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Syrie : les rebelles ont utilisé une arme chimique .


mardi 19 mars 2013,

Le régime syrien a accusé mardi les « rebelles » d’avoir tiré pour la première fois un missile avec une tête chimique dans la province d’Alep (nord), ce que l’opposition a démenti en rejetant la faute sur les autorités.
Pour sa part l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a confirmé qu’un missile sol-sol avait bien visé une position de l’armée à Khan al-Assal, sans pouvoir toutefois dire si l’ogive contenait des armes chimiques, faisant état de 16 soldats et de 10 civils tués.
Le ministre de l’Information Omran al-Zohbi a qualifié  » d’escalade dangereuse, le tir par des terroristes d’un missile contenant des produits chimiques à partir de Kfar Daël dans la région de Naïrab (est d’Alep) vers la région de Khan al-Assal (ouest de la métropole) ».
Intervenant à la télévision, il a fait état de 16 morts et de 86 blessés, civils et militaires, s’en prenant à la Ligue arabe (…) la communauté internationale et les Etats qui arment, financent et hébergent les terroristes ainsi que le gouvernement (turc) d’Erdogan et le Qatar » après « ce crime perpétré par les terroristes qui ont utilisé une arme prohibée par la loi internationale.
C’est la première fois que le régime du président Bachar al-Assad porte une telle allégation contre « les terroristes ».

En revanche les « rebelles » de l’Armée syrienne libre (ASL) ont démenti ces accusation et renvoyé la responsabilité de cette attaque sur Damas.
Le directeur de l’OSDH a assuré que le missile sol-sol était « tombé sur un regroupement de l’armée syrienne à Khan al-Assal.
« Je ne suis pas en mesure de confirmer si ce missile contenait des matières chimiques ou pas », a dit Rami Abdel Rahmane.
Au cours des derniers mois, les « rebelles » se sont emparés d’importants stocks d’armes appartenant à l’armée.
La communauté internationale a multiplié les mises en garde à Damas contre le recours aux armes chimiques. Des responsables occidentaux et israéliens ont exprimé la crainte que ces armes ne tombent entre les mains de certaines factions de l’opposition.
Début mars, près de 200 soldats et « rebelles » avaient péri dans la bataille pour la prise de contrôle par les insurgés de l’académie de police à Khan al-Assal, à l’ouest d’Alep.
Il y a une semaine, l’armée avait lancé une contre-offensive et avait repris de grande partie du village .