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Situation en Ukraine : conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des affaires étrangères russe


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Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Moscou, 13 avril 2022.

Source : Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie

Point de situation en Ukraine

[…] Il y a exactement huit ans, le 13 avril 2014, le Conseil de sécurité nationale et de défense de l’Ukraine a pris une décision criminelle sur des « mesures urgentes pour surmonter la menace terroriste et préserver l’intégrité territoriale de l’Ukraine ». Elle est entrée en vigueur le lendemain. Une guerre civile, appelée « opération antiterroriste », a été déclencher par le régime de Kiev contre la population du Donbass, qui a refusé d’accepter le coup d’État anticonstitutionnel des forces néonazies. Tout cela se déroulait avec un silence total des « agneaux » de l’UE.

Pendant huit ans nous assistions aux crimes de guerre de Kiev et à l’indifférence de l’Occident envers la tragédie du Donbass. En septembre 2014 et en février 2015, les autorités ukrainiennes ont signé les Accords de Minsk 1 et 2 après leur défaite par les forces des Républiques populaires de Donetsk (RPD) et de Lougansk (RPL). Nos tentatives de forcer Kiev à tenir ses engagements ont échoué, notamment à cause de la position des pays occidentaux, qui menaient leur propre jeu en aménageant militairement le territoire de l’Ukraine et la transformant en tête de pont contre la Russie. Tout en se cachant derrière une prétendue « implication » dans le processus de paix.

En épuisant les moyens diplomatiques pour défendre le Donbass et garantir notre propre sécurité, la Russie a été forcée à lancer une opération militaire spéciale. Les militaires russes frappent avec des armes de haute précision les installations militaires et font tout pour éviter des victimes parmi les civils.

Ce qui n’est pas le cas des unités ukrainiennes, dont les méthodes barbares horrifient qui le savent. Mais comment peut-on le savoir si les plus grands médias du monde occidental ne montrent pas la situation réelle mais forment une perception du public en partant uniquement des consignes propagandistes données par Washington et les structures de l’Otan? L’Ukraine déploie des chars et de l’artillerie dans des écoles, des maternelles et des hôpitaux. Des postes de tir sont installés dans des immeubles résidentiels pour se cacher derrière la population civile en tant que « bouclier humain ».

Le 8 avril, les forces ukrainiennes ont tiré un missile tactique Tochka-U sur la gare ferroviaire de Kramatorsk. Des dizaines de civils ont été tués, plus de cent ont été blessés. Le 14 mars, un tel missile avait frappé Donetsk. Encore une, s’en souviennent ceux qui l’ont vu dans les médias, quel était le projectile, d’où il a été tiré, combien de personnes ont été tuées. La communauté occidentale voyait une autre image. La tragédie de Donetsk du 14 mars était présentée comme le résultat des actions des forces armées russes. Ce qui est contraire à la réalité. 17 personnes ont été alors tuées et 36 blessées. Où était la communauté internationale? Ils ne parlaient pas de victimes civiles, ni d’enfants, ni de vieillards, ni de civils. Tout comme ils n’en parlaient pas pendant huit ans. Les 5 et 9 avril, des unités ukrainiennes ont fait exploser une citerne de produits chimiques à Roubejnoïe (RPL), ce qui a conduit à une émission de produits toxiques.

Dans ce contexte, les pays occidentaux continuent d’alimenter l’armée ukrainienne en armes, notamment avec d’anciens modèles soviétiques, dont le recyclage coûte plus cher que sa remise à l’Ukraine. Une logique terrible, cynique et criminelle. Pourquoi les pays occidentaux dépenseraient leur propre argent, quand on peut l’emballer et envoyer en Ukraine pour que le conflit ne s’arrête jamais et que le nombre de victimes augmente. Bien trouvé. Ensuite, quelqu’un devra répondre pour cela.

Le principal « donneur de la mort », les États-Unis, ont fourni des armes pour plus de 1,7 milliard de dollars depuis le début de l’opération spéciale. Rien qu’en un mois et demi. L’UE les suit de près avec 1,5 milliard d’euros. Parmi d’autres fournisseurs des nazis ukrainiens se trouvent le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Canada, les pays baltes, la France et la République tchèque. Ce qui montre une fois de plus que l’UE a cessé d’être une alliance purement économique et qu’elle évolue rapidement vers une entité politico-militaire. Je dirais – se dégrade. Non pas parce que des entités politico-militaires sont quelque chose de mal, mais parce que ce que l’Otan et l’UE font actuellement, c’est un crime. L’approvisionnement d’un régime qui bombardait pendant huit ans des civils désarmés, alors que le conflit a dépassé le cadre et les formats définis plus tôt. De l’incitation et encore une fois de l’incitation.

Afin de détourner l’attention de ses propres crimes, Kiev utilise des fakes en cherchant à montrer un prétendu traitement violent de la population civile par des militaires russes. La semaine dernière, nous avons examiné en détail la mise en scène de Boutcha. Au lieu d’envoyer des médecins légistes dans cette ville, des journalistes et des politiciens européens y ont été débarqués. Ils ne se demandaient pas ce qu’ils faisaient, ils n’ont rien trouvé mieux à faire que de se prendre en photo et de donner des interviews dans le centre de la ville où une provocation criminelle du régime de Kiev a eu lieu, qu’ils avaient eux-mêmes créé et armé. On se demande si c’est le sommet du cynisme ou l’Occident collectif peut aller encore plus loin en ce sens? Oui, il peut tomber encore plus bas par rapport à ce qui est fait actuellement par les pays de l’Occident collectif, avant tout les États-Unis et la cour de l’Otan.

À noter que les corps cyniquement utilisés pour la mise en scène de Boutcha n’étaient pas enterrés pour que, cinq jours plus tard, la direction de l’UE – Ursula von der Leyen et Josep Borrell – puissent se prendre en photo sur leur fond. Du moins, sur fond de sacs noirs. Cela dépasse tout. Il devrait y avoir des limites. Nous sommes des êtres vivants. Nous vivons sur la même planète. Quelque chose devrait piquer le cœur des politiciens occidentaux. On ne peut tout de même pas tout trahir cyniquement. Kiev prépare actuellement de nouvelles mises en scène à Seredina-Bouda et Nijniaïa Syrovatka dans la région de Soumy, où se trouvaient précédemment des unités russes. Nous appelons à ne pas céder à ces provocations.

De nouvelles preuves scandaleuses d’exécutions illégales et de sévices des combattants ukrainiens sur des militaires russes font surface. L’Occident fait semblant de ne pas remarquer les nombreuses vidéos sur internet. Nous attendons du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et d’autres organisations qu’ils insistent sur le respect du droit international humanitaire par Kiev. Selon mes informations, le régime de Kiev fait tout pour s’opposer à une mission humanitaire du CICR.

Nous continuons d’exiger la libération et la remise des Russes retenus par les forces ukrainiennes. Quatre collaborateurs de la compagnie Atomspetstrans ont été récemment rapatriés. Ils étaient détenus par Kiev depuis un mois et demi après avoir livré du combustible nucléaire à la centrale nucléaire de Rovno. Nous appelons l’AIEA et d’autres structures internationales à exprimer leur évaluation juridique sur ces actes.

