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La complexité de cet Orient syrien qui aurait dû inspirer aux politiques et médias plus de circonspection !


De Simone lafleuriel-Zakri
37, rue Washington , 75008 Paris

à l’atttention
de Mr Gauthier Rybinsky France24,

à propos de l’ interview de
Monsieur Jean Pierre Filiu, ce jour jeudi 21novembre, 2013
Réponse à votre …:

« Et si, pour la Syrie nous nous étions trompés … »
et de la complexité de cet Orient syrien qui aurait dû inspirer aux politiques et médias plus de circonspection !

Monsieur,
Et d’abord permettez-moi de vous dire que de, toujours, depuis des années et de plus et plus, la société syrienne était ce que découvre enfin Monsieur Filiu et qu’il vous a expliqué. Cette société était ouverte sur le monde et très entreprenante, tournée vers la modernité. Elle n’attendait aucune aide de l’Occident qui, pour l’attachement de la majorité des Syriens pour la Palestine, l’avait mise à l’écart et ses industriels à l’inventivité et la réactivité toujours vantés, bataillaient avec l’ embargo et se débrouillaient malgré les obstacles multiples.
En Syrie, les jeunes depuis longtemps, se voulaient d’abord Syriens et dans une société mixte. Il ne fallait pas attendre d’avoir fait un tour à Alep au mois de septembre en compagnie obligée de quelques rebelles et « embedded » par eux seuls, pour en faire un scoop ! C’est vouloir faire passer le peuple syrien pour une société attardée, fermée, et aujourd’hui dévoyée : ce qu’elle ne fut jamais. Sans cesse les innombrables historiens de son histoire, de l’histoire économique et sociale, et mieux encore de l’histoire de ses savoirs et savoir-faire ont justement noté cette activité à haut niveau dans tous les domaines et la prestigieuse contribution de l’ensemble de la région à notre patrimoine mondial.
Et, par exemple, en Syrie, la religion n’est pas notée sur les cartes d’identité, le mariage peut être seulement civil et est enregistré à l’Etat civil, et non comme au Liban où la population encore ces jours vit entre paroissiens, e où le mufti de la République vient de condamner le premier mariage devant notaire et où des jeunes amis : druze et chrétien ont dû ces derniers mois, aller se marier à Chypre !

Tous les Syriens jeunes, éduqués (car tous scolarisés ) et doués pour s’informer à l’international, travaillaient avant ce terrible chaos à faire changer leur propre clan, famille, et communautés et même bien plus qu’au Liban que je connais aussi très bien !

Les milieux les plus attachés à leur religion et à leurs traditions (comme ma belle -famille, et tant d’autres) et plus encore à Damas mais aussi de plus en plus à Alep , n’intervenaient même pas contre leurs filles ou épouses quand elles avaient décidé de travailler, de se marier ou non, ou de sortir…ET bien sûr, le besoin de plus de modernité était partout. Mais s’ il y avait encore des freins – ce que personne ne nie – ils étaient d’abord internes au système de clan toujours important. Le rôle du Parti baath était dépassé et très vieilli. Certes sur la défensive, il était remplacé en partie et comme dans tous les (et les nôtres) pays arabes, une classe de jeunes « loups » éduqués comme les jeunes libanais, à l’international, et très entreprenants. Cette assabiya autrefois tribale ou clanique était devenue, ces dix dernières années au moins, de seuls intérêts économiques. En Syrie, les droits des femmes (divorce, contraception, héritage et garde des enfants) sont calqués sur les nôtres en France par la loi et imposés par les organisations féminines très fortes ! Il est vrai qu’elles s’opposaient encore aux habitudes communautaires, voir coutumes tribales et bédouines comme dans le sud vers Dera’a ou familiales, ( les familles syriennes seulement en cours de transition démographique sont encore très grandes avec des problèmes de transmission des biens, -dont la terre ou le nombre d’oliviers dans le nord – qui restent très pesants surtout dans les majorités musulmane, sunnite ou chiite et souvent paysanne) ..
Si le régime était très autoritaire, ce que personne ne conteste, il ne l’était pas plus que dans l’ensemble du monde musulman, et bien moins, c’est sans aucune comparaison, avec ce qui est dans les pays du Golfe arabo-persique. Il n’avait rien à voir avec ce régime inique saoudien mais qui ne dérange personne ici, et pas du tout Mr. Filiu et encore moins Monsieur le président Hollande !

