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François Hollande, valet de pied de l’impérialisme anglo-américain


 

Patrick Seignon

François Hollande, valet de pied de l'impérialisme anglo-américain

A peine investi dans ses nouvelles fonctions de Président de la République, François Hollande, l’homme qui a choisi le slogan « le changement c’est maintenant », s’est appliqué, en matière de politique internationale, à emboiter le pas de l’Ostrogoth qui l’avait précédé.

Les travailleurs, les salariés, ceux qui produisent par leur travail la richesse de ce pays, ne manqueront pas, amers ou goguenards, de remarquer que l’homme est plus prompt à intimer des ordres à des chefs d’État étrangers, qu’il ne l’est à imposer sa volonté aux chefs d’entreprises françaises.

Mais qu’est-ce donc que ce clown qui n’est pas apte à imposer aux Peugeot, famille française, ayant acquis sa fortune sur le sol national, avec la sueur des ouvriers de ce pays, de renoncer à la fermeture du site d’Aulnay, et qui s’avise pourtant dans le même temps d’intimer l’ordre de quitter le pouvoir à Bachar al Assad, Président de la République arabe de Syrie. ?

D’ailleurs, ne fallait-il pas choisir, la solution politique et négociée à qui souhaitait obtenir le départ du pouvoir de Bachar Al Assad ? Mais dès lors que c’est l’option militaire qui a été retenue, où avait vous vu déjà jouer que l’on demandait au Général de l’armée adverse de se démettre au cœur de la bataille ? La Russie et la Chine, encore récemment, à Genève, vous ont tendu la perche pour une issue politique négociée, que vous avez dédaignée. Vous, « vos amis de la Syrie », tous les comploteurs de l’occident et leurs complices saoudiens qataris, Turcs et Israéliens, vous avez en vérité, et vous vous y tenez, choisit l’option militaire depuis belle lurette. C’est vous, ce sont eux, qui avez animées soutenues, financées, pourvues en troupes mercenaires et armées une fraction de l’opposition syrienne afin de porter le fer dans le flanc du régime établit. La chose est plus qu’avérée, elle est clairement reconnue par Laurent Fabius lui-même, le nouveau ministre français de la défense. « Prié de dire si la France pouvait répondre aux demandes de livraison d’armes des insurgés, il n’a pas répondu directement » mais a déclaré, non sans cynisme « Il y a des armes qui leur sont livrées par le Qatar, l’Arabie saoudite, probablement d’autres. Pas nous…. » (Le Point.fr, 31 juillet 2012)..
Non sans cynisme dit-on, car qu’importe dans le cas d’espèce qui des membres de « l’alliance » est chargé de telles ou telles taches spécifiques, la responsabilité de l’agression, car s’en est une, revient indifféremment à chacun des coalisés de ce gang international de criminels. Vous avez vous vos alliés et complices choisit l’option militaire depuis belle lurette, car vous saviez que l’option politique ne pouvez vous être favorable. Or à présent vous avez l’outrecuidance de demander au chef de l’État syrien agressé, de renoncer à la bataille où vous l’avez contraint, de se démettre de capituler ? Au regard de la situation, vos prétentions paraissent désuètes, car nous n’osons pas dire comiques. Nous n’en sommes plus là, Monsieur Hollande. Dès lors que vous avez renoncé à la recherche d’une sortie de crise politique, dès lors que le destin de la Syrie a été confié au sort des armes, c’est à celles-ci qu’il revient de décider de l’issue de la bataille. Vos pleurnicheries de commande sur les victimes et les souffrances humaines que votre entreprise criminelle a elle-même engendrées, ne trompe personne, ce sont des larmes de crocodile, et vos « oukases démocratiques », par-dessus la tête et la volonté du peuple syrien, sont tout à fait déplacés.

Or, travailleurs, mes camarades, français, mes concitoyens et amis, ne vous posez-vous pas cette autre question : Qui est donc ce Monsieur Hollande, de sa qualité, capitaine de pédalo, pour prétendre tout à coup donner des ordres au chef de l’État d’un pays étranger ? Élu Président de la République française, « Flamby » serait-il devenu lui-même « l’empereur du monde ? » ou serait-ce le sirop de fraise qui lui monte à la tête ?

Le temps du « mandat français est révolu », enfin, celui dont « la Société des Nations » illustre ancêtre de l’ONU avait investi la France. La France est aujourd’hui dépositaire d’un nouveau « Mandat », non pas officiel celui-là, mais officieux, « sous seing privé » en quelque sorte. Un mandat non dit, mais non moins effectif, celui dont l’a investi son nouveau maitre. C’est en effet, au titre de valet de pied, qu’agit et parle le président de la République française commis de l’impérialisme anglo-américain. François Hollande en l’espèce, c’est le « Tatayé » la marionnette du ventriloque Obama qui lui a demandé de s’exprimer et d’agir en ses lieux et place.

Dans toute cette affaire, depuis le tout début de ce qu’ils ont appelé « le printemps arabe », les États Unis n’ont pas cessé un seul instant de tirer les ficelles. Mais ils ne souhaitaient pas, afin de ménager leur image dans les opinions arabes, se mettre sur l’avant-scène, particulièrement en ce qui concerne les actions militaires. C’est pourquoi Sarkozy, le valet obséquieux, eut la permission de jouer les ‘gros bras » en Syrie, lui qui n’était en vérité que « les petites mains » des sales besognes. C’est ce même scénario qui se reproduit à propos de la Syrie, et auquel se prête François Hollande, apparemment sans états d’âme. Outre en effet, les considérations d’ordre général que nous venons d’évoquer, des circonstances conjoncturelles commandent au Président Obama de se faire discret : la proximité des élections présidentielles américaines en septembre. Il lui serait mal venu d’apparaitre, d’ici là, comme l’instigateur d’un nouveau conflit dans lequel il engagerait les USA.

Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr », le 31 juillet 2012