Hier, le président ukrainien Vladimir Zelenski a annoncé l’arrestation du chef du parti Plateforme d’opposition – Pour la vie, Viktor Medvedtchouk, et la volonté de l’échanger contre des militaires ukrainiens. Nous considérons cette tendance comme extrêmement dangereuse, étant donné qu’il y a beaucoup de politiciens et de personnalités publiques d’opposition dans le pays. Nous connaissons l’utilisation de telles « tactiques » dans les années 1990 dans le Caucase du Nord. Des journalistes, des personnalités publiques et politiques, y compris étrangers, ont été activement « invités » sur le territoire du conflit, où opéraient des combattants et des terroristes. Ensuite, ils ont été kidnappés et les terroristes ont exigé une rançon pour ces personnes. Leur destin était différent. Cette « tactique » rappelle ce qui se passe actuellement en Ukraine. Les déclarations du régime de Kiev ressemblent à ce que notre pays a vécu dans le Caucase du Nord dans les années 1990.

Nous suivons très attentivement la situation humanitaire en Ukraine. Depuis le début de l’opération militaire spéciale en RPD et RPL, ainsi que dans les régions de Kharkov, Zaporojie et Kherson, plus de 13.000 tonnes de fret humanitaire ont été livrées, notamment des produits de première nécessité, des médicaments et de la nourriture. Les forces armées russes ouvrent quotidiennement des couloirs humanitaires afin que les civils puissent quitter les zones dangereuses. Depuis le début de l’opération, plus de 740.000 personnes sont parties vers notre pays, dont 140.000 enfants. Un couloir maritime a été ouvert pour la sortie des navires étrangers bloqués dans les ports de l’Ukraine. Cependant, Kiev refuse de donner aux civils la possibilité de sortir vers la Russie et retient les navires et équipages étrangers. Aujourd’hui il s’agit de 76 navires de 18 pays.

Les négociations russo-ukrainiennes sur le règlement de la situation en Ukraine se poursuivent. Elles sont menées en visioconférence. À l’ordre du jour figurent les questions du statut neutre, non aligné et non nucléaire de l’Ukraine, sa démilitarisation et sa dénazification, le rétablissement du statut de la langue russe, la reconnaissance des réalités territoriales, y compris l’appartenance de la Crimée à la Russie et l’indépendance de la RPD et de la RPL. Malheureusement, la délégation ukrainienne, comme c’était le cas pendant sept ans au sein du groupe de contact et du format Normandie, s’efforce non pas de parvenir à des accords, mais de faire traîner les négociations.

Nous connaissons cette « tactique ». Cela a conduit aux événements de février 2022. A chaque fois au cours des négociations, on voit comment la partie ukrainienne invente des choses, rejette le réel. La partie ukrainienne le qualifie de « diplomatie offensive arrogante », censée mener le pays « vers le succès ». Maintenant, nous observons tous ce « succès ». Ils veulent le répéter? Dans ce cas ils doivent honnêtement dire à leurs concitoyens qu’ils ne suivront pas la voie de négociations. Cela ne les intéresse pas.

Ils sont tout à fait d’accord avec ce que leurs superviseurs de l’Union européenne ont déclaré l’autre jour. Josep Borrell a appelé à résoudre le conflit sur le champ de bataille. Jusqu’à présent, les États membres de l’UE ne peuvent pas comprendre – a-t-il fait cette déclaration en leur nom? Étaient-ils d’accord d’une manière ou d’une autre? Est-ce la position collective de l’Union européenne ou son opinion personnelle, les aspirations, les rêves nocturnes de Josep Borrell? Peut-être que ses assistants et son milieu soient formés de telle sorte que les « tweets » soient publiés au bon moment, qui ne sont convenus avec personne, mais sont publiés « d’où c’est nécessaire » et formulés comme la position de l’UE. Des pays membres de l’Union européenne, des journalistes, des politiciens ont tenté de clarifier pourquoi Josep Borrell appelait à la guerre, et non à la paix. Les États participants ne peuvent pas comprendre: est-ce leur position? Quelqu’un leur a-t-il posé la question?

En conclusion, je voudrais répéter encore une fois. La fourniture d’armes occidentales à Kiev, les méthodes de guerre terroristes des groupes armés ukrainiens, l’intimidation, la propagande, les infox, la désinformation, les menaces – rien n’empêchera la réalisation des objectifs de l’opération militaire spéciale pour libérer le Donbass, démilitariser et dénazifier l’Ukraine et éliminer les menaces pour la Russie émanant de son territoire.

Cela a été déclaré à plusieurs reprises par les dirigeants de notre pays et le ministère russe des Affaires étrangères.

Sur la discussion à l’OSCE de l’attaque à la roquette de Kramatorsk par l’armée ukrainienne

Le 8 avril 2022, le jour d’un autre crime barbare commis par les forces armées ukrainiennes contre la population civile – l’attaque à la roquette sur la place de la gare de Kramatorsk. La partie russe a demandé à la présidence polonaise en exercice de l’OSCE de convoquer une réunion spéciale du Conseil permanent. Nous avons proposé d’aborder ce sujet de manière purement factuelle et sous le titre neutre du point de l’ordre du jour, afin que tous les États participants aient la possibilité d’exprimer librement leur point de vue sur ce qui s’est passé, de comprendre ce qui s’est réellement passé. Nous avons proposé de parler des détails, sans approches politisées et polarisées.

Cependant la présidence hésitait, puis, se référant à une demande similaire de la délégation ukrainienne, a convoqué le Conseil permanent avec une formulation ouvertement conflictuelle « à propos de l’agression russe en cours contre l’Ukraine ». Cela ne vous rappelle rien? Il y a une semaine, le Royaume-Uni, qui préside le Conseil de sécurité de l’ONU, a fait la même chose. La Russie convoquait le Conseil de sécurité de l’ONU sur Boutcha. Cela nous a été refusé deux fois. Ensuite, il a été dit que le programme comprenait déjà une réunion sur l’Ukraine, et qu’ils la tiendront. Sans « votre urgence ». Vous savez ce qui s’est passé ensuite.

La même tactique. Les pays suivent la même logique. C’est important à comprendre. Ils ne sont pas concernés par la question de savoir ce qui s’est réellement passé là-bas, quelles sont les données, les faits, les informations « sur le terrain ». Ils sont intéressés par la mise en œuvre de la politique et de l’approche formées à l’avance – pas hier, pas il y a un mois, mais pendant huit longues années.

Ainsi, le mandat de la présidence a de nouveau été violé de manière flagrante, obligeant Varsovie à exercer les fonctions d’un « intermédiaire honnête » – ne prenant pas une position préconçue, mais exerçant des fonctions de présidence (logistique, soutien, organisation, etc.). Au lieu de cela, la Pologne a continué avec beaucoup de zèle à promouvoir la position de l’Ukraine et de ses patrons occidentaux.

