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Un groupe d’opposition basé en Syrie boycotte la réunion de Tunis


Après la Russie, l’Iran, la Chine, le Liban, un groupe d’opposition basé en Syrie boycotte la réunion de Tunis. Que restera-t-il au président Marzouki comme interlocuteurs? puisqu’il n’a pas invité le premier concerné : le gouvernement syrien.  

La nouvelle « démocratie » tunisienne se conjugue déjà à l’envers.

Ginette

BEYROUTH, 24 fév 2012 (AFP)

Le Comité de coordination pour le changement national et démocratique (CCCND), un groupe d’opposition basé en Syrie, a décidé vendredi de boycotter la réunion de Tunis, contestant l’éventuelle reconnaissance du Conseil national syrien (CNS).

« Malgré les assurances du président tunisien (Moncef Marzouki) que les parties de l’opposition seront traités sans distinction et qu’il n’y aura pas de reconnaissance d’une partie aux dépens de l’ensemble (des mouvances), nous avons remarqué une disposition dangereuse (…) qui vise à déterminer qui représente le peuple syrien », explique le CCCND dans un communiqué.

La conférence, qui doit définir un plan d’aide humanitaire à la Syrie et accentuer la pression sur Damas, pourrait se diriger vers une reconnaissance du CNS comme représentant « légitime » et non unique du peuple syrien, selon une ébauche de la déclaration finale relayée par des sources de l’opposition.

Jeudi soir, la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a apporté un soutien appuyé au CNS en déclarant qu’il avait « une représentation crédible » et qu’il prouverait « qu’il existe une alternative au régime d’Assad ».

Le CCCD a également accusé la réunion de Tunis de vouloir « laisser la question de l’armement ouverte et ouvrir la voie à l’acceptation par la communauté internationale de l’idéed’une intervention militaire étrangère », en « contradiction claire et nette avec les intérêts du peuple syrien ».

Le CCCND regroupe des partis nationalistes arabes, kurdes, socialistes et marxistes ainsi que des personnalités indépendantes. Le CNS est une coalition des plus importants partis de l’opposition partagée entre islamistes, libéraux et nationalistes.

Il y a quelques mois, une tentative de rapprochement entre les deux mouvements s’était soldée par un échec.

 

à I