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Rassemblement du Vendredi 17 Août 2012


Communiqué du Collectif Pas en notre nom
Rassemblement du Vendredi 17 Août 2012
Le Collectif Pas En Notre Nom était présent au rassemblement organisé par le Club Franco-Syrien ce vendredi 17 août 2012 devant le Ministère des Affaires Étrangères.

Nous avons appuyé sa demande auprès de la diplomatie française pour que ne soit pas punie la population civile au travers des sanctions économiques infligées à la Syrie. Ce rassemblement a vu la participation d’une centaine de citoyens français et syriens représentatifs de différentes tendances politiques mais tous unis dans le désir de ne pas voir la population syrienne subir les conséquences des tensions internationales. Des résidents syriens en France et des citoyens
français ayant des familles en Syrie ont fait part au Collectif de menaces dont ils sont l’objet, difficultés administratives de tous ordres qu’ils endureraient s’ils participaient à des activités publiques en relation avec la crise syrienne, ce pourquoi leur appui à nos initiatives n’a pu être public.

L’ajournement par la cellule de crise du règlement du problème aigu des 600 ressortissants et des 6 000 étudiants ne nous découragera pas. Une délégation des organisations participant à ce rassemblement a pu remettre au représentant du ministère pour transmission au Ministre des Affaires étrangères notre requête. Nous avons reçu l’assurance de la part de sa cellule de crise que le contact allait être maintenu pour mettre en oeuvre des solutions à ces problèmes concrets.
Nous nous élevons contre les sanctions économiques, authentique acte de guerre qui dispense de la déclarer, et donc de consulter les représentants du peuple. Elles ne sanctionnent en aucun cas le régime mais la frange de la population la plus démunie. Ce ne sera pas en notre nom que se renouvellera en Syrie le génocide froid qui a eu lieu en Irak par le fait de l’embargo qui avait abouti à la mort d’un million d’enfants. Nous ne tolérerons pas qu’en notre nom en France un diplomate prétende avec cynisme comme l’avait énoncé la diplomate étasunienne
Madeleine Albright que c’est un vil prix à payer pour le triomphe de sa politique.

Au-delà de cette élémentaire considération humanitaire, une telle politique constitue une ingérence dans les affaires intérieures d’un pays souverain. Le Collectif  PENN s’est constitué pour rappeler les fondamentaux du droit international issu des guerres impériales occidentales, respect de la souveraineté des nations et interdiction des ingérences.
Le gouvernement socialiste qui avait prôné le changement pour recueillir les suffrages de nos concitoyens semble, ici comme ailleurs, avoir définitivement trahi ses promesses. Il poursuit avec assiduité la ligne belliqueuse de l’équipe précédente, assujetti à ses alliances atlantistes, qui va à l’encontre des intérêts économiques et géostratégiques de notre pays. L’affaire des licenciements massifs à Peugeot en liaison avec la politique de sanctions contre l’Iran en est l’illustration la plus immédiate. Les coûts occasionnés par cette politique en Syrie aujourd’hui, comme en Libye hier, deviennent exorbitants, au moment où notre peuple subit chômage et paupérisation résultat de choix politiques et économiques lamentables.

Notre fonction est donc encore une fois de mettre en garde notre gouvernement et nos élus contre la dangereuse implication française dans l’armement d’une mosaïque de bandes armées aux programmes fumeux et la reconnaissance qu’elle en fait d’un partenaire politique. Nous signalons l’incohérence patente qui consiste à déclarer la guerre au terrorisme et à la nébuleuse Al Qaida en Afghanistan ou en Afrique et à accorder le soutien logistique, diplomatique et médiatique à ce même terrorisme et à Al Qaida en Syrie.

Nous demandons à nos représentants de ne pas consentir à la politique de la canonnière pour briser l’émergence économique du BRICS et d’autres pays, ce qui conduirait à la destruction de l’humanité, mais au contraire de favoriser la construction d’un monde multipolaire caractérisé par la sécurité pour tous et où la France aura un rôle majeur à jouer.
Paris, le 18 août, le Collectif Pas En Notre Nom