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Syrie-Occident: disgrâce diplomatique


 

Syrie-Occident: disgrâce diplomatique

Andreï Smirnov

Dix-sept ambassadeurs occidentaux ont été déclarés personae non grataen Syrie. Il s’agit, entre-autres, des diplomates américain, britannique, français, espagnol et italien. Cette mesure est une réponse aux expulsions des ambassadeurs syriens par certains pays faisant partie des « amis de la Syrie ».

La situation dans ce pays ne cesse à se dégrader. Le plan de règlement pacifique proposé par Kofi Annan n’est pas respecté. L’opposition exige la démission du président Assad en accusant les forces gouvernementales de massacres des civils. Les autorités, elles, affirment que des groupes terroristes armés opèrent sur le territoire du pays sous couvert des slogans démocratiques.

A ce jour le plan d’Annan reste pourtant le seul moyen de régler la crise en Syrie. C’est ce qui a été dit notamment lors du sommet Russie-UE qui vient d’avoir lieu à Saint-Pétersbourg, rappelle Veniamine Popov de l’Institut des études internationales.

« Lors de la récente rencontre on a déclaré avec l’Union européenne que le plan d’Annan restait le principal et seul plan devant assurer la paix et mettre fin aux violences en Syrie ».

Il est évident que l’instabilité dans ce pays profite à l’Occident. Naturellement, celui-ci n’a pas l’intérêt à le reconnaître, dit Alexeï Podtserob du Centre des études arabes.

« Certes, cette démarche va déstabiliser la situation autour de la Syrie. Je ne parle pas là de l’expulsion des diplomates occidentaux ce qui n’est qu’une réponse aux actions entreprises par les pays occidentaux. Leurs actes ne peuvent pas être qualifiés de constructifs. Au lieu de faire tout leur possible pour que le plan d’Annan soit respecté, ils mettent davantage de pression sur Damas ce qui rejoigne les intérêts des rebelles. C’est-à-dire qu’ils soutiennent l’une des parties au conflit comme en Libye. Et ce au lieu d’essayer d’encourager un règlement par des moyens politiques ».

C’est d’ailleurs ce que disent certains analystes américains. Juste après l’adoption du plan d’Annan, deux professeurs américains ont publié un article dans lequel ils affirment qu’à mesure que l’Occident continue à armer l’opposition syrienne, il y a plus de violences et de victimes alors que la probabilité d’un règlement politique s’estompe. Moscou partage cette opinion en estimant que la crise est à régler par des moyens exclusivement diplomatiques.

french.ruvr.ru

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