En Syrie, les femmes étaient respectées, travaillaient beaucoup et dans pas mal de secteurs (une nièce chimiste par exemple). Il était facile pour tour étranger, un peu observateur, de voir que les Syriennes se promenaient seules dans les rues et aussi la nuit avec leurs bijoux et sans craindre être agressées. Elles conduisaient leurs voitures, pouvaient vivre seules ou avec leurs enfants mais comme les hommes et comme on peut le voir aussi au Liban…

Mais il y avait l’influence grandissante des Frères musulmans (y compris dans une partie de la famille pourtant, elle, aisée), et des salafistes : C’était de plus en plus préoccupant pour beaucoup de Syriens et, par exemple dans notre quartier de l’est et sud-est. Comme me le racontait vers les années 2009-2010 l’un de mon beau-frère, modeste commerçant du souk populaire de Bab Hadid, (Est d’Alep) cette présence était visible depuis quelques années. L’influence des Frères musulmans se signalait, elle, surtout par des dons d’argent distribués dans les quartiers informels, d’aides financières pour pèlerinages, pour l’achat de ces biens de consommation que les grands malls à l’image de ceux de Dubaî recelaient. Ces grandes surfaces marchandes se multipiaient et étalaient leur luxe occidental aux yeux de Syriens dont beaucoup étaient – comme partout et comme chez nous, menacés de chômage. Enfin, la Syrie restée très agricole était, de plein fouet, touchée par une longue sécheresse surtout vers la steppe qui anéantit ces dernières années les efforts d’ une agriculture plus raisonnée et d’une meilleure gestion de l’eau…
Il aurait fallu expliquer aussi que dans de cette aire géographique et climatique mais encore dans ce monde arabe si particulier, les problèmes étaient et restent très compliqués comme toute libéralisation ou ou tout changement surtout quand les ex mandataires et les nouveaux maîtres de la région font tout pour les occulter. Mais tout cela est du passé.
: la Syrie et l’ensemble du peuple syrien sont bel et bien ruinés. les Syriens vivent l’instauration d’un chaos généralisé. Le développement économique est réduit à rien ; les élites syriennes très mobiles et habituées à l’exil se sont installées ailleurs : Les ressources sont désormais aux mains des groupes de plus en plus mafieux (ASL) et très entreprenants pour les détourner et les brader par la Turquie, la Jordanie ou le Liban C’est fait au seul profit d’une idéologie loufoque avec en dernier cette main -mise sur la Syrie et les Syriens, de l’abominable l’EIIL le devenir du peuple syrien s’apparente au devenir de la Libye ou de l’Irak et peut être de l’Afghanistan et partout où nous sommes intervenus sous des prétextes qui très vite se révèlent mensongers !

Mais il faudrait beaucoup de temps pour entrer dans ce qu’était et est la Syrie (et le monde arabe, et le musulman et ses relations toujours tumultueuses avec l’Occident qui se veut toujours le maître y compris maître à penser dans son « Orient »)

De la difficulté à ne pas se tromper sur la Syrie et de ne pas écouter que quelques intervenants de service!

Monsieur Rybinski
Permettez-moi tout aussi de vous dire que si je me donne la peine de m’adresser à vous, et à vous faire part de ma trè grande colère , c’est que je suis avec beaucoup d’attention et d’intérêt toutes vos interventions et analyses de politique étrangère. je les apprécie beaucoup et je les trouve des plus pertinentes et honnêtes ! La géopolitique est un sujet qui m’a toujours passionnée et depuis même des années! Adolescente, je suivais déjà avec grand intérêt les péripéties de la guerre du Vietnam, de la guerre d’Algérie et étudiais sans me lasser l’Histoire des interventions occidentales dans le monde dit en développement ;
Très vite, lors de mes études universitaires à Clermont-Ferrand en Auvergne puis enseignement à Paris et en Ile de France J’ai très vite compris le cynisme de qui nous en était chez nous expliqué rapporté et….cyniquement… occulté ! Un dernier exemple nous est donné par les révélations concernant les Kennedy et qui vaut bien les inventions des armes de destructions massives et sans doute bientôt d’autres encore aujourd’hui cachées sur la Syrie !

