Aller à…
RSS Feed

Conférence de Presse du collectif Pas en Notre Nom


Collectif Pas en Notre Nom

 

Paris, Le 05 Mars 2012


Les périodes de crise sont propices aux aventures guerrières et l’actuelle combinaison d’une crise financière, écologique,  idéologique et économique ne fait pas exception. La disparition de l’un des deux blocs de la guerre froide a initié à la fin du siècle dernier la série des guerres impériales nouvelle manière avec le démantèlement de la Yougoslavie et la première guerre contre l’Irak.

Les interventions du bloc occidental sous tutelle des USA en Irak et en Afghanistan étaient injustifiées sur le plan du droit international et elles ne pouvaient que se solder par un échec car elles n’ont aucun but stratégique avouable en dehors de l’organisation d’un chaos destructeur.

La France qui était jusques là en retrait de ce processus unilatéraliste s’est engagée en Afghanistan et s’est portée en première ligne pour l’ingérence en Libye dont il a résulté près de soixante mille morts, une guerre civile et la déstabilisation de la région.

Les manoeuvres internationales pour légitimer une intervention ouverte en Syrie ont pour l’instant échoué. La Côte d’Ivoire, Madagascar, la République démocratique du Congo, le Niger, le Mali, la Biélorussie et le Sri Lanka sont également les cibles de la sollicitude occidentale. La doctrine du devoir d’ingérence appuyée sur l’activisme de pétromonarchies rétrogrades travestit mal les convoitises pour les ressources de ces pays. Les menaces constantes proférées presque naturellement contre l’Iran accoutument les esprits à une escalade qui détruira à coup sûr le cadre de vie sur cette planète.

Nous, citoyens français estimons de notre devoir d’interpeller les candidats aux électionsprésidentielles et législatives. Nous estimons qu’il est de notre responsabilité d’alerter sur la distorsion apportée au droit international, sur un aventurisme belliciste à courte vue coûteux et meurtrier.

Le collectif « pas en notre nom » est indépendant et non partisan. Il milite pour le règlement des conflits dans le cadre pacifique du droit international chèrement acquis au lendemain de la deuxième guerre mondiale. Il récuse toute ingérence étrangère qui bafoue la souveraineté des peuples. Il présentera son interpellation à l’adresse des candidats à la présidentielle le 17 mars 10h00 à la Bourse du travail à Paris, 3 rue du Chateau d’eau 75010 Paris

À cette conférence de presse fera suite au même lieu une conférence et un débat animés par Diallo Abdoulaye Lélouma de l’Organisation de l’Unité Syndicale Africaine et membre du B.I.T. sur le rôle du Mouvement syndical en particulier du Mouvement Syndical Africain à la lumière de la Conférence d’Alger face aux guerres d’occupation et des ingérences étrangères en Afrique.

Pour le Collectif PAS EN NOTRE NOM,

La Secrétaire Générale,

Badia Benjelloun

[email protected]