La réunion de l’OSCE sur une question importante s’est transformée en un spectacle antirusse qui est déjà devenu une « tradition ». Nous avons présenté des données objectives, les faits établis par les journalistes étrangers (je souligne, pas russes) sur l’utilisation du missile Tochka-U, qui est en service dans les forces armées ukrainiennes, et non dans les forces armées russes. De la part des Occidentaux, il n’y a qu’un flot d’insinuations infondées, d’émotions et d’insultes, de cris, de jurons, etc. Il ne devrait y avoir qu’une seule approche ici – il faut leur donner le temps de se calmer. Ce n’est même pas une tentative de ramener la situation au calme, de la normalisation, des négociations. Exactement le contraire. Ils ne peuvent même pas exprimer ce dont ils nous accusent. Parce qu’ils n’ont vraiment rien à dire. Les gens se mettent à crier, à être grossiers lorsqu’il n’y a pas d’arguments. Et ils n’en ont pas. Toute cette « histoire » inventée s’effondre sous nos yeux. Bien que « l’organisme » des capacités médiatiques de l’Occident soit chargé « à balles réelles » en direction de la Russie, chaque fois le ricochet des mensonges et des infox les frappe.

Une fois de plus, nous sommes obligés de reconnaître l’atmosphère toxique et russophobe qui règne à l’OSCE. Elle est créée exprès. Elle est imposée par les fonctionnaires de l’Organisation sous la présidence polonaise en exercice. Néanmoins, nous continuerons à apporter des informations véridiques sur ce qui se passe en Ukraine sur la plateforme de Vienne. Même si certains Occidentaux se comportent comme dans un cirque pendant notre discours: ils sursautent, sortent de la salle, crient et vont au buffet, craignant d’apprendre le véritable état de choses, qui leur est proposé sous la forme de discours, d’informations, de données. Je le vois chez les journalistes occidentaux avec qui je parle et donne des interviews. Répondant à une question, j’essaie de leur montrer les documents, mais ils se détournent. Je n’ai jamais vu de choses pareilles. Ils agitent leurs mains pour que rien ne leur soit montré. Comme s’ils avaient peur de toucher à la vérité. Ils ont peur que tout à coup, pendant une seconde, ils se permettent de s’éloigner d’une position préconçue et que tous les « châteaux de sable » s’effondrent. Ils se retrouveront en face à face avec la vérité. Et cela deviendra effrayant.

Nous invitons tous les intéressés à lire régulièrement les discours de notre Représentant permanent auprès de l’OSCE et d’autres documents sur le site du Ministère russe des Affaires étrangères, sur ses comptes sur les réseaux sociaux. Nous y répondons aux questions, commentons en détail, avec des faits.

Sur l’exclusion du bataillon Azov par le Japon de sa Revue du terrorisme international

J’ai vu beaucoup de choses, mais je ne m’attendais pas à ça de la part des hommes politiques japonais. D’un côté, il n’y a rien d’étonnant compte tenu de la position antirusse du gouvernement japonais. D’autre côté, le cynisme avec lequel ils ont abordé l’un des aspects importants de cette histoire autour de l’Ukraine est stupéfiant.

La partie japonaise a retiré la référence au bataillon nationaliste ukrainien Azov de sa Revue du terrorisme international de 2021. Il existe au Japon une liste des organisations terroristes ou des atrocités commises par ces groupes. Elle a été publiée à partir d’informations acquises au cours de la dernière année. Des faits recueillis par des chercheurs japonais (diplomates, spécialiste en droit international, journalistes). Maintenant, ils ont supprimé cette référence. Mais ce n’est pas le pire.

Des spécialistes japonais se sont excusés d’avoir osé inclure cette formation dans la liste mentionnée des organisations terroristes. C’est comme si en un clin d’œil ils avaient oublié qu’Azov s’est démarqué à plusieurs reprises par des crimes sanglants au Donbass. Tokyo s’est montré le complice du néonazisme.

Malheureusement dans l’histoire du Japon ce n’est pas pour la première fois que le gouvernement prend parti des régimes inhumains. Le Japon n’a jamais tiré des leçons de l’alliance avec l’Allemagne nazie et aujourd’hui, après leur participation à la Seconde Guerre mondiale, il est prêt à couvrir, comme le souligne l’administration de Fumio Kishida, ses « alliés idéologiques » en Ukraine.

Apparemment, ils ont oublié à Tokyo que des citoyens japonais ont récemment été victimes d’attaques terroristes dans différentes régions du monde. Quant à la Russie, elle a apporté plusieurs fois sa contribution active au règlement de tels incidents.

En blanchissant les terroristes et les néonazis, la partie japonaise porte préjudice à sa propre sécurité en premier lieu.

Sur le saisi des biens de la mission diplomatique russe par des autorités polonaises en Varsovie

Des autorités polonaises ont saisi des propriétés de la mission diplomatique russe à Varsovie au 100, rue Sobieski. Ce sont des actions illégales.

Nous tenons à rappeler que le terrain pour la construction de cette installation a été octroyé conformément à l’accord intergouvernemental du 27 décembre 1974. L’immeuble a été érigé par la partie soviétique en toute légalité à ses propres frais et constitue la propriété diplomatique de la Fédération de Russie. Ainsi, les actions de la partie polonaise constituent une violation flagrante du droit international, y compris l’accord intergouvernemental bilatéral et la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques du 1961. Une question pour Varsovie: vous ne possédez plus de bâtiments? Vous êtes pauvres à ce point? Vous n’avez plus rien de quoi « s’enrichir »? Vous êtes passés aux vols? Est-ce tout dont l’administration polonaise est capable? S’ils l’avaient dit plus tôt, nous l’aurions su.

La position du ministère des Affaires étrangères de la Pologne dans cette situation est particulièrement honteuse. Au lieu de protéger la mission diplomatique étrangère contre l’atteinte à sa propriété il a déclaré qu’il « acceptait avec satisfaction » l’exécution de la procédure de saisi et de transfert du bâtiment au 100, rue Sobieski au Trésor public de Pologne.

Le ministère polonais des Affaires étrangères fait en même temps de la démagogie, spécule sur la « suppression de la disparité » en matière de biens immobiliers dans les relations russo-polonaises. C’est comme ça que l’on appelle le vol maintenant? Je ne le savais pas. Je vais enrichir mon vocabulaire diplomatique.

Le ministère sais bien qu’au cours des deux dernières années la partie russe a travaillé activement et avec détermination afin de résoudre ce problème, et en juillet 2021 nous savons remis à l’ambassadeur de la Pologne en Russie la liste des biens immobiliers qui étaient prêts à être remis à la partie polonaise. Pourtant elle refuse d’engager le dialogue.

Une fois de plus nous sommes obligés de réaffirmer: toute démarche inamicale de la part de Varsovie entraînera une réponse approprié et efficace de notre part.

À l’occasion du 40e anniversaire du conflit entre l’Argentine et la Grande-Bretagne au sujet des îles Malouines (îles Falkland)

Cela fait 40 ans que le conflit armé entre l’Argentine et la Grande-Bretagne en raison de souveraineté des îles Malouines (îles Falkland) a commencé. Bien qu’il s’agisse des événements de longue date sur un archipel lointain de l’Atlantique Sud, ce sujet est très discuté actuellement sur des plateformes internationales et reste pertinent, notamment du point de vue des intérêts mutuels au cours des négociations sur des questions internationales difficiles.