L’histoire très complexe du Proche et Moyen-Orient et l’Histoire très biaisée de nos interventions et ingérences dans cette zone et à toutes les époques qui constituèrent mon grand sujet de réflexion et d’étonnement et de colère

Mon grand intérêt pour la très longue- multimillénaire- histoire régions du monde est sans doute pour quelque chose dans mon mariage avec un architecte–urbaniste-calligraphe et artiste syrien, alépin d’origine et très vite avant même notre union, devenu franco-syrien ! Ce qui est sûr c’est que j’ai aussitôt consacré mon temps restant de mère de trois enfants (dont des jumelles) à approfondir ma connaissance de ces régions où j’ai aussi beaucoup voyagé . j’ y ai souvent résidé et même vécu en raison des travaux de mon mari !
Mon mari alors étudiant à l’Ecole spéciale d’architecture à Paris et aux beaux Arts était aussi le président de l’union des étudiants arabes. Nous avons donc eu le privilège de compter parmi nos amis des étudiants de tout le monde arabe mais aussi musulmans (amis iraniens ). Certains devinrent de leaders très influents ou des artistes et intellectuels arabes encore aujourd’hui très connus ! Ils sont pour la plupart restés nos amis : certains très proches. Si nous en avons perdu de vue certains, c’est parce qu’hélas ils nous ont quittés pour cause de maladie..
Mon mari était le président de ces étudiants et pour assez longtemps leur porte-parole et leur représentant dans une période de grandes tensions dans ce petit monde du quartier latin venu d’Algérie, Palestine, Iran, Liban, etc., parce que, déjà, son regard sur ce monde arabe chrétien ou musulman ou musulman et les rapports de la France avec ces pays déjà en ébullition, était différent, moins passionné et plus nuancé dans ses analyses. Tous, lui, en savaient gré et même quand il y avait de très vifs accrochages, ils venaient – toujours en amis – écouter son analyse ! A cette époque, les cafés du haut du quartier latin se partageaient entre féroces tendances opposées! Mon mari savait déjà que dans son monde arabe et dans ces sociétés si multiples, tout était très complexe. Le comprendre nécessitait explications pointues et dialogue de toutes parts. Tout, de plus, – et comme aujourd’hui ce qui se passe en Syrie – devait toujours être replacé dans le désordre international et devait tenir compte des jeux de grandes puissances depuis toujours subtils et toujours assez machiavéliques. Nos récurrentes tentatives d’ingérence occidentale se font toujours sous ce prétexte de droits de l’homme libertés et démocratie Mr Filiu ne semble, pas d’ailleurs être le seul et proche de ces opposants ASL comme de ces représentants d’une coordination introuvable sur le terrain, mais aux prestations très bien tarifés, à vouloir nous vendre de ces salmigondis, ( Ginette, le mot est de Rybinski come une partie des titres qui est en gras ) sans même tenir compte des réalités très complexes sur le terrain depuis des lustres par ces amis de la Syrie, très dynamité !
Mon mari aujourd’hui et tous mes amis, dont certains encore en Syrie et d’autres en exil précaire , sont effarés, révoltés quand ils découvrent Mr Filiu parler en leur nom de leur pays et de leur société avec tant d’assurance et raconter ce qu’ils sont ou doivent être. Comme mon mari et sa famille alépine et pas plus tard qu’hier, des amis alepins en exil en France, ils se moquent, méprisants mais aussi révoltés et impuissants à faire entendre ce qu’eux, Syriens et de vieille origine voudraient expliquer .
Mais leur priorité est maintenant de garder le contact avec leurs proches, d’avoir des nouvelles de la ville de trouver les moyens de les aider à survivre et d’ailleurs tous, Syriens de Syrie, ou d’ici ou Franco – ou Occidentaux- syriens, ont perdu tout ce qui leur restait de leur Syrie !
C’est notre cas et ceux de nos amis !
Aujourd’hui, nos nouvelles sont que la minoterie de mon beau-frère est aux mains de l ’EIIl qui se dit « deich ( ?)» en arabe et des combats dans le quartier autour de notre demeure pillée de la citadelle ! Pour ceux des nôtres qui sont en exil en Turquie , ils tentent de scolariser les enfants et comptent ce qui leur reste d’argent pour survivre …

De ceux qui vous expliquent la Syrie et dont le peuple syrien dans son ensemble et celui d’Alep en particulier n’ont jamais entendu parler !

