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Irak : Moqtada al-Sadr s’en prend à al-Sudani, nouveau Premier ministre


Publié par Gilles Munier sur 16 Octobre 2022, 07:53am

Catégories : #Irak

Revue de presse : Shafaq News (15/10/22)*

Le mouvement du religieux Moqtada al-Sadr a annoncé samedi son refus de rejoindre le nouveau gouvernement formé par le Premier ministre désigné Mohammad Shiyaa al-Sudani.

L’annonce est intervenue deux jours après que les législateurs ont élu Abdullatif Rashid comme nouveau président de l’Irak, qui a rapidement nommé Sudani au poste de Premier ministre pour mettre fin à une année d’impasse politique depuis les élections d’octobre 2021.

« Nous soulignons notre refus ferme et clair à l’un quelconque de nos affiliés de participer (…) à cette formation gouvernementale », a déclaré Mohammed Saleh al-Iraqi, un proche collaborateur d’al-Sadr, dans un communiqué publié sur Twitter.

L’ancien ministre chiite de 52 ans, Sudani, bénéficie du soutien des rivaux d’al-Sadr soutenus par l’Iran, le Cadre de coordination, qui contrôle 138 des 329 sièges de la législature irakienne.

En juin, al-Sadr avait ordonné aux 73 législateurs de son bloc de démissionner, laissant le Parlement entre les mains du Cadre de coordination, qui comprend des représentants de l’ancien paramilitaire al-Hashd al-Chaabi (Forces de mobilisation populaire-PMF).

Dans sa déclaration de samedi, Mohammed Saleh al-Iraqi a accusé le futur gouvernement d’avoir une « subordination claire aux milices » et de « ne pas répondre aux aspirations du peuple (irakien) ».

Il a déclaré que le mouvement sadriste refusait de participer à tout gouvernement dirigé par Sudani « ou tout autre candidat parmi les anciens ou ceux affiliés aux corrompus ».

« Quiconque rejoint leur ministère ne nous représente pas… au contraire, nous les désavouons », a déclaré l’Irakien.

Des élections anticipées ont eu lieu l’année dernière à la suite de manifestations nationales qui ont éclaté en octobre 2019 pour dénoncer la corruption endémique, la dégradation des infrastructures et l’absence de services et d’emplois pour les jeunes.

Sadr, qui a la capacité de mobiliser des dizaines de milliers de ses partisans avec un seul tweet, a exigé à plusieurs reprises des élections anticipées, tandis que le cadre de coordination veut qu’un nouveau gouvernement soit mis en place avant la tenue de tout scrutin.

Les tensions entre les deux camps chiites rivaux ont débordé le 29 août lorsque plus de 30 partisans de Sadr ont été tués lors d’affrontements avec des factions soutenues par l’Iran et l’armée dans la zone verte de Bagdad, qui abrite des bâtiments gouvernementaux et des missions diplomatiques.

*Source : Shafaq News -Traduction : Google

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