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« Ron Paul to Warmongers: Leave Syria Alone! »


 

transmis par Jean Bricmont
« Ron Paul to Warmongers: Leave Syria Alone! » :

« Encore heureux qu’il y a une droite aux EU, pour s’opposer à la guerre-personne à gauche n’oserait être aussi clair:

Ron Paul : Aux bellicistes… laissez la Syrie tranquille ! Lecture conseillée aux élus de France, de Navarre, et d’ailleurs…

Depuis des mois, nous sommes submergés par des plans, des rumeurs et une propagande guerrière visant à attaquer la Syrie et à destituer Assad. La semaine dernière, le Pentagone a fait savoir qu’il avait finalisé ses plans dans ce but.

À mon avis, toutes les preuves avancées pour justifier cette attaque sont fausses. Elles ne sont pas plus crédibles que les prétextes invoqués pour envahir l’Irak en 2003 ou attaquer la Libye en 2011. Le total des pertes de ces guerres devrait nous amener à réfléchir avant de déployer nos efforts dans toutes les directions, contre la Syrie, pour l’occuper et changer son régime. La sécurité nationale ne justifie en rien une telle escalade insensée de la violence au Moyen-Orient. En ce qui nous concerne, il est indubitable que nos intérêts sécuritaires seraient mieux servis si nous restions totalement à l’écart du conflit interne qui sévit actuellement en Syrie.

Nous nous sommes déjà trop impliqués en soutenant, à l’intérieur même de la Syrie, les forces désireuses de renverser le gouvernement actuel. Sans l’ingérence étrangère, il est probable que le conflit – actuellement désigné par « guerre civile » – n’existerait pas. Que nous nous attaquions ou non à un nouveau pays pour l’occuper et mettre en place un régime que nous espérons contrôler, pose une importante question d’ordre constitutionnel : de qui le Président détient-il une telle autorité ?

Depuis la Seconde Guerre mondiale l’autorité compétente en la matière a été ignorée, et a été remplacée par des entités internationales telles l’ONU et l’OTAN, ou le président lui-même, en ignorant le Congrès. Et malheureusement, le peuple n’a pas exprimé d’objections. Nos derniers présidents ont explicitement soutenu que la décision d’aller en guerre ne relevait pas de l’autorité du Congrès des États-Unis. C’est le cas depuis 1950, lorsque nous avons été entrainés à faire la guerre sous couvert d’une résolution de l’ONU et sans l’approbation du Congrès.

Une fois de plus, nous sommes sur le point d’engager une action militaire contre la Syrie tout en réactivant, de façon irresponsable, la guerre froide avec la Russie. Nous sommes maintenant engagés dans un « combat de coqs » (?) avec la Russie qui représente une menace beaucoup plus grande contre notre sécurité, que la Syrie. Est-ce que nous tolérerions que la Russie demande une solution humanitaire aux violences commises à la frontière américano-mexicaine ? Nous considérerions que, pour nous, il s’agit d’un souci légitime ; alors qu’intervenir en Syrie, où la Russie a une base navale en toute légalité, équivaudrait au fait que les Russes s’invitent dans notre arrière-cour au Mexique !?

Nous sommes hypocrites quand nous condamnons les Russes qui protègent leurs intérêts dans leurs propres secteurs, exactement comme nous l’avons fait nous-mêmes à des milliers de miles de nos côtes. Nous n’avons aucun intérêt à former le camp adverse et à secrètement fournir une assistance et encourager à la guerre civile, dans le but de changer le régime en Syrie. Accuser faussement les Russes de fournir des hélicoptères militaires à Assad est une provocation inutile. Blâmer injustement le gouvernement d’Assad pour un dit « massacre » perpétré par une faction rebelle guerrière et violente, n’est rien de plus qu’une propagande de guerre.

Maintenant, la plupart d’entre nous reconnaissent que la guerre planifiée contre la Syrie n’est que l’étape précédant l’attaque du gouvernement iranien, ce que les néoconservateurs ont ouvertement admis. Contrôler le pétrole iranien, comme nous l’avons fait en Arabie saoudite et avons tenté de le faire en Irak, est le véritable objectif des néoconservateurs qui ont été en charge de notre politique étrangère ces deux dernières décennies. La guerre est inévitable sans un changement significatif dans notre politique étrangère, et le plus tôt sera le mieux.

Les désaccords entre nos deux partis politiques sont mineurs. Tous deux conviennent que la séquestration des fonds alloués à la guerre doit être annulée. Mais aucun des deux partis ne veut renoncer à notre présence agressive et croissante au Moyen-Orient et en Asie du Sud. Cette crise fabriquée peut facilement échapper à tout contrôle et se transformer en une guerre beaucoup plus grave que la simple routine et changement de régime, que le peuple américain s’est habitué à accepter ou à ignorer. Il est temps que le Etats-Unis, tentent une politique de la diplomatie à la recherche de la paix, du commerce, et de l’amitié. Nous devons abandonner notre effort militaire pour promouvoir et garantir un empire américain. Par ailleurs, nous sommes fauchés et nous ne pouvons pas plus tout nous permettre, le pire étant que, ce faisant, nous avons réalisé la stratégie définie par Oussama ben Laden dont l’objectif a toujours été de nous enliser dans le Moyen-Orient et de nous amener à la faillite ici, chez nous ! Il est temps de ramener nos troupes à la maison et d’établir une politique étrangère non-interventionniste, seul chemin vers la paix et la prospérité. Cette semaine, je présenterai un texte de loi visant à interdire à l’Administration de soutenir – directement ou indirectement – des opérations militaires ou paramilitaires en Syrie, en l’absence d’une déclaration de guerre par le Congrès. J’espère que mes collègues se joindront leurs efforts au mien.

Source : Ron Paul to Warmongers: Leave Syria Alone! TEXTE + VIDÉO http://www.ronpaul.com/2012-06-19/ron-paul-to-warmongers-leave-syria-alone/ http://www.eurasiareview.com/20062012-ron-paul-warmongers-leave-syria-alone- oped/ »

Ron Paul to Warmongers: Leave Syria Alone!
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