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Dans l’intention d’une agression contre la Syrie souveraine


La Turquie déploie son arsenal de guerre en Méditerranée.

La Turquie a pris la décision de mettre en état d’alerte et de renforcer son groupe naval en mer Méditerranée, ont rapporté hier dimanche les médias locaux. Selon le journal Hurriyet, des frégates équipées de lance-missiles et d’armements de 127 mm ainsi que des bateaux lance-missiles ont été réaffectés vers les bases turques de la mer Méditerranée.

«Ces navires sont chargés de repousser une éventuelle attaque depuis la mer », selon des sources militaires répercutés par la presse. Le quotidien Hurriyet rappelle que des mesures analogues avaient auparavant été adoptées pour les forces terrestres et aériennes. L’Etat major turc a notamment envoyé vers les zones jouxtant la Syrie 60 tanks, près de 250 blindés au total étant déployés le long de la frontière. D’autre part, 15 chasseurs F-16 ont été réaffectés vers deux bases situées dans le sud-est du pays, ce qui porte à 55 le nombre des avions déployés dans ces bases. Les relations entre la Syrie et la Turquie se sont sérieusement aggravées début octobre suite à un  bombardement du territoire turc par des obus d’artillerie tirés depuis la Syrie. Selon les observateurs, ces tirs étaient l’œuvre de groupes armée rebelles qui

« cherchaient à donner un prétexte à la Turquie pour agresser la Syrie ». Ce bombardement planifié par l’OTAN  a fait cinq morts et 11 blessés. Le 4 octobre, le parlement turc a autorisé le gouvernement à effectuer des opérations militaires transfrontalières pendant un an, y compris contre la Syrie. Le président Assa a déclaré jeudi que la Syrie n’avait aucun problème avec le peuple turc, précisant que Damas ne s’entendait pas  le gouvernement de la Turquie. « Nous n’avons aucun problème avec le peuple ou les militaires turcs. La Syrie n’a jamais été hostile envers la Turquie, un pays qu’elle a toujours traité comme un frère. Nous avons des problèmes avec le gouvernement turc, dont la position nous cause des problèmes à la frontière », a indiqué le dirigeant syrien, dans une interview au journal turc Aydinlik publiée jeudi.  Par ailleurs, l’émissaire conjoint des Nations unies et de la Ligue arabe pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, sera aujourd’hui dimanche en Iran pour « discuter avec les hauts responsables du pays de la situation en Syrie ». Lors de sa visite à Téhéran, M. Brahimi s’entretiendra avec les responsables iraniens de la situation en Syrie, a rapporté samedi l’agence de presse iranienne Fars. Le ministre iranien des Affaires étrangères Ali-Akbar Salehi avait déclaré le mois dernier que l’Iran était prêt à aider l’émissaire international pour restaurer la paix en Syrie. Lors d’une conversation téléphonique avec Brahimi, M. Salehi avait affirmé que l’Iran souhaitait trouver une solution pacifique à la crise syrienne sans ingérence des autres pays. M. Brahimi avait souligné l’importance du rôle de l’Iran dans la question syrienne, estimant qu’une solution politique était le seul moyen pour résoudre cette crise.           Djamel Zerrouk lejeuneindependant.net