Aller à…
RSS Feed

Syrie : Un des rares journaux algériens à ne pas s’aligner sur l’axe impérialisme-monarchies théocratiques-obscurantisme


 

L’OCI a entamé dans la soirée d’hier (mardi 14 août) ses travaux sur le conflit syrien

( …)

Le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud al-Fayçal, a dénoncé lundi la politique de « la terre brûlée » de Damas et estimé que la violence qui ensanglante la Syrie était « la conséquence du fait que (le régime) ait ignoré les demandes de son peuple ». D’aucuns estiment en fait, que la violence qui frappe la Syrie est plutôt la « conséquence » du fait que le régime syrien refuse d’obtempérer au diktat de pays tiers, notamment l’Arabie Saoudite qui arme et finance la rébellion.

Le prince Al Fayçal a ainsi prévenu « La situation douloureuse » que vit le monde islamique à travers le conflit syrien « ouvre la voie à l’affaiblissement de notre Oumma et donne des prétextes à l’ingérence dans nos affaires ».

Or, si ingérence il y a c’est bien celle de l’Arabie Saoudite et du Qatar qui ont décidé de faire chuter le régime de Syrie. Un responsable du ministère saoudien des Affaires étrangères, Mohammed Ahmed Taieb, a affirmé à l’AFP que certains délégués appelaient à une position encore plus ferme à l’égard de Damas, et voulaient notamment exiger « le départ du président Assad » et « la préparation de la période de transition ».

Comment, des pays tiers peuvent-ils exiger le départ de Assad alors que seul le peuple syrien est habilité à choisir ses dirigeants ? D’autre part comment doit-on interpréter le fait que des pays plutôt que de chercher à faire asseoir les belligérants autour d’une table pour négocier prennent fait et cause pour une partie contre l’autre. Si donc l’Iran soutient le régime syrien, plusieurs autres pays membres de l’OCI aident les rebelles sur le terrain contre les forces de sécurité syriennes.

Contrairement à ce qu’écrit une certaine agence de presse, ce ne sont pas les « forces de Bachar Al Assad » qui se battent sur le terrain, mais bien les forces de « l’Etat syrien » qui se battent pour préserver l’unité du pays. Et ce sont des pays qui « aident » les rebelles contre l’autorité syrienne par l’envoi d’armes, de moyens de communications ou autres soutiens logistiques.

A raison le régime syrien accuse notamment le Qatar et l’Arabie Saoudite d’armer les rebelles. Le sommet de l’OCI va-t-il se pencher sur cet aspect du conflit syrien ? On en doute en fait.

n l’Expression

15.08.2012