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« Une solution politique en Syrie d’ici un an »…


 
 

L’expert et analyste économique jordanien ,Talal Abou Ghazala, considère que d’ici un an, la crise syrienne sera réglée politiquement.

« En un an, nous aurons un monde multipolaire qui redéfinira la nouvelleconfiguration de la région  de l’après » printemps-arabe » ».

S’exprimant au quotidien libanais Al Akhbar, Abou Ghazala estime que les résultats de la guerre en cours menée contre la Syrie détermineront le rôle de la Chine dans la direction du monde. Selon lui, si la Russie impose sa volonté dans le dossier syrien, une nouvelle équation sera établie selon laquelle il ne sera plus possible de prendre de décision internationale sans consulter ces deux pays.

Et d’ajouter que d’ici une année, « les belligérants seront fatigués et trouveront une solution politique qui nous mènera vers un monde multipolaire ». D’après Abou Ghazala, la solution politique réserverait la direction du monde aux Etats-Unis  avec la participation de la Russie, de la Chine et probablement de l’Inde. L’Allemagne sera le seul pays européen qui survivra à la crise syrienne, dans l’ intérêt des Etats-Unis qui s’allieraient à des partenaires forts.

« La bataille en Syrie n’est pas une révolution interne mais un conflit international pour mettre la main sur les richesses du monde arabe et toutes les puissances internationales y sont impliquées ».

Se basant sur des calculs purement économiques, l’expert jordanien assure que la Chine constitue la deuxième ligne de défense de la Syrie. En effet, la direction chinoise est consciente de l’importance de l’acteur russe dans le conflit et de la forme des alliances qui peuvent être formées dans l’avenir.

Le directeur « de la coalition de la technologie des informations,des communications et du développement » affiliée aux Nations Unies souligne que Moscou passe par une période historique prospère , parallèlement à la crise économique dont souffrent les Etats-Unis.

« La Russie possède aujourd’hui des trillions d’excédents de trésorerie et fait partie des pays les plus riches en termes de ressources naturelles. Elle monopolise l’exportation du gaz vers l’Europe et le plus important de tout, c’est sa capacité à financer la défense du pouvoir légitime en Syrie même si le conflit dure 20 ans, et ceci semble effrayant pour ses adversaires ».

Par ailleurs, le conflit est aussi axé sur des intérêts stratégiques et, pour cette raison, Abou Ghazala pense que la Russie n ‘abandonnera pas sa base militaire à Tartous: condition essentielle pour qu’elle redevienne un pôle international majeur et un facteur fondamental pour son essor économique.

Expliquant les raisons du conflit en cours en Syrie, l’analyste jordanien n’en cite qu’une, celle de l’indépendance du pouvoir à l’égard du réseau des intérêts occidentaux.

Sur ce point, il rappelle les propos d’Hillary Clinton, ancienne secrétaire d’Etat américaine, selon laquelle « si la Syrie renonce à son soutien au Hezbollah et à ses relations avec l’Iran, et si elle signe un accord de paix avec Il’entité sioniste, toute notre politique envers elle changera ».