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UN NOUVEAU REVERS POUR LA « RÉBELLION » PLUS DIVISÉE QUE JAMAIS


 Aveu du journal Le Monde : L’armée syrienne reprend le contrôle de la ville d’Homs

Publié le 30 juillet 2013

Les soldats de l’armée syrienne pénètrent dans le quartier de Khaldiyé, à Homs, dimanche 28 juillet.

Cet article pour les abonnés est une daube payante du Monde.fr (2 euros). Lisez la désinformation sur certains points et le sempiternel refus de parler du massacre de Khan al-Assal et du mot terrorisme. Nous vous l’offrons car, si vous allez sur le site, vous verrez l’indication en dessous des extraits de l’article sur Le Monde. On sent que la défaite est cuisante. Près de deux mois après la prise de Qousseyr, le gouvernement syrien vient d’enregistrer un nouveau succès militaire dans la vaste contre-offensive . Après un mois de bombardements intenses et de combats de rue, l’armée a repris possession, lundi 29 juillet, du quartier de Khaldiyé, le dernier bastion important de la « rébellion » à Homs.

Longtemps surnommée la « capitale de la révolution », Homs, troisième ville de Syrie, constitue un verrou essentiel qui contrôle, au centre du pays, les axes nord-sud et est-ouest. En prenant le contrôle définitif de Homs, les autorités syriennes rétablissent ainsi un axe de communication vital reliant la bande côtière, sous son contrôle, et la capitale Damas.

Khaldiyé est l’un des plus grands quartiers de Homs. Les terroristes en avaient pris le contrôle en septembre 2011. Même après l’assaut lancé contre Baba Amro, en février-mars 2012, l’armée syrienne n’avait pas réussi à en expulser les mercenaires qui s’y étaient repliés, se fondant dans le dense paysage urbain et passant d’un appartement ou d’un immeuble à l’autre en perçant des trous dans les murs pour se mettre à couvert des tireurs embusqués. L’armée « a écrasé les derniers repaires des terroristes et démantelé des dizaines de charges explosives qu’ils avaient posées dans les maisons et les rues », a indiqué lundi l’agence officielle SANA, tandis que la télévision d’Etat promenait ses caméras dans le quartier dévasté et « nettoyé de ses terroristes ». Désormais, la présence « rebelle » à Homs se limite à quelques poches de résistance symboliques dans le centre historique de la ville.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), un organisme indépendant fondé par Rami Abdel Rahmane  basé en Grande-Bretagne, fait remarquer que « le régime met la main sur un quartier fantôme, sur une terre brûlée, sur des décombres ». Les derniers combats ont été menés par les troupes de choc du mouvement chiite libanais Hezbollah, habituées au corps à corps urbain. Le mausolée et la mosquée de Khaled ibn Al-Walid, un compagnon du prophète Mohammed , ont été gravement endommagés – voire volontairement profanés – lors de cette offensive, ce qui ne manquera pas d’attiser encore un peu plus le conflit syrien.

Neuf civils dont trois enfants ont été tués lundi soir dans le bombardement d’une mosquée située dans un quartier voisin de Khaldiyé. La plupart des civils  de Khaldiyé ont déserté la zone dès le début de l’offensive.

La chute symbolique de Homs marque un nouveau revers pour les terroristes, plus divisés et atomisés que jamais. Dans tout le nord et l’est du pays,  une guerre intestine dévastatrice oppose depuis une semaine l’Etat islamique, la branche irakienne d’Al-Qaida, aux forces kurdes locales , notamment pour le contrôle des postes frontières. Ce conflit, qui a déjà causé quelques  130 morts en une semaine, oblige les formations  de mercenaires à se positionner et menace de les déchirer . Venu à Raqqa pour mener une médiation, le père jésuite Paolo D’all Oglio serait retenu depuis lundi par les hommes de l’Etat islamique.

L’insurrection a néanmoins enregistré quelques succès ponctuels dans l’extrême nord, à Alep et dans ses environs, et tout au sud du pays, dans la province de Deraa, grâce à l’accélération des livraisons d’armes saoudiennes.