Malgré de nombreuses résolutions de l’ONU, appelant les parties concernées à entamer immédiatement des négociations afin de résoudre le problème des îles Malouines de manière pacifique, le gouvernement de la Grande-Bretagne continue à afficher une attitude de réticence obstinée à engager un dialogue direct avec l’Argentine sur ce problème. Ce mépris évident de l’opinion de la communauté internationale ne fait pas honneur à un État qui est un membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.

En même temps il s’agit non seulement du refus de Londres de mener le dialogue avec Buenos Aires, mais également des tentatives des Britanniques de changer de facto le statut de l’archipel en y déployant des activités économiques, la militarisation des îles et des eaux territoriales adjacentes.

Nous voudrions rappeler les obligations des parties en vertu du Traité visant l’interdiction des armes nucléaires en Amérique latine (le traité de Tlatelolco) et ses Protocoles additionnels. Récemment des faits d’archives concernant le déploiement des missiles nucléaires anti-sous-marins sur les navires britanniques, engagés dans les hostilités dans la région des îles Malouines (îles Falkland) ont été dévoilés. Nous soutenons la revendication de l’Argentine pour que le Royaume-Uni présente des preuves d’absence de telles armes sur les navires coulés dans l’Atlantique Sud.

Nous attirons l’attention sur le double standard de l’approche du Royaume-Uni vis-à-vis de l’archipel. Londres déclare que le statut de ces îles aurait été définitivement déterminé lors d’un référendum en mars 2013. Pourtant il n’est pas gêné que la majorité des votants soit représentée par des ressortissants britanniques vivant aux Malouines qui ont finalement voté à une majorité écrasante (99,3%) pour que les îles restent un territoire britannique d’outre-mer.

Une question se pose: pourquoi les Britanniques considèrent-ils les résultats de ce référendum suffisants pour déterminer le statut des territoires contestés mais refusent de reconnaître la libre volonté des habitants de la Crimée et du Donbass, qui se sont clairement prononcés pour l’indépendance de l’Ukraine et pour l’attachement de la Crimée à la Russie?

En d’autres termes, la situation autour des îles Malouines illustre à quel point l’attitude des Britanniques envers tel ou tel problème international est imposée par des directives opportunistes, et dépend non pas de la « lettre et l’esprit de la loi » mais des exigences politiques à un moment précis. Ainsi, les leçons de la guerre des Malouines ont une projection directe et claire sur les événements contemporains. Juste pour comprendre qui et comment avait historiquement recours à de telles méthodes agissant dans ses propres intérêts et n’ont jamais assumé aucune responsabilité.

Nous voudrions de nouveau souligner l’immuabilité et l’attitude de principe de la Fédération de Russie sur le problème des îles Malouines (îles Falkland). Nous nous prononçons pour une reprise rapide des négociations directes entre l’Argentine et le Royaume-Uni dans le but de régler de manière définitive et pacifique les controverses sur la souveraineté conformément aux résolutions de l’ONU.

Nous estimons qu’il est important de s’abstenir des démarches qui pourraient compliquer le début des négociations mentionnées. Nous partons de l’inadmissibilité de la militarisation des régions de l’Atlantique Sud et de la nécessité de respecter strictement et mutuellement toutes les obligations internationales par les deux parties, en particulier celles adoptées en vertu du traité de Tlatelolco et de ses protocoles additionnels.

Le référendum britannique sur le statut des îles Malouines n’a pas influencé la position russe et n’est pas considéré comme la reconnaissance da la souveraineté de Londres sur les îles.

Sur les pratiques coloniales et néocoloniales du Royaume-Uni

Il s’agit d’un sujet historique, mais lié directement à la situation actuelle. Nous constatons périodiquement des publications très intéressantes, russes ou occidentales, pour qu’on ne puisse pas nous accuser d’une attitude biaisée.

Prenons par exemple l’article « L’Empire britannique était beaucoup pis que vous ne pensez », publié par le New Yorker. Son auteur Sunil Khilnani est professeur de politologie et d’histoire à l’Université Ashoka en Inde. Il a été par le passé professeur de politologie et directeur de l’Institut de l’Inde auprès du King’s College de Londres. En s’appuyant sur un grand nombre de chercheurs occidentaux reconnus, cet expert démontre clairement que le mythe d’empire « libéral » dissimule en réalité des pratiques sanglantes de colonialisme britannique qui attendent toujours des investigateurs voire des juges. Nous recommandons donc à tous les fans des traditions britanniques de « libéralisme » de lire attentivement cet article.

Tout cela confirme également le caractère opportun de la création de notre nouvelle rubrique « Matériaux historiques » sur le site du Ministère. Les faits évoqués dans cette dernière ont été reflétés et même interprétés dans l’article susmentionné. Je voudrais vous présenter plusieurs citations pour jeter de la lumière sur la nature de ceux qui nous donnent actuellement des leçons.

« Plus de 50 ans après la fin de l’Empire britannique, les historiens sont toujours incapables de formuler une évaluation complexe du bain du sang couvert de l’hypocrisie messianique et, plus tard, de la fumée des documents brûlés avant le retrait final. Les centres régionaux offrent d’habitude l’image la plus claire des dégâts subis par les colonies. L’Afrique du Sud, l’Inde, l’Irlande, la Palestine, la Malaisie, le Kenya, Chypre, Aden… Tout cela crée une régularité évidente à long terme. Des forces militaires et policières parcouraient l’Empire pour diffuser des moyens de répression, sans aucune résistance de la part de hauts responsables dans la plupart des cas. Juste au contraire, ces derniers conféraient à la violence la force de la loi, en soutenant ainsi des manifestations de la brutalité de plus en plus importante.

… Des tirs de canons barbares sur les cipayes indiens après l’insurrection de 1857, une fusillade des mahdistes aux mitrailleuses Maxim dans les années 1890 (Soudan), des camps de concentration pendant les guerres des Boers, des massacres de manifestants pacifiques à Amritsar (Inde, 1919), des meurtres punitifs et des pillages de la propriété civile en Irlande… Tous cela n’a été qu’un échauffement pour l’Empire britannique. Les cadres militarisés britanniques ont servi de point de départ à une culture d’administration encore plus brutale qui tentait de rétablir son contrôle après la Seconde Guerre mondiale, quand l’Empire avait besoin des ressources coloniales pour reconstruire son économie épuisée et rétablir son statut géopolitique affaiblissant. »

Selon Sunil Khilnani, qui se réfère au livre Imperial Reckoning de Caroline Elkins, un exemple éloquent de la stratégie britannique visant à maintenir la domination coloniale réside dans la suppression des Kikuyus au Kenya. Les colonisateurs tentaient pendant des décennies de briser la résistance de ce peuple à l’aide des arrestations, des tabassages, de la faim, des tortures, des travaux forcés, des viols et des castrations. En 1957, dans le contexte de la révolte des Mau Mau, les Britanniques ont lancé, à l’initiative d’un gouverneur, une campagne brutale baptisée « Operation Progress ». Plus d’un million d’hommes, de femmes et d’enfants ont été confinés pour rééducation derrière des barbelés dans des villages et des camps de concentration.