(Rybinski dit qu’on (sic) s’est peut être trompé sur la Syrie et comme je le mets en tire au début et attend donc des explications de ce filiu qui d’ailleurs se fait doucereuxe t raconte une autre positon il n’est plsu avec les jihadistes il les a m ême évité et on se demande alors qui il a renconré d’autant que le film le montreavecl’ASL !)
Une explication prudente de ce qui se passe en Syrie est aussi, Monsieur Rybinsky, ce que je crois de plus juste et de plus indispensable mais aussi de moins méprisant pour l’ensemble de ce peuple syrien. Monsieur Filiu qui n’est comme moi, ni syrien ni apparenté, et qui ne n’en a fait jamais vraiment son principal intérêt, devrait savoir qu’on ne comprend jamais clairement ce qui se passe en Syrie, que ces Syriens majoritairement ne se livrent jamais complètement, même si peuple très policé et raffiné, ils ne nous le laissent pas voir. Quoique nous fassions nous restons, nous occidentaux, toujours des étrangers ! Cette évidence me vient de ma fréquentation constante de ces milieux si divers, mais si attachés à leur propre histoire, et si passionnés. Elle s’explique sans doute par nos relations jamais honnêtes de notre part -ces franjs- et fut toujours intéressées !
Les dires et des « sous-dires », et mon immersion dans ces sociétés si diverses, m’ont averti de ce que rien n’était tout noir ou tout blanc au Proche et Moyen –orient ; que le récit, la présentation et représentation qui en sont faits quand il s’agit de cet « Orient » encore plus compliqué que vous semblez l’admettre ne sont jamais capables d’en rendre la réalité.

Mais finalement, ce qui est clair, , c’est que rendre fidèlement ce qu’est la Syrie et la traiter en tant que telle n’est pas le problème ni des politiques occidentales ‘(dont celles actuelles de nos ‘ex mandataires ) ni de ceux qui sont chargés d’informer
Il s’agit de donner, ici, et à la fois par les médias et les politiciens, les explications qui peuvent satisfaire notre intellect et nos convictions, apaiser nos états d’âme toujours mal à l’aise sur ce que nous avons fait ailleurs, dans ce monde de pas très moral dans le passé , nous rassurer aussi sur le bien-fondé des politiques mises en route. Elles visent à nous faire oublier que des faits historiques moins actuels mais bien archivés pourraient facilement aiguillonner l’esprit critique du citoyen spectateur et nous dispenser de nous ériger en donneurs de leçons…à la Syrie et même à l’Iran ou à la Russie !
l’information-type est alors dispensée par les mêmes quelques personnalités choisies et même sur certains médias très polyvalentes qui ont d’ailleurs peu écrit sur la Syrie même, et toujours sur de aspects bien ciblés et d’actualité proche. Ces visages devenu s si familiers font d’intervenants omniprésents des spécialistes incontestés de pays où ils ont certes occupés un temps des postes en ambassade et dans ces institutions françaises Ils y vivaient en petit comité protégé. Souvent ignorés, inconnus ou bien connus des locaux et autochtones (sic), ils sont donc toujours à la peine dans les divers médias et passent soigneusement sous silence que la Syrie est un pays très particulier sur lequel des centaines de spécialistes en tous genres et de toutes nationalités se sont, depuis des lustres, penchés avec assiduité. Les centaines de travaux qui sont consacrés à ce Bilad ach Cham vont dans le temps de l’histoire de « l’archéologie au Bronze » reconnu de plus en plus « ancien » au « Le conflit syrien :médias et géopolitique » récents en passant par « Armées et combattants en Syrie , de 4911089 à 569/1174, (sic). Ils abordent les moindres aspects de tous les domaines possibles qui ont à voir avec la vie quotidienne d’hier et d’aujourd’hui du Syrien lambda ou très médiatisé ! !
Remarquons, en passant, que les si nombreux archéologues internationaux qui officiaient en Syrie et en toute coopération avec leurs collègues syriens depuis bien avant le joli temps de notre Mandat , ont été brutalement éjectés de sites où ils s’échinaient(sic) d’année en année, ils ont dû sous menaces, ces deux terribles années passées laissé la place à ces « rebelles ouverts et cultivés » si sympathiques à Mr Filiu.

Ces rebelles ASL et associés ont aussitôt pillé les musées (celui d’Idleb qui conservait les découvertes uniques d’Ebla Tell Mardikh, sans doute le musée des Maarat al Noman , et celui d’Apamée- je suis en relation constante avec Mr Bouchnaki : département Unesco Patrimoine-Syrie et avec certains de ces archéologues que je rencontrais en Syrie et je peux vous fournir les contacts !
Ils ont écumé les sites désormais sans surveillance des services des Antiquités syriennes au personnel resté fidèle mais en danger et le patrimoine syrien par leur soins éclairés et aujourd’hui transféré pour le grand bonheur de riches collectionneurs par le Liban ou la Turquie.. ;
Fidèle ami de la Syrie pour laquelle il semble vouloir donner :enfin- quelques écrits à consacré au si riche Bilad ach Cham devenu par nos soins la petite Syrie, Monsie ur Filiu tout à son enthousiasme pour cette Syrie nouvelle qui se serait soumise aux rebelles laïcs, semble considérer comme regrettables mais insignifiantes et inéluctables conséquences de cette « libération dont il se félicite ».Nous le découvrons embedded avec l’ASL àAlep comme on peut le constater sur la vidéo en arrière plan et dans le quartier dévasté de notre demeure et avec arrêt sur images de lieux privés que les propriétaires (comme nous) ont dû abandonnés sous la menace !
Votre intervenant passe pour négligeables la ruine systématique du pays économique : le pillage complet des milliers de sites du patrimoine certes, mais aussi de toute la région industrielle dont celle du nord de la Syrie et d’Alep, l’accaparement drastique par ces rebelles bien reconnus comme de l’ASL et de Liwa’al tawa’id (comme ces chefs squattant chez moi et voleurs et violeurs par les Alepins), des biens vendus à la Turquie pour rien, et arrachés à toute la population sans exception chrétienne ou musulmane. Il ne dit mot des exactions quotidiennes contre les Syriens des menaces d’assassinats contre rançon.

La haine des Syriens contre ces vandales

Il est vrai que ce que votre intervenant découvre, enfin, c’est la haine des Syriens contre ces vandales ! Elle était patente et aurait pu vous être visible dès les premiers jours et par les dires et reportages de ces « spécialistes et journalistes reporters et photographes passant, filmant et écrivant depuis Alep mais depuis les seules zones sous contrôle drastique de ces jihadistes.

Il est heureux encore qu’ Mr Filiu déclare qu’ils sont incompétents, incapables de prendre en charge la population ;..il oublie de raconter ce qu’ils font contre les femmes, contre les libertés de conduire, de sortir en sécurité, de vaquer normalement à des occupations et ne pas être de plus humilier par ces bienfaiteurs selon Filiu » comme le fut mon beau frère qui dut s’enfuir avec un pot de yaourt enfin acquis mais qui lui fut renversé sur la tête!
J’ai, pour France 24 et à maintes reprises, tenté d’alerter vos journalistes ou vos Observers sur ce pillage incroyable d’Alep et mis à l’oeuvre dès les premiers mois , sur les destructions par exemple des biens de notre famille, sur le pillage et la dévastation de notre propre maison occupée par des chefs rebelles qui devaient s’y plaire puisqu’ils en interdisaient même l’approche par les voisins, l’enlèvement contre rançon de notre neveu et d’un médecin un parent éloigné ; le départ en exil de certains de nos proches et de nos amis, l’assassinat d’un adolescent ami de 17ans dont la famille n’a pu apporter la rançon à temps, le mitraillage pour le vol des bagages et toujours par l’ASl d’un convoi de bus en route pour Tartous dans lequel une amie proche, son fils et son mari furent blessés et dont tous les passagers Arméniens furent assassinés !

Ne pouvant plus sans risque me rendre à Alep, ma maison pillée interdite d’accès et mon quartier terrorisé, j’ai mis en contact vos collaborateurs avec mes beaux-frères d’Alep pour qu’ils puissent, s’ils le juger utile, témoigner pour vous de ce qu’ ils voient, vivent, subissent de privations et d’humiliations, au jour le jour, et ce qu’ils pensent eux-aussi qui sont Syriens et Alepins de toujours, ‘et très musulmans sunnites, de ces rebelles qui ne leur inspirent que des qualificatifs insultants !

Le plus souvent, ( et France 24 n’est pas ou plutôt n’est plus le média le plus visé par la critique de plus en plus ouverte d’auditeurs très remontés qui ne s’en laissent plus raconter sans réagir !
Mais il faut bien se dire que ces messes à visée informative contrôlée et sans qu’il y ait possibilité de la part des auditeurs de questionnement devraient n’inspirer que méfiance et au moins de la part des chers auditeurs et téléspectateurs exiger une bonne dose de circonspection !