau politique du Hamas : « Rappelle-toi de ton vagabondage dans le monde avant que Damas ne t’assurât sa protection ».

Lors du congrès annuel du Parti de justice et développement turc, Mechaal a salué la révolution du peuple syrien, en quête de la liberté et de la dignité, considérant que la liberté, la démocratie et les réformes ne s’opposent pas à la résistance contre l’occupation.

« Comment acceptes-tu la poursuite du blocus sur Gaza du côté égyptien alors que tes frères ont accédé au pouvoir ? Comment participes-tu à la destruction des tunnels de la liberté et de la vie comme tu les appelais ?, s’est interrogée la TV syrienne, demandant si les promesses américaines de le nommer président alternatif au pouvoir sont derrière ce changement de position.

Incident frontalier Syrie/Turquie : Tel-Aviv pêche en eaux troubles !

Incident frontalier Syrie/Turquie : Tel-Aviv pêche en eaux troubles !
 
A Paris, où il se trouve en visite d’Etat , le vice-Premier ministre israélien a plaidé pour une intervention militaire turque contre la Syrie.

« La Turquie est membre de l’OTAN et des tirs syriens contre la Turquie doivent être considérés comme une attaque contre l’OTAN », a -t-il dit, à l’issue de ses rencontres avec le ministre français des A.E et son collègue de la Défense. « La situation, en Syrie, est catastrophique », a-t-il, par ailleurs, prétendu.

 

Conflit syrien: le triomphe de l’extrémisme

 
Kharroubi Habib
Jeudi 4 Octobre 2012
Conflit syrien: le triomphe de l'extrémisme
Depuis des mois, les médias occidentaux rapportent que le régime syrien serait au bord de l’effondrement, son armée régulière en plein délitement à cause des désertions qui videraient ses rangs. Sur le terrain, c’est un tout autre état des lieux que décrivent d’autres observateurs soucieux d’informer objectivement l’opinion internationale. Ce dont ils témoignent contredisant les informations venant des premiers.Selon ces observateurs, l’Armée syrienne libre n’est pas dans la bonne posture que lui voient les médias occidentaux. Partout elle cèderait du terrain devant les forces régulières du régime et la situation est en train de devenir intenable pour elle face aux envois de renforts dont bénéficient ses assaillantes. Une évolution qui expliquerait l’intensification des spéculations sur une intervention en Syrie qui se sont multipliées ces derniers jours. Au point de faire réagir Moscou qui par la voix de son vice-ministre des Affaires étrangères Guennadi Gatilov a émis la mise en garde aux pays occidentaux et du Moyen-Orient à « ne pas chercher prétexte pour une intervention militaire en Syrie ».

Le coup de semonce russe est venu après que des médias occidentaux briefés par des sources du renseignement eurent fait état de déplacement des armes chimiques dont disposerait l’armée régulière, mais aussi suite à l’appel lancé par le Qatar à une intervention armée arabe. Bien informée de la réalité du terrain, la Russie sait que ce sont là désinformations et initiatives visant à voler au secours de la rébellion acculée. Laquelle a émis le signal qu’elle est à bout de souffle en se mettant à revendiquer les attentats aux véhicules piégés qui se sont multipliés en Syrie et qu’à un autre temps elle imputait au régime. Ce mode opératoire dans la violence que les Occidentaux s’empressaient de dénoncer quand l’Armée syrienne libre accusait le régime d’y recourir, n’indigne plus étant le fait de la rébellion. Les attentats selon ce mode opératoire sont l’indice soulignant que l’ALS a perdu de ses capacités à affronter autrement l’armée régulière du régime, mais aussi celui qu’elle serait débordée par ses « amis étrangers » venus se battre à ses côtés et dont ce mode opératoire est la marque distinctive.

La prolongation du conflit syrien rendue possible par le refus occidental et de certains Etats arabes de la solution politique négociée pour y mettre un terme, a produit ce contre quoi ils ont été mis en garde: à savoir la montée des extrémismes dans les deux camps belligérants. Ce à quoi l’on assiste au vu de la montée en violence de leur confrontation et de la paralysie des initiatives cherchant à trouver la solution politique acceptable pour le régime et son opposition. Le premier a lâché la bride à ses forces militaires en vue d’écraser la rébellion. Celle-ci n’a plus aucune réticence à ouvrir ses rangs à des « amis étrangers » qui affluent en Syrie pour un tout autre combat et projet politique que ceux qu’elle affirme mener et auxquels font semblant d’adhérer les puissances étrangères qui la soutiennent.

Dans ce conflit syrien, la seule certitude qui se fait jour est que le peuple syrien vit le plus grand cauchemar de son histoire. De cela, ni le régime ni ceux qui le combattent ne s’en soucient. Et leurs alliés étrangers encore moins.

http://www.lequotidien-oran.com/?news=5173843