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Tzipi Livni, ou la diplomatie en nuisette


Par Ahmed Halli
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Elle avait déjà un nom à coucher dehors, au sens le plus batifolant du terme, puis elle s’est créé une couverture avec le poste de ministre des Affaires étrangères, l’Hillary Clinton d’Israël, une Hillary qui aurait mis Monika dans sa propre poche. Lorsqu’elle est apparue pour la première fois dans une fonction officielle, Tzipi Livni a donné l’impression qu’elle n’avait pas la «gueule de l’emploi», et surtout pas celui de femmes bafouées, comme son alter ego américain. Tzipi, ça sonne comme la fermeture éclair d’une robe largement échancrée dans le dos, pour faciliter les ouvertures diplomatiques aux doigts boudinés. Oui, Tzipi avoue aujourd’hui qu’elle a usé de ses charmes, jusqu’à l’abus, pour embobiner des dirigeants arabes, et leur soutirer des renseignements en faveur d’Israël. Elle précise même dans sa récente confession, un droit consacré par les Nations-Unies, qu’elle a «pratiqué le sexe» avec des Arabes du temps où elle était un agent du Mossad, l’officine d’espionnage d’Israël. En ce temps-là, elle arpentait les capitales européennes en quête de la bonne poire arabe, juteuse à souhait et prête à déballer. Sa mission essentielle était d’approcher, en termes dénudés, des responsables arabes, sur place ou de passage, et de les amener aux classiques confidences sur l’oreiller. Tzipi avoue aussi avoir joué les mantes religieuses puisqu’il lui est arrivé de liquider personnellement ses proies, sur ordre du Mossad. C’est ainsi qu’elle aurait tué de ses propres mains des personnalités palestiniennes, et même des savants arabes susceptibles de constituer une menace. Quand on lui demande de citer des noms, Tzipi refuse de révéler l’identité des responsables arabes qui ont échappé à l’extrême onction, sanctionnant ces ébats. Elle affirme détenir une liste, avec les preuves correspondantes pouvant étayer la véracité de ses dires, sous forme de documents vidéo. Ces documents montrent des dirigeants arabes, dans le plus simple appareil et dans des postures qui ne donnent lieu à aucune équivoque. Tzipi est même prête à mettre ces vidéos sur You-Tube, si nécessaire et au cas où les responsables concernés viendraient à nier toute relation de ce type avec elle. Toutefois, elle affirme vouloir taire les noms, non par crainte de la colère des peuples arabes contre des responsables qui ont la tête près du bonnet, mais de peur de susciter des drames conjugaux. En somme, elle ne s’inquiète pas de voir ces dirigeants lynchés par leurs peuples trahis, mais de leur créer des ennuis avec leurs épouses trompées. Ce qui reviendrait à dire que ces Arabes-là seraient plus effrayés par d’éventuels actes de désobéissance de leurs femmes, incluant le refus de s’allonger, ce que certains d’entre eux n’ont pas hésité à faire devant Tzipi. Dès lors, on peut mieux comprendre pourquoi la partie de la Palestine, dévolue aux Palestiniens par les accords d’Oslo, est parsemée d’implantations israéliennes incrustées même en sous-sols. Avec un peu d’imagination, on peut même y voir des dessous affriolants, jetés pêle-mêle par Tzipi dans une chambre d’hôtel louée par un émir pressé de conclure. Un vrai décor pour film de James Bond s’il n’y avait pas ce maudit chéquier qui pointe sous une nuisette. Car, l’ancienne espionne du Mossad affirme encore qu’elle n’obtenait pas seulement des renseignements vitaux pour la sécurité d’Israël, mais qu’elle se faisait payer en plus pour ses services à la personne. Dans la presse arabe, qui n’en finit pas d’essuyer les plâtres, les interrogations se multiplient après la consternation. C’est ainsi que le journal libanais Al-Diara donné les premiers noms de coupables possibles sur son site internet. Selon lui, les deux responsables palestiniens, susceptibles d’avoir «pratiqué le sexe» avec l’ancien agent du Mossad, sont Yasser Abd-Rabbo et Saeb Oreïkat. Le premier est ministre de l’Autorité palestinienne, et le second est le chef de la délégation palestinienne aux négociations avec Israël (!!). Yasser Abd-Rabbo, ancien dirigeant du FDLP, ne sort jamais sans son chapelet qu’il égrène à longueur de journée pour calmer ses nerfs. Aurait-il trouvé un meilleur dérivatif chez la jolie Tzipi Livni ? Si Abd- Rabbo apporte un démenti formel dans les prochains jours, sans que la concernée ne publie les vidéos qu’elle affirme détenir, cela vaudra un verdict d’innocence pour le responsable palestinien. Cependant, le quotidien Al-Quds lance, d’ores et déjà, lui aussi la chasse aux «suspects». Sous ce titre sans fard «Des dirigeants arabes dans le lit de Livni», le journal affirme qu’avec ces révélations, l’ancienne ministre sioniste des Affaires étrangères vient encore de porter un coup sévère à ce qui nous restait de logique. Pour le journaliste, la question est simple : tous les dirigeants arabes qui ont approché Tzipi Livni lui ont parlé ou lui ont serré la main sont susceptibles d’avoir fini dans son lit. Quant aux menaces de produire des vidéos compromettantes, Al-Quds n’y croit pas. Il suffira que ces dirigeants envoient quelques cadeaux de valeur, et la cause sera entendue. Voilà tout ce que les dirigeants arabes sont susceptibles de nous offrir : des actions héroïques et des batailles dans le périmètre d’un lit, note le quotidien désabusé avant de conclure «qu’il faudra tous les gels nettoyants de la terre pour nous laver de tout ce que vient de déverser Livni». En attendant, les aveux de Dame Livni, repris in extenso dans la presse israélienne, semblent avoir suivi de près la fatwa d’un rabbin extrémiste israélien offrant l’absolution a postériori à l’espionne recyclée. Ce rabbin a affirmé, en effet, que les femmes juives étaient autorisées à avoir des relations illégitimes avec des ennemis, à condition que ce soit au service des intérêts israéliens. Revigorée par ce soutien, Tzipi Livni s’est déclarée prête à recommencer, et à tuer s’il le fallait, si c’est dans l’intérêt de son pays. Elle ne dit pas explicitement si par «recommencer», elle entend aussi reprendre du service, en s’appuyant sur ce qui lui reste de séduction. Dans ce cas, et au vu des appâts, encore quasiment intacts de la dame, il faudra surveiller les prochains déplacements de personnalités arabes dans sa direction. Non, monsieur ! Il n’y a pas de liaison aérienne directe entre Alger et Tel-Aviv ! Et puis, les Algériens de votre genre ne l’intéressent pas, ils sont trop vieux !
A. H.

lesoirdalgerie.com