Ce sont les traditions anglaises. Les traditions des gens qui nous donnent actuellement des leçons. Regardez vous-mêmes. Souvenez-vous du passé. Nous comprenons bien que la Ministre britannique des Affaires étrangères Liz Truss estime que l’histoire a perdu son actualité, et suggère que tout le monde doit s’appuyer sur les réalités d’aujourd’hui. Mais ces dernières sont elles aussi ignorées. Pour une raison très simple: dès qu’ils voient les réalités d’aujourd’hui, elles feront partie de l’histoire de demain. Et il faudra y revenir. L’histoire n’existe pas pour eux. Mais elle est tout à fait réelle.

De nos jours, lors de la recherche et de la collecte de preuves relatives aux plaintes des victimes, le gouvernement britannique a reconnu avoir exporté du Kenya et de 36 autres domaines des archives coloniales majeures. Ces documents ont été cachés dans un dépôt secret à Hanslope Park, partagé par le Foreign Office et les services secrets britanniques. Il s’agit d’un comportement normal des démocraties développées.

Mais quel élément de ces archives a-t-il motivé la décision de les cacher si soigneusement? Il s’agit probablement de l’arsenal de la gouvernance impériale qui a été tout sauf « libéral ». Des méthodes militaristes et l’utilisation de véhicules blindés en Irlande, des frappes aériennes et des bombardements des villages en Mésopotamie, la chasse aux suspects avec des doberman-pinschers en Amérique latine, des interrogations et des cellules solitaires en Inde, des boucliers humaines au Pakistan. Tout cela ressemble les cours donnés aux néonazis ukrainiens par les instructeurs britanniques. Ils ont une expérience très riche. Ils ont pratiqué ces méthodes sur les gens qu’ils ne considéraient pas comme leurs égaux dans différentes régions du monde. Ils peuvent désormais passer à d’autres le drapeau déchu de terreur. C’est ce qu’ils font actuellement et ont fait pendant des années sur le territoire de l’Ukraine.

Un soldat britannique a partagé le souvenir suivant sur l’utilisation de prisonniers de guerre arabes: « C’étaient ces derniers qui détonnaient des explosifs découverts. C’était assez lâche, mais nous l’aimions. » Nous constatons la même chose aujourd’hui. Il est « assez lâche » de livrer des armes en Ukraine. Ces armes sont utilisées pour des meurtres brutaux. Nous voyons bien l’évolution du bataillon Azov et d’autres unités similaires depuis des années. L’idéologie haineuse de ces gens n’a fait que se renforcer. Il est « assez lâche » que le Royaume-Uni octroi des fonds et des armes, appelle les autres à faire la même chose. Mais, selon l’aveu d’un soldat britannique qui observait des prisonniers arabes s’exploser, ils « l’aiment ». Une brutalité séculaire héritée. Une partie de l’idéologie impériale. Elle est toujours vivante, n’est partie nulle part. Elle a été couverte de vernis et dissimulée sous forme de « démocratie développée », de « libéralisme » et de « libertés ».

D’autres méthodes ont visiblement été inventées par les Britanniques en Palestine: des attaques nocturnes contre des communes suspectes, du sable imprégné de pétrole dans la gorge des habitants, des cages au ciel ouvert pour l’hébergement des habitants des villages, une démolition massive d’habitations. En perfectionnant cette tactique sur les Palestiniens, les officiers formaient un savoir-faire pour l’utiliser plus tard à Aden (sud du Yémen moderne), au Côte-de-l’Or (Ghana), en Rhodésie du Nord (Zambie), au Kenya et à Chypre. La Palestine a été un « camp d’entraînement » des massacreurs de l’Empire. Tout comme la place d’armes ukrainienne aujourd’hui. Ils perfectionnaient là-bas les pratiques qu’ils envisageaient d’utiliser plus tard sur notre territoire.

Pourquoi rappelons-nous actuellement ce passé colonial sombre du Royaume-Uni et du monde entier? Ce sont eux qui le rappellent. Nous voudrions oublier tout cela. Il est dégoutant de le toucher, mais il est nécessaire de le savoir. C’est pourquoi, nous rappelons leur histoire à eux-mêmes. Les méthodes de Londres sont restées les mêmes. Les Britanniques les exportent et exploitent avec succès. Nous l’avons constaté sur l’exemple de l’Ukraine. Les méthodes de suppression du Donbass ont visiblement été enseignées par des instructeurs militaires et politiques britanniques. Leurs traces sont trop notables.

Qui plus est, selon les données de notre Ministère de la Défense, le régime de Kiev, guidé par les services secrets britanniques très expérimentés, prépare de nouvelles mises en scène mensongères visant à accuser les Forces armées russes d’atrocités prétendues contre la population civile de la région de Soumy de l’Ukraine. Parlez-vous réellement des atrocités? Avez-vous vu ce que les bataillons nationalistes avaient fait avec des prisonniers de guerre? L’origine de ces derniers n’importe pas. Ce comportement est inacceptable. Il n’est pas digne des militaires, mais des extrémistes, des terroristes et des gens malades. Ils tirent aux pieds, crèvent les yeux, tabassent. Devant une caméra, pour ensuite publier une vidéo sur internet sans craindre qu’ils pourraient être identifiés à cause de ces images. Les néonazis ukrainiens en sont particulièrement fiers. Ils ont bien appris leurs leçons. Celles des instructions de l’Otan, y compris du Royaume-Uni.

Selon l’idée des « cinéastes » britanniques, des unités russes auraient massacré des civils et s’étaient moqués de ces derniers avant leur retrait. Une nouvelle infox pour les médias occidentaux. Son objectif est d’attiser davantage la russophobie.

Est-ce que le rôle de Londres sera un jour clair à toute la communauté internationale? Aux citoyens ukrainiens qui sont actuellement utilisés comme un consommable colonial ordinaire?

Deux Europes ou comment lire les actualités dans un contexte historique

Selon les médias, le syndicat de travailleurs portuaires de la Suède a décidé de bloquer tous les navires liés à la Russie. L’organisation a envoyé au Ministre de l’Infrastructure Tomas Eneroth une lettre exigeant d’interdire l’entrée des navires russes dans les ports suédois. Sinon, le syndicat a promis d’initier lui-même un blocus. « Nous avons informé l’organisation des employeurs et des intermédiaires de l’introduction du blocus », a expliqué Erik Helgesson, vice-président du syndicat.

Ils ont introduit un « blocus » contre les Russes. Contre les marins russes, notre flotte commerciale et son principal port baltique, Saint-Pétersbourg. Je répète. La Suède a introduit le blocus du principal port de Saint-Pétersbourg. Cela ne vous rappelle rien? Il ne s’agit pas du premier blocus de l’histoire de la ville. Mais vous n’en savez plus rien. On vous raconte seulement que les Américains ont « sauvé » tout le monde pendant la Seconde Guerre mondiale, ont assuré votre « liberté »? Alors que les « menaces » provenaient donc depuis l’Union soviétique et l’Allemagne? Pas du tout. Ce syndicat suédois s’est donc mis sur le même niveau que les nazis. Mais il est sans doute certain qu’il se trouve du bon côté de l’histoire.

Les nazis ont créé une sorte d' »union européenne » autour de Leningrad pendant la Seconde Guerre mondiale. Il y avait des centaines de volontaires suédois. N’existe-il pas parmi les membres actuels du syndicat des descendants de ceux qui avaient combattu il y a 80 ans? 72 personnes ont même été capturées par les forces soviétiques. Nous nous en souvenions chaque fois que nous constations des néonazis suédois dans des unités punitives ukrainiennes dans le Donbass depuis 2014. Est-ce que les Suédois sont au courant que leurs volontaires tuaient des civils dans le Donbass? Où étiez-vous? Contre qui avez-vous introduit un blocus? Personne? Mais pourquoi?

Les ancêtres des amateurs suédois modernes de blocus portuaire exportaient ponctuellement au IIIe Reich des millions de tonnes de fer, qui a permis aux nazis de conquérir toute l’Europe. Ressentez-vous une faute? Existe-il une journée quand vous demandez pardon pour ces actions du passé? Pour les malheurs que le monde entier a subi à cause de vous? À l’époque, vous n’avez pas tout de suite compris quel parti de l’histoire il fallait prendre. Vous exportiez tout simplement des ressources au IIIe Reich. Et livrez actuellement des armes, des fonds et des médicaments aux néonazis. Aux gens qui portent une croix gammée sur la manche. Ils se saluent comme les collaborationnistes pendant la Seconde Guerre mondiale. Ils lisent les mêmes livres, regardent les mêmes films, soutiennent la même logique.

La shoah et les atrocités subies par ses victimes sont elles aussi arrivées en raison de ceux qui n’avaient pas compris la situation, ne s’étaient pas rapidement retrouvés du bon côté de l’histoire. Un tiers des chars, pièces d’artillerie, fusils et cartouches allemands ont été produits à partir des matières premières suédoises. Les Suédois ont tout offert au Reich. À ceux qu’ils considéraient comme des héros. Y a-t-il un jour quand vous demandez pardon pour ne pas avoir tout compris? Ne célébrez pas le 8 mai, la libération de l’Europe des nazis, mais justement présentez vos excuses? Si une telle journée avait existé, il aurait été plus facile de définir aujourd’hui le bon côté de l’histoire de l’Europe.

Ce ne sont pas des informations russes, mas les calculs de l’historien suédois Rolf Karlbom: en 1933-1943, la consommation allemande de minerais de fer, compte tenu de leur teneur en fer, dépendait des livraisons suédoises à 43% en moyenne. L’amiral Erich Raeder, commandant de la marine allemande, a reconnu qu’il « serait absolument impossible de mener la guerre si la marine ne pouvait pas assurer les livraisons de minerais de fer depuis la Suède ». Ces ressources ont été fournies. Le Reich combattait donc en s’appuyant sur les livraisons suédoises.

Cela ne concerne pas que les minerais: il s’agissait également de la cellulose, du bois, des roulements, des machines et des équipements nécessaires pour le Reich. La Suède considérait ces livraisons comme très avantageuses et honorables. Il faut également mentionner le « transit militaire » suédois. Les chemins de fer du pays ont transporté en 1940-1943 2.140.000 soldats allemands et plus de 100.000 voitures portant des frets militaires allemands.

Répétez-vous donc votre comportement d’il y a 80 ans? Vous livrez des armes, des produits alimentaires et de l’aide humanitaire aux néonazis, leur fournissez des fonds. Et bloquez les Russes. Comme vous voulez. Regardez CNN et d’autres chaînes américaines. C’est la même chose que mettre une photo sur le mur et croire et tu voies le monde. Les nazis ont également utilisé l’espace aérien et les aérodromes suédois.

On copie tout ce qui a existé à l’époque. Vous bloquez l’espace aérien, les transactions monétaires, tous ce que vous pouvez. Vous offrez en même temps des possibilités illimitées à ceux qui ont tué des civils pendant huit ans en raison de leur idéologie nationaliste. Cette dernière n’est pas une nouveauté qu’il faut encore étudier. Ils n’ont jamais dissimulé leur soutien aux collaborationnistes, au Reich, à Hitler, à la SS. Ils portent le même uniforme, organisent des marches aux flambeaux, accrochent des portraits des collaborateurs nazis d’il y a 80 ans.

Quand nous entendons que le Royaume-Uni a livré au régime de Kiev des missiles antichars NLAW, nous savons bien que ces armes ont été produites en Suède et ne pouvaient pas être réexportées sans l’approbation de Stockholm. Les Suédois ont donc armé les nazis et ont bloqué nos villes. Et font la même chose aujourd’hui. Comme si rien n’a changé.

La Grèce est le pays qui a perdu un million de citoyens dans la lutte contre le nazisme, selon certaines estimations. Nous savons bien la position actuelle de la population grecque. Ces gens nous écrivent, crient de la douleur et de l’impuissance. Ils ne peuvent pas influer sur leur gouvernement, devenu un régime fantoche.

Les employés de l’entreprise grecque TrainOSE ont refusé de participer au transfert de blindés des États-Unis et de l’Otan vers les frontières de l’Ukraine. Parce qu’il y a là-bas des Grecs ethniques. Ils habitent sur le territoire de l’Ukraine, dans le sud-est du pays, en Crimée. Ils racontent la vérité. Il y a cependant très peu de Suédois ethniques. Contrairement aux instructeurs ou combattants arrivés en tant que volontaires.

Selon les sites des associations grecques, les employés du dépôt de Salonique ont refusé de se rendre à Alexandroúpoli pour assurer le maintien des trains qui transportent actuellement des chars de l’Otan depuis le port. Ces blindés devraient être envoyés en Roumanie et en Pologne pour atteindre ensuite la frontière ukrainienne. Suite au refus des employés de s’y rendre de manière volontaire, l’entreprise TrainOSE s’est mise à les forcer en évoquant leurs engagements contractuels. Les syndicats de Salonique se sont cependant ingérés dans la situation. Ils ont adopté une résolution exigeant de ne pas utiliser les chemins de fer grecs pour le transport du matériel de l’Otan et de cessez les menaces contre les employés qui s’y opposaient. Je voudrais donc poser une question à Athènes: êtes-vous pour la paix ou la guerre? Le texte a obtenu le soutien d’une quinzaine de syndicats locaux de différentes industries.

Tout cela nous pousse vers la conclusion suivante: il existe deux Europes. Elles ont toujours existé, y compris il y a 80 ans. La première laissait passer les chars nazis vers l’est – voire saluait leur passage – hébergeait les forces de la SS, du IIIe Reich pour préserver une vie agréable.

La seconde créait la résistance, car elle comprenait qu’on ne pouvait pas supporter une idéologie antihumaine dans leurs pays. Nous constatons la même chose aujourd’hui. Une Europe aide directement les néonazis, comme par le passé, à tous les niveaux: elle utilise la propagande et les ressources matérielles, dont elle prive sa propre population. Elle est prête à tout offrir. L’autre poursuit la résistance. Plutôt la Résistance, en majuscule. La Résistance aux autorités et aux employeurs qui se laissent guider par un bloc euro-atlantique russophobe et sont de fait des collaborateurs néonazis. C’est exactement ce qu’elle résiste. Elle fait face à un mécanisme créé selon toutes les règles de la « culture de l’annulation ».

Si tu ne faisais pas preuve de ta fidélité aux soutiens des néonazis, tu serais « effacé ». Tu ne seras pas tout simplement pourchassé, on fera tout pour que te n’existes plus, pour que tu détestes toi-même. Ils en sont déjà maîtres. Maîtres de persécution.

Sur le changement de nom d’une forteresse russe à Hawaï

Nous déplorons que la campagne antirusse promue par les États-Unis ait touché le patrimoine historique commun de nos pays.

Dans l’esprit de la « culture d’annulation » dominante, les autorités américaines, qui jusqu’à récemment détruisaient des monuments des personnalités du passé, y compris les pères fondateurs des États-Unis, à la demande du « public libéral progressiste », déracinent maintenant toute référence à la Russie, en renommant des rues et des sites historiques.

Comment cela est-il arrivé? L’histoire existe-t-elle encore ou il n’y en a plus? Ou bien le passé se produit sans aucune fixation historique? Est-il vivant ou pas? Expliquez-vous! Il est impossible de comprendre tout cela. Alors, ce « dossier est clos » ou vous pouvez toujours revenir en arrière et changer ce qui ne vous y plaît pas et revenir dans le présent? Comment faire face à tout cela: à la destruction de monuments, au changement de noms des rues, à tout ce avec quoi la communauté européenne a vécu pendants des années, a admiré, a rendu hommage? Tout cela a disparu en un seul instant, comme si cela n’a jamais existé. Mais pas parce que quelque chose de nouveau est apparu en échange mais parce qu’il fallait s’en débarrasser. Le plus important est de ne laisser aucune trace du passé.

C’est exactement ce qui s’est passé avec le « Fort Elizabeth russe » à Hawaï (île de Kauai), construit en 1816 par une compagnie russo-américaine. Par décision de l’assemblée législative locale, il doit désormais s’appeler « Pa’ul’ula » traduit de l’hawaïen signifiant « murs rouges »).

Bien que les débats publics aient été prétendument organisés, personne n’a jamais demandé l’avis de nos compatriotes ou des historiens professionnels. Le document fait encore l’objet d’approbation par le gouverneur mais l’administration de l’État, sans attendre la finalisation des formalités, a délégué aux services compétents de fabriquer des panneaux avec le nouveau nom topographique.

Il ne reste qu’à deviner où encore la russophobie cultivée à Washington puisse mener. Espérons toutefois que le bon sens et la prise de conscience de la futilité de toute tentative d’ »annuler » la Russie (ce qui est impossible) l’emporteront tôt ou tard. Je parle du bon sens.

À propos de la Journée internationale des monuments et des sites

Le 18 avril, la Journée internationale des monuments et des sites, qui a été instituée en 1982 par l’Assemblée du Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS), sera de nouveau célébrée, ainsi que la date pour l’année suivante sera approuvée par la Conférence générale de l’Unesco lors de sa 22e session.

Chaque année Icomos et ses comités nationaux, y compris les comités russes, organisent des événements et des promotions, appelant à attirer l’attention sur le problème humanitaire important de la préservation du patrimoine culturel mondial et à contribuer au renforcement du dialogue international et la compréhension mutuelle. Le sujet principal de la célébration à venir est « Patrimoine et climat ».

La Fédération de Russie est un participant actif et responsable aux actes juridiques internationaux dans le domaine concerné – la Convention de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé et la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel de 1972.

Actuellement, 31 sites du patrimoine mondial de l’Unesco se trouvent dans notre pays, dont 20 monuments culturels. La liste provisoire comprend 28 candidats-sites à l’inscription sur la liste de l’Unesco. Dans le cadre de sa présidence actuelle dans le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco – l’instance dirigeante de la Convention de 1972 – la Russie attache une très grande importance particulière au développement ultérieur de la coopération internationale en matière de préservation et de gestion stable des sites du patrimoine mondial de manière professionnelle et dépolitisée.

En vertu de la convention de La Haye de 1954 et conformément à un décret du ministère de la Défense de la Russie lors de l’opération spéciale militaire, visant à protéger les républiques du Donbass par les forces armées de notre pays, des mesures efficaces sont prises pour assurer la préservation des sites du patrimoine mondial, des musées, des institutions religieuses et de culte en Ukraine.

Malheureusement, un certain nombre de pays étrangers oublient leurs obligations de préserver des monuments et de chérir notre patrimoine historique et culturel commun. Et cela n’a pas commencé aujourd’hui ou cette année. Je voudrais vous parler de certains des actes de vandalisme les plus « récents ».

En Lettonie, des actes de profanation et de vandalisme à l’égard du patrimoine commémoratif militaire soviétique se poursuivent.

Au mois de mars, dans le village de Vidrizi, des vandales ont peint le monument en hommage à 99 soldats et habitants du quartier, qui avaient péri pendant la Seconde Guerre mondiale, et y ont laissé des insultes.

Le 28 février dernier, à Riga, le monument portant l’inscription « Gloire aux libérateurs de Riga! » a été recouvert de peinture aux couleurs du drapeau ukrainien. Le 26 février, le monument à la 245e division de fusiliers de l’armée soviétique (sur l’avenue Brivibas à Riga) a été arrosé de peinture bleue et jaune, des vases avec des fleurs ont été éparpillés dans le périmètre de la fosse commune. Le 25 février, un acte de vandalisme a été commis contre le mémorial dédié aux soldats qui avaient libéré Riga et la Lettonie des envahisseurs nazis. Le piédestal du monument a été recouvert de peinture aux couleurs du drapeau ukrainien et une inscription monstrueuse correspondante a été faite.

Le 1er décembre 2021, le mémorial aux guerriers-libérateurs de Riga et de la Lettonie des envahisseurs nazis a été vandalisé par des inconnus (l’inscription « occupants » a été appliquée en noir).

Le 10 septembre 2021, des inconnus ont démonté et volé une plaque commémorative sur la pierre de souvenir, installée sur le lieu du départ de la traversée du lac Kisezers en octobre 1944.

Le 24 février 2021, un monument du cimetière militaire de la Grande Guerre patriotique a été détruit à Jekabpils – un canon de 76 mm a été démantelé.

Depuis le début de l’opération spéciale militaire en Ukraine, on constate une augmentation de cas de profanation des monuments aux soldats soviétiques en Lituanie:

Le 10 avril, dans les villes de Bubliai, Seta et Kurkliai, le 8 avril, dans la ville de Marijampole, le 2 mars – à Žasliai et à Pasaltuonys. Tous les cas font l’objet d’une enquête du Comité d’enquête de la Fédération de Russie. En avril de cette année, le ministre des Affaires étrangères lithuanien Gabrielius Landsbergis a prononcé un discours blasphématoire sur le sujet de se débarrasser des monuments soviétiques en proposant comme solution temporaire de les couvrir de drapeaux ukrainiens. Cette suggestion a été faite par une personne qui est ministre des Affaires étrangères. Va-t-il bien? Cette logique est au-delà de la monstruosité. Et il est absolument impossible de comprendre ce qui se cache derrière. Donc, vous reconnaissez ces monuments ou vous voulez les démolir? Si vous voulez les démolir, qu’est-ce que cela a à voir avec les drapeaux ukrainiens? Vous ne reconnaissez pas une chose, vous pensez qu’elle ne mérite pas d’être sur votre territoire et vous établissez un lien avec le drapeau de ceux que vous considérez comme dignes. Les chefs des municipalités ont déjà commencé à suivre ses conseils – le maire de Klaipeda a initié une discussion sur le déplacement du monument aux guerriers-libérateurs soviétiques hors de la ville. Dans le district de Raseiniai on a commencé à fermer les monuments dans des boîtes noires en attendant d’autres décisions de la part des autorités centrales. Tel est le niveau de l’histoire et de la culture.

