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Un prix Nobel de la « paix » justifie le massacre d’enfants à Ghaza


 

Alors que l’agression contre Ghaza se poursuit malgré la condamnation internationale, Shimon Pérès tente, dans un entretien diffusé sur un site électronique israélien, de justifier les bombardements effectués par l’entité sioniste sur des cités d’habitations entraînant de nombreuses victimes, y compris des bébés, des femmes enceintes et des enfants. Il prétend qu’Israël ne veut pas la guerre et pousse le cynisme jusqu’à affirmer que «les Arabes et les musulmans ne sont pas nos ennemis». Utilisant le langage de l’hypocrisie, il ose affirmer : «Nous sommes prêts à reprendre les négociations avec les Palestiniens sur la base du principe de deux Etats pour deux peuples». Tous les observateurs ont fait le lien entre la situation politique interne en Israël, particulièrement l’approche des échéances électorales, et cette agression sauvage contre Ghaza. Mais Shimon Pérès s’obstine à nier la réalité en faisant croire que les raisons qui ont poussé son pays à faire la guerre ont un rapport avec la course aux sièges à la Knesset. Il reconnaît les capacités acquises par Hamas qui a réussi à envoyer des missiles sur Tel-Aviv, obligeant l’armée israélienne, comme l’a confirmé Shimon Pérès, à mettre en place un lourd dispositif de protection contre ces attaques qui ont semé la panique dans la capitale de l’entité sioniste. Il admet que Hamas a les capacités d’atteindre n’importe quelle ville israélienne. Shimon Pérès mise sur l’intervention de l’Egypte pour «neutraliser» Ghaza. «L’Egypte est un pays très important», dit-il. Il assigne à ce pays un rôle à jouer en faveur d’Israël pour lui assurer la stabilité et la paix. Le chantage est perceptible dans les propos de Shimon Pérès quand il dit que «c’est dans l’intérêt de l’Egypte de ne pas toucher à l’accord de paix avec Israël». Pis, il veut opposer Hamas et l’Egypte en faisant allusion aux actions armées menées ces derniers mois dans le Sinaï. Shimon Pérès n’a aucun espoir d’arriver un jour au dialogue avec le Hamas et encore moins l’avoir comme partenaire, mais il compte sur les divisions dans les rangs des organisations palestiniennes. Il sait que les bombardements de l’armée israélienne font des dégâts et des victimes parmi la population civile, mais trouve cela normal parce que le Hamas «cache des armes dans les maisons et les mosquées». Massacrer des enfants est donc pleinement justifié aux yeux du président de l’entité sioniste.
Karim Bouali

 

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