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Syrie : les Kurdes se liguent contre l’ASL et les salafistes


Syrie : les kurdes se liguent contre l'ASL et les salafistes
 
 
 Les principaux groupes de kurdes syriens ont décidé de conjuguer leur force et leur efforts pour faire face aux terroristes de l’ASL et à leurs complices salafistes.

La multiplication des attaques contre les régions kurdes de la Syrie, surtout à Raas Al Ayn,  en raison du refus des Kurdes de combattre l’Etat syrien a fini par les rassembler .

Selon Novaf Khalil, responsable médiatique du parti de l’union du Kurdistan, un « délai de 48 heures est accordé aux salafistes. Les Kurdes entreront en guerre si au terme de ce délai il ne se retirent pas du sol syrien ». Il a aussi accusé la Turquie d’être derrière l’attaque salafiste contre Raas al Ayn.

« Les deux Conseils nationaux kurdes du Kurdistan de l’ouest ont convenu de former une force militaire unifiée regroupant les forces du PYD et les dissidents dans le Kurdistan », a affirmé ce militant qui se présente sous le nom de Havidar. Dans leur terminologie, le Kurdistan ouest signifie la Syrie.
Ce militant hostile au régime, a précisé que la réunion s’était tenue en Irak.

Le 11 juillet, le Conseil national kurde, qui regroupe une douzaine de partis traditionnels kurdes syriens et le Conseil populaire du Kurdistan occidental (CPKO), émanation du PYD, se sont regroupés sous la bannière du Conseil suprême kurde.

Al-Nosra et Ghouraba al-Cham, deux importants groupes islamistes radicaux, combattent aux côtés des rebelles contre l’armée sans toutefois reconnaître l’Armée syrienne libre (ASL), principale faction de la rébellion armée.

Les rebelles accusent les combattants du Comité de protection du peuple kurde (YPG), le bras armé du PYD, de faire le jeu du régime après que plusieurs localités du nord-est sont tombées aux mains des Kurdes, l’armée s’en retirant sans résistance.
Le nord et le nord-est abritent la plupart des deux millions de Kurdes de Syrie, dont les milices indépendantes sont parfois hostiles à la rébellion.

La Turquie avait accusé le pouvoir à Damas d’avoir « confié » plusieurs zones du nord syrien au PYD et considéré l’installation de ce parti près de la frontière comme « dirigée « contre elle.