L’initiative visant à préparer le retrait des monuments de la liste des sites du patrimoine culturel, permettant à l’avenir au régime lituanien de s’attaquer aux monuments soviétiques « promouvant la guerre, l’agression est les symboles de l’État totalitariste » est en cours de réalisation par le Département du patrimoine culturel de la Lituanie. La mairie de Kaunas a commencé à établir la « liste noire » des monuments commémoratifs. L’objectif n’est pas caché – créer une base pour prendre des décisions sur le déplacement, la suppression et le changement des noms des monuments soviétiques.

Le 25 novembre 2020, dans la ville d’Obeliai du district de Rokiskis, la profanation d’une tombe de soldats soviétiques a eu lieu. Le piédestal du monument au soldat et des pierres tombales avec les noms des soldats tombés aux combats ont été peints de croix gammées. Le jour suivant, l’administration du district de Rokiskis a envoyé une photo montrant que tous les dessins insultants avaient été éliminés et que le mémorial avait retrouvé l’état dans lequel il se trouvait avant cet incident.

Le 4 septembre 2020, dans la ville de Ziezmariai, du district de Kaisiadorys, un monument aux soldats soviétiques a été profané (il a été couvert de peinture et d’inscriptions insultantes). Près du monument sous la forme d’un soldat debout sur un piédestal avec un drapeau, se trouve une fosse commune de soldats et d’officiers de l’Armée rouge morts dans la bataille pour la libération de Ziezmariai de nazis (plus de 920 combattants). L’ambassade a immédiatement contacté les représentants de l’administration de la ville. La police du district a ouvert une enquête criminelle pour vandalisme. Des services techniques de l’administration de la ville ont rapidement nettoyé le monument et l’ont remis en état.

Le 14 juin (jour du chagrin et de l’espoir où l’on se souvient des victimes de répressions) un monument au Héros de l’Union soviétique, Afanassi Lochakov, qui a participé à la Grande Guerre patriotique, a été couvert de peinture. Le chef du district Valentinas Tamulis a considéré cet acte comme « un cas d’hooliganisme » qui ne serait pas toléré.

Le 10 avril, en Estonie, dans la ville d’Otepaa des inconnus ont peint un monument aux soldats soviétiques aux couleurs du drapeau ukrainien et ont écrit la lettre Y avec de la peinture bleue.

Le 8 avril, dans la ville de Tapa, des malfaiteurs ont profané un monument de la fosse commune soviétique (les noms des dirigeants nazis ont été écrits dessus).

En mars de cette année, dans le centre de Rakvere, un obélisque sur la fosse commune des soldats, morts pendant la Grande Guerre patriotique, a été vandalisé: le mémorial a été profané d’une image nazie. Il y a également eu un acte de profanation des monuments sur les fosses communes des soldats soviétiques, morts pendant la Grande Guerre patriotique dans la ville de Tartu.

Le 1er octobre 2021, dans le quartier de Lasnamae à Tallinn des inconnus ont profané une pierre commémorative, dédiée aux soldats qui ont combattu en Afghanistan (le monument a été recouvert de peinture rouge). Vers le 4 octobre les autorités locales ont rendu au monument son aspect d’origine.

En avril un monument aux victimes du fascisme a été profané au cimetière de Rahumae, situé dans la capitale.

Le 7 avril 2021, des inconnus ont renversé la pierre commémorative dans la ville de Parnu érigée sur le lieu de la fusillade des combattants du bataillon d’extermination de Sindi en 1941.

Le 1er mars 2021, des vandales inconnus ont profané un monument au char T-34 posé sur un piédestal sur la rive de la rivière Narova, près de la route qui relie Narva à Joesuu.

En Pologne, l’image est effrayante. Les autorités polonaises procèdent au démantèlement total des monuments commémoratifs soviétiques en dehors des sites d’inhumation (appelé « monuments symboliques »), qui, comme Varsovie l’affirme sans raison, ne sont pas couverts par l’accord entre le gouvernement de la Fédération de Russie et le gouvernement de la République de la Pologne sur les lieux d’inhumation et les sites de commémoration des victimes de guerres et de répressions du 22 février 1994. En octobre 2017 et en janvier 2018, des amendements sont entrés en vigueur interdisant la propagande du communisme ou d’un autre régime totalitariste du 1 avril 2016 (la loi dite sur la « décommunisation »), selon lesquels les autorités locales ont été obligées de liquider avant le 31 mars 2018 des « symboles communistes » se trouvant sur leur territoire, y compris les monuments soviétiques situés en dehors des lieux d’inhumation. Cependant, nous comprenons très bien que tout cela vient du mal. Ce n’est pas du tout le communisme qui les dérangeait mais l’envie d’effacer entièrement la mémoire des libérateurs.

Finalement, sur les 561 sites commémoratifs inclus dans la « Liste des sites commémoratifs des défenseurs soviétiques de la patrie tombés sur le territoire polonais » en collaboration avec la partie polonaise en 1997, il ne reste à présent qu’une centaine, étant précisé que le processus de leur destruction se poursuit régulièrement pendant toutes ces années et de nouveaux cas de démontage sont découverts et qui ne sont pas signalés par les autorités polonaises. Nous recevons ces informations des médias, des habitants locaux ou des compatriotes.

Des cas de vandalisme sont régulièrement enregistrés à l’égard des monuments commémoratifs soviétiques. Le 23 mars 2022 encore un monument aux soldats libérateurs soviétiques, érigé à Chrzowice, a été démantelé en Pologne. Ils ont même essayé de rendre l’événement aussi « solennel » que possible. La destruction du monument a eu lieu en présence des personnalités officielles polonaises et a été diffusée en direct. Il s’agit d’une « réussite ». C’est ainsi que les nations civilisées se comportent toujours.

En 2022, cinq cas d’endommagement de fosses communes, de mémoriaux et de monuments russes (soviétiques) ont été recensés en Slovaquie;

Le 27 février 2022, à Koszyce, le monument aux soldats soviétiques sur la place des Libérateurs a été aspergé de peinture;

Le 3 mars 2022, à Bratislava, le mémorial commémoratif militaire Slavine a été aspergé de peinture;

Le 5 mars 2022, dans la ville de Svidnik, le monument à l’Armée soviétique a été aspergé de peinture;

Le 15 mars, le monument aux pilotes soviétiques Maliy Slavine (dans la région de Bratislava) a été aspergé